BULLETIN DE REINFORMATION DU 12 MARS 2021

Patron d'émission le 12 mars 2021

Bulletin de réinformation proposé par Sacha Milo et François Persurier

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

 

GRANDS TITRES


 

► Aux États-Unis les démocrates introduisent la loi « For the People Act » qui uniformise les régimes électoraux

Les dernières élections américaines, qui ont porté Joseph Biden à la Maison Blanche et redonné de très larges pouvoirs au camp démocrate, furent entachées d’innombrables soupçons de fraude. Bien qu’aucune n’ait été reconnue par les tribunaux, les doutes quant à la véracité du scrutin subsistent.

Sous l’impulsion de Donald Trump, les trente États dirigés par le parti Républicain envisageaient de durcir les règles, en imposant l’obligation de présenter un pièce d’identité, l’interdiction du vote par correspondance, le renforcement des contrôles et de la sécurité physique et informatique.

Pour contrer cette initiative susceptible de limiter les possibilités de fraude électorale, les autorités démocrates au pouvoir se sont empressées de soumettre la loi H.R.1 nommée, « For the People Act » – traduire « La loi pour le Peuple » (sic), dont la principale disposition consiste à imposer aux États, jusqu’alors souverains en matière de droit électoral, les règles édictées par le gouvernement fédéral. En cas d’adoption, le gouvernement fédéral pourrait aménager la loi électorale à sa guise, à l’instar de ce qui s’est passé pour les élections du 3 novembre dernier sous couvert de crise sanitaire.

Sans surprise, un vote favorable a été obtenu à la Chambre des Représentants le 3 mars dernier. Elle est donc examinée actuellement par le Sénat également partagé à 50/50 entre les deux partis. En cas d’adoption, il resterait le recours à la Cour Suprême, gardienne de la Constitution, qui pourrait opposer son veto en cas d’inconstitutionnalité. Ses refus successifs d’examiner les plaintes de fraude électorale ne sont toutefois pas de nature à nous rassurer. Une affaire à suivre…

 

► Greensill, une importante entreprise britannique spécialisée dans les prêts à court terme aux entreprises, vient de faire faillite

La société Greensill, spécialisée dans les prêts à court terme aux entreprises, vient de chuter lourdement. De forts doutes sur la valorisation de ses actifs ont eu raison de cette multinationale basée à Londres. Elle vient de déposer le bilan.

Créée en 2011, elle comptait l’ex-Premier ministre britannique David Cameron parmi ses conseillers. Le japonais SoftBank y avait même investi 1,5 milliard de dollars. Greensill proposait des prêts à ses clients afin qu’ils paient leurs fournisseurs. Ce modèle de financement de la société rappelle furieusement les pires heures de la crise de 2008. Greensill transformait les dettes que lui devaient ses clients en produits financiers qu’elle vendait à de grands investisseurs.

Le château de cartes était prêt à s’effondrer, raison pour laquelle l’assureur de Greensill l’a lâché, de même que des géants tels que le Crédit suisse. Les responsables de la banque helvète ont évoqué des «incertitudes considérables» sur la valorisation des actifs.

Ce désastre financier menace des dizaines de milliers d’emplois. Le géant de la métallurgie Liberty House Group, qui compte plusieurs sites industriels en France, notamment ceux d’Ascoval et de Hayange est touché.

Cette débâcle fait souffler un vent de panique parmi ceux qui ont fait appel à la société financière. Faute des capitaux escomptés, beaucoup pourraient faire banqueroute. Selon une société australienne, le krach de Greensill menacerait jusqu’à 50.000 emplois dans le monde. Les politiques monétaires menées par les banques centrales amènent inéluctablement ce genre de faillite, selon Charles Gave. « Cela s’est passé en 2008-2009, et ce n’est probablement pas le dernier des événements du genre », martèle-t-il.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► La collégienne à l’origine de l’assassinat de Samuel Paty avoue son mensonge

La décapitation à Conflans-Sainte-Honorine du professeur d’histoire Samuel Paty fut la conclusion tragique d’une campagne accusant l’enseignant de propos islamophobes tenus lors d’un cours qu’il dispensait sur la liberté d’expression. À la source de cette campagne fut le récit mensonger fait à son père par une collégienne de 13 ans, selon lequel l’enseignant aurait demandé aux élèves musulmans de lever la main puis de sortir de la classe afin qu’il puisse montrer une caricature du prophète Mahomet. L’adolescente avait prétendu que son opposition à cette initiative lui avait valu une exclusion de deux jours. En réalité, la collégienne avait été exclue de l’établissement quelques jours avant le drame pour absentéisme chronique et c’est pour maquiller la véritable raison de son exclusion que l’adolescente a construit ce récit fallacieux. Plusieurs élèves ont confirmé l’absence de l’adolescente le jour où les caricatures avaient été présentées. Ses allégations déclenchèrent la polémique qui conduisit au meurtre de l’enseignant par Abdoullakh Anzorov le 16 octobre 2020. Elle vient de reconnaître avoir menti.

 

► Occupation du Théâtre de l’Odéon par les intermittents du spectacle

Privés de contrats depuis un an du fait de la crise sanitaire, les intermittents du spectacle sont retranchés depuis le 4 mars à l’intérieur du Théâtre de l’Odéon. Ils se définissent comme « héritiers des occupants des ronds-points » et présentent au gouvernement une liste d’exigences. Ils bénéficient en effet depuis mai 2020 d’une indemnisation dénommée « année blanche », un dispositif qui doit se terminer le 31 Août 2021. Leur principale revendication est d’en demander la prorogation jusqu’en août 2022. D’autres professionnels de la culture, comme des guides-conférenciers mais aussi des extra de cuisine ont rallié le mouvement. Le ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, leur a rendu une visite surprise le soir du 7 mars. Pour dire qu’elle « adorait les artistes et la culture ». Jamais en reste, le député insoumis François Ruffin est lui aussi venu soutenir les manifestants. Il espère, « que ça ne va pas se cantonner à l’Odéon, que ça va se transmettre comme une énergie positive qui peut gagner le reste du pays».

 

► Le chiffre du jour est 230 :

c’est le nombre d’agences bancaires de sa filiale LCL, que le Crédit Agricole décide de fermer brusquement, face à un bilan qui se présenterait mal pour le 1er trimestre…

 

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► Un nouveau rapport du CDC évalue l’impact de l’obligation du port du masque

L’utilité de l’obligation du port du masque ne fait pas consensus. Du fait du régime fédéral qui est le-leur, les États-Unis ont connu selon les États et selon les comtés des régimes différents quant à l’obligation de porter un masque dans les lieux publics. C’est ce qui a permis au CDC (Center for Disease Control) de pouvoir comparer le taux de progression de l’épidémie dans les comtés ayant été placés sous un régime d’obligation de port du masque à celui observé dans les comtés n’ayant pas été soumis à cette obligation. Pendant la période allant du 1 mars au 31 décembre 2020, deux tiers des districts y furent soumis. Une réduction du taux de propagation peut y être démontrée par rapport aux districts laissés libres durant la même période. Cette réduction ne s’élève qu’à 1,1% un mois après l’entrée en vigueur de la mesure d’obligation pour atteindre 1,8% après trois mois. Une réduction semblable, pouvant être attribuée à l’obligation du port du masque, a été démontrée sur le taux de mortalité. Même si ces différences sont statistiquement significatives elles soulignent le caractère relativement modeste de l’impact de cette mesure.

► Moscou freine Twitter

Le 10 mars dernier, la Russie a annoncé que le fonctionnement de la plateforme serait désormais ralenti dans le pays. Le motif invoqué est que le réseau social refuse de supprimer des publications sur les drogues, le suicide, ou présentant un caractère pédopornographique, jugées illégales au regard de la loi russe.

L’organisme Roskomnadzor, le gendarme russe de l’internet et des médias, a ainsi assuré que « 28 000 demandes de suppression initiales et répétées de liens et de publications illégales» envoyées à la firme américaine depuis 2017, sont restées sans effet. » Il ajoute : « Si Twitter continue d’ignorer les exigences de la loi, les répliques se poursuivront conformément au règlement et peuvent aller jusqu’au blocage ».

 

► La citation du jour est de la philosophe Simone Weil :

« Le Beau est ce que l’on ne peut pas vouloir changer »

 

► La bonne nouvelle du jour est archéologique

Au pays de Galles, une équipe de techniciens creusant une tranchée pour une installation électrique, ont découvert un tunnel médiéval secret. Celui-ci se trouve dans la vallée de Wye, à l’est du Pays de Galles, près de la frontière avec l’Angleterre. Inconnu de la population locale, il n’est présent sur aucune carte. Une enquête approfondie a déterminé que le tunnel faisait environ 1,2 mètre de hauteur et suivait la trajectoire d’un sentier le long d’un ruisseau. Non loin de là se trouve l’abbaye de Tintern, fondée vers 1100 qui regorge déjà de ruines d’anciens fours, d’objets en métal et de forges. Il est bien possible que ce passage souterrain soit lié à ces ruines et date donc de la même période.

 

 

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