BULLETIN DE REINFORMATION DU 29 MARS 2021

Patron d'émission le 29 mars 2021

Bulletin de réinformation proposé par Henri Benoît et Christian Grandjean

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

 

 

GRANDS TITRES


 

► Les premiers actes des Gilets jaunes à l’épreuve de la justice

Le verdict est tombé vendredi dernier : dix personnes impliquées dans le saccage de l’Arc de Triomphe, lors de l’acte III des Gilets jaunes du 1er décembre 2018, ont écopé de peines de prison avec sursis et de travaux d’intérêt général. D’entrée de jeu, le tribunal a admis que les principaux responsables étaient absents, ce qui n’a pas manqué de faire réagir Sophie Tissier, coordinatrice de l’Association « Force Jaune », au micro de RT France. Elle s’étonne, à l’heure des empreintes ADN et des caméras de surveillance, que les vrais coupables n’aient pas été poursuivis, avançant même qu’ils avaient peut-être été « protégés ». Elle explique que de nombreux manifestants se sont retrouvés dans une nasse géante autour de l’Arc de Triomphe et que des Black blocs, en ont profité pour discréditer le mouvement. Un scénario qui, hélas, devait se reproduire lors des actes suivants.

 

Mais la répression policière n’a pas pour autant échappé à la justice ?

Un avocat parisien, David Libeskind, défend de nombreux clients qui ont été mutilés par des tirs de LBD ou des éclats de grenade, lors de manifestations de Gilets jaunes. Il révèle que 1460 enquêtes ont été ouvertes auprès de l’IGPN (l’Inspection générale de la police nationale), soit 23 % de plus que l’année précédente. Quatre cents concernant les Gilets jaunes, ont été transmises au parquet. Il déplore que pas un mot d’excuse n’a été prononcé ni par les préfets de police, ni par les ministres. Il identifie deux freins à une justice équitable : la lenteur des procédures et le lien de dépendance qui existe entre l’IGPN et la police nationale. Il regrette aussi que les donneurs d’ordre soient rarement inquiétés, qu’il s’agisse de commissaires, de préfets de police ou de ministres !
Nous apprenons que, dans l’affaire Fiorina Lignier, un tireur de LBD vient d’être mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné une mutilation ». Il est passible de la cour d’assises. Les faits s’étaient déroulés sur les Champs Elysées, lors de l’acte IV des Gilets Jaunes. Subissant des migraines permanentes, Fiorina Lignier a déclaré à RT France : « je n’y croyais plus et j’espère que l’on retrouvera les commanditaires ! ».

 

► Surmortalité liée à la Covid : la querelle des chiffres

Le sociologue Laurent Mucchielli rapporte, pour Médiapart, une analyse de la surmortalité liée à la Covid en France, pour l’année 2020. Effectuée par une équipe de chercheurs de l’INSERM et animée par Laurent Toubiana, elle tient compte du vieillissement continu de la population. Les conclusions de l’étude interrogent : aucune surmortalité chez les personnes de moins de soixante-cinq ans (soit 80 % de la population) et une surmortalité globale de 2,6 %, soit 16 000 morts supplémentaires. Un bilan à mettre en perspective avec les 400 000 morts annoncés par Emmanuel Macron pour justifier le deuxième confinement. L’étude critique aussi la référence à l’année 2019 caractérisée par une sous-mortalité. Avec un recul sur cinq années, intégrant les épidémies grippales saisonnières, cet impact tombe à 1,12 %. L’étude juge aussi inutilisable le décompte officiel des décès, pour mesurer l’impact réel de l’épidémie, car les confusions dues à la comorbidité biaisent ces données. On comprend pourquoi les mesures prises en 2020 sont jugées par cette étude « disproportionnées ».
*Et que dire des autres causes de mortalité ?
Bernard Kron, membre de l’Académie nationale de chirurgie et auteur de l’ouvrage « Blouses blanches, colère noire » paru récemment aux éditions Max Milo, dénonce au micro de Sud Radio la recrudescence des décès liés aux cancers : cancer de la prostate : +53 %, cancer du sein : +47 %, cancers digestifs :+46 % , auxquels il faut ajouter les décès liés à la maladie de Parkinson : +79 % et ceux liés au diabète : +86 %. Il nous apprend que les agences régionales de santé d’Ile-de-France ont demandé la déprogrammation de 40% des actes de chirurgie, ce qui a été refusé par de nombreux chefs de service. Quant aux patients en réanimation, 50 % ne sont pas victimes de la Covid et pour les autres, la moitié seulement est sous intubation. Il suffirait, selon lui, d’ouvrir des lits dans des hôpitaux existants (comme l’Hôtel-Dieu destiné à devenir un grand centre commercial, ou encore le Val-de-Grâce), pour y accueillir des malades sous oxygénation, qui pourraient être surveillés par des étudiants en médecine en fin de cycle.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Offices pascals : un nouveau référé devant le Conseil d’Etat

Le parti de Jean-Frédéric Poisson, VIA- La voie du peuple, ne désarme pas ! Face au refus du gouvernement de déroger au couvre-feu pour la tenue des offices du soir du temps pascal, un référé-liberté pour une célébration normale des offices de la Semaine sainte vient d’être déposé auprès du Conseil d’Etat. Rappelons qu’après avoir essuyé un échec devant cette juridiction à l’occasion d’un référé contre le fichage des individus pour leurs convictions religieuses, philosophiques ou syndicales, VIA-la voie du peuple se tourne désormais vers la Cour européenne des droits de l’homme.

► Les restrictions sanitaires portent un coup sévère à la lutte contre le SIDA

Françoise Barré-Sinoussi, co-découvreuse du virus du SIDA avec le professeur Montagnier et présidente de Sidaction, déplore les conséquences des restrictions sanitaires sur la lutte contre le SIDA. Après une année blanche en 2020, la campagne de Sidaction a repris ce week-end pour financer la recherche et les actions de prévention. Alors que 173 000 personnes vivent avec le virus, dont 24000 sans le savoir, 650 000 tests n’ont pu être effectués en 2020, selon Santé publique France. ONU SIDA, programme de l’ONU qui coordonne les actions de lutte contre le VIH, rappelle que le SIDA est la première cause de mortalité dans le monde des femmes entre 15 et 49 ans.

► Et le chiffre du jour est 459 000

C’est le montant en euros de la subvention annuelle attribuée à l’UNEF et qui pourrait bien être supprimée par Jean-Michel Blanquer. Lâché par le Parti socialiste et au cœur d’une vive polémique pour avoir organisé à Grenoble des réunions interdites aux hommes ou aux blancs, le syndicat décrié a encore de beaux jours devant lui : Emmanuel Macron vient en effet de nommer un représentant de l’UNEF pour siéger au Conseil Economique, Social et Environnemental. Jacques Smith, délégué national de l’UNI (l’Union Nationale Interuniversitaire) a commenté cette décision en critiquant la dérive idéologique du syndicat : racialisme, islamo-gauchisme et indigénisme. Il a déclaré : « Macron a choisi leur camp : celui de la gauche et de l’anti-France ». Malgré sa faible représentativité, l’UNEF est le seul syndicat étudiant à siéger au CESE.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► Allemagne : la Cour de Karlsruhe saisie sur le projet de fonds de relance commun

Vendredi dernier, la Cour constitutionnelle allemande a suspendu le processus de ratification par l’Allemagne du fonds de relance européen, fixé à 750 milliards d’euros. Bien que le texte de loi ait été approuvé par les deux chambres, la Cour a estimé qu’il ne pouvait être ratifié par le président fédéral tant que la Cour ne se sera pas prononcée sur le fond. Le fonds de relance européen repose sur un mécanisme de mutualisation des dettes des Etats membres. Près de la moitié de la dotation doit être reversée sous forme de subventions à des pays particulièrement impactés par la crise sanitaire. Cette mise en commun inédite des dettes des pays européens est contestée par les plaignants qui l’estiment contraire à la loi fondamentale allemande. Ils y voient un transfert financier inacceptable des pays supposés budgétairement vertueux, vers des pays perçus comme laxistes. La Cour a été saisie par la Bündnis Bürgerwille (en français, l’Alliance de la Volonté des Citoyens), forte de 2250 adhérents, à la grande satisfaction du parti patriote « Alternative fûr Deutschland » (l’AfD).

 

► Vénézuela : le président Nicolas Maduro censuré par Facebook pour trente jours !

 

Au motif d’un non-respect des « règles » de Facebook, le président du Vénézuela a vu sa page bloquée pour trente jours. Il lui est reproché d’avoir communiqué en faveur d’un anti-viral fabriqué au Vénézuela, le Carvativir, qui n’a pas encore été validé par l’OMS.
C’est oublier que cette organisation donne seulement des avis, contrairement aux administrations qui délivrent les autorisations de mise sur le marché des médicaments.
Ce n’est pas la première fois que Facebook prend des mesures restrictives à l’encontre d’un chef d’Etat : en janvier dernier, le réseau social avait décidé de bloquer pour une durée indéterminée le compte de Donald Trump. Après le rassemblement du Capitole, Mark Zuckerberg, patron de Facebook, avait justifié sa décision en dénonçant : « L’utilisation de la plateforme pour inciter à une insurrection violente contre un gouvernement démocratiquement élu ». Alors qu’aucun recours n’est possible contre le blocage des comptes, la multinationale, qui s’octroie désormais des compétences en médecine, entend contrôler l’information dans le monde entier, y compris en lieu et place des chefs d’Etat.

 

► Royaume-Uni : les tensions montent en Irlande du Nord

Le protocole mis en place dans le cadre des accords sur le Brexit, entre la Grande-Bretagne et les Etats de l’Union européenne, ravive les tensions en Irlande du Nord. En effet, il a pour conséquence l’instauration d’une frontière entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni, ce dont ne veut pas entendre parler le premier parti d’Irlande du Nord, le “Democratic Unionist Party”. Pour calmer le jeu, Londres avait renoncé à tout contrôle douanier jusqu’au premier avril, et vient de reporter cette échéance au 1er octobre 2021. Mais cette mesure est loin de calmer les esprits. Il y a quelques jours, les loyalistes paramilitaires ont décidé de ne plus apporter leur concours aux forces de l’ordre pour assurer l’ordre public. Suite au traité de paix de 1998 dit « accords du vendredi Saint », les loyalistes s’étaient engagés à déposer leurs armes, mais les contraintes du Brexit risquent bien de remettre en cause un équilibre péniblement acquis, entre catholiques et protestants.

► Et la bonne nouvelle du jour est navale :

Un collectif toulousain du nom de Bàtar (qui veut dire « bateau ») s’est donné pour objectif de construire un nouveau drakkar de 28 m de long sur 6 m de large. Baptisé Orkan (l’ouragan), il refera la traversée mythique de l’Atlantique à l’instar des expéditions vikings de l’an 1000. La construction, qui doit commencer à Toulouse l’été prochain, se fera d’après des plans d’épaves de bateaux vikings, agrémentée d’un peu d’ingénierie moderne. La mise à l’eau est prévue pour 2023. Alors qu’au nom de la repentance, on déboulonne sans vergogne les statues des grands navigateurs européens du XVIième siècle, l’équipe toulousaine entend rendre hommage à l’ingéniosité et à l’esprit d’aventure des navigateurs nordiques.

 

► Et la phrase du jour nous vient de Pascal Praud, sur CNews

Les catholiques de France sont méprisés, négligés, dédaignés et ulcérés : c’est Noël au balcon et Pâques en prison.

 

 

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