BULLETIN DE REINFORMATION DU 11 DECEMBRE 2020

Patron d'émission le 11 décembre 2020

Bulletin de réinformation proposé par Arthur van de Water et Solveig Grieg

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h

 

 

GRANDS TITRES


 

► Le Gouvernement annonce la deuxième phase du déconfinement

Le Premier ministre a clarifié ce jeudi soir lors de sa conférence de presse hebdomadaire les mesures qui s’appliqueront à partir du 15 décembre prochain. Le confinement sera bien levé, et il sera à présent possible de se déplacer sans avoir ni motif dérogatoire ni attestation associée. Un couvre-feu sera cependant mis en place de 20 heures à 6 heures, sauf dans le cadre de certaines dérogations annoncées comme très limitées. Seule la soirée de Noël devrait se trouver épargnée, la limite de six adultes par foyer étant cependant renouvelée.

Cette levée du confinement est plus stricte qu’initialement envisagé

Le Gouvernement avait en effet précédemment annoncé pour cette deuxième phase la réouverture d’une partie des établissements recevant du public. Il n’en sera finalement rien, et les théâtres, musées, salles de cinéma et zoos resteront fermés durant au moins les trois prochaines semaines. De même, les tant décriées jauges pour les lieux de culte ne seront pas revues à la hausse.

Ces mesures plus restrictives n’ont pas surpris

Les conditions fixées par le gouvernement pour cette deuxième phase de déconfinement n’avaient pas toutes été atteintes. Malgré une baisse ininterrompue du nombre de cas journaliers, celui-ci reste au-dessus de l’objectif donné fin novembre. Face à ce constat, nombreux étaient dans les médias à prédire qu’il y aurait moins d’assouplissements que prévu. Cela ne s’est pas accompagné d’une remise en question des seuils arbitrairement fixés ou de la politique dirigeante. Le coupable cité est tout autre, puisqu’est dénoncé un supposé relâchement des Français ces derniers temps, qui justifierait donc de continuer à les accabler de restrictions.

 

► Paris tente de réveiller l’Europe sur le danger turc

Le temps de l’alliance contre-nature entre François Ier et Soliman le Magnifique est révolu : le Gouvernement français est bien décidé à secouer Bruxelles et les 27 réunis depuis hier pour qu’enfin ils se décident à appliquer des sanctions drastiques à l’encontre d’Ankara. Après deux mois de laisser-faire, que ce soit en Méditerranée orientale, en Arménie ou encore sur la campagne anti-française lancée par Erdogan, Emmanuel Macron essaye de convaincre ses homologues d’appliquer enfin des sanctions fermes.

L’impérialisme turc commence tout de même à menacer l’Europe !

La Grèce et Chypre sont ainsi de tout cœur avec la France et vont tenter de faire peser la balance dans le sens des sanctions : Athènes, qui hérite d’une rivalité ancienne, est très inquiète quant à la prospection illégale des gisements de gaz dans ses eaux territoriales, tandis que Nicosie cherche toujours à récupérer l’intégrité de territoire insulaire, partagé avec une république fantoche turque depuis 1974. A cela s’ajoute les activités militaires turques en Libye, Syrie et Azerbaïdjan, où des groupes de mercenaires côtoient des troupes turques pour faire avancer les intérêts géopolitiques d’Ankara au détriment des résolutions internationales et des arbitrages européens.

Quelles sont les sanctions possibles ?

La France, spécialement visée par le président turc après les déclarations d’Emmanuel Macron sur le droit à la caricature, pourrait envisager un déploiement militaire, notamment en Méditerranée pour gêner la présence turque, sans chercher le conflit mais en s’imposant par une présence militaire. Mais Paris ne bougera pas sans l’aval soit de l’Union européenne, soit de l’OTAN. Or, la première est incapable de se mettre d’accord, des pays comme l’Allemagne ou la Hongrie craignant un déferlement de migrants, poussés par Erdogan ; la deuxième, l’OTAN, ne bougera pas tant que Biden ne sera pas définitivement au pouvoir outre-Atlantique.

Quoiqu’il en soit, Erdogan, en voyage en Azerbaïdjan où ses troupes victorieuses paradent dans les rues, joue sur la mésentente entre les Européens : confiant, il a déclaré il y a quelques jours : « Une quelconque décision de sanctions de l’Union européenne n’est pas un grand souci pour la Turquie ».

 

BREVES DE FRANCE


 

► La prudence, mot d’ordre du projet de loi contre les séparatismes

Présenté ce mercredi en Conseil des ministres, le projet de loi contre les séparatismes, timidement baptisé « loi visant à conforter la laïcité et les principes républicains », entend lutter contre l’islam radical et les « séparatismes ».

En dehors des contestations sur l’insuffisance de la loi, Marine Le Pen, qui aurait préféré l’appellation de « loi contre les islamistes », critique aussi son caractère liberticide. La cheffe du Rassemblement national, sur LCI, le 6 décembre dernier, a décrié le manque de courage du président, qui « plutôt que de s’attaquer à quelques-uns qui gardent leurs enfants chez eux […] pour leur apprendre l’islamisme », s’attaque à la liberté fondamentale des parents de choisir l’instruction de leur enfant à travers des mesures qui obligent l’école à partir de trois ans pour tous.

 

► Montpellier dit « non » à l’achat de sa grande mosquée par le Maroc

Après la cession à titre gratuit de la mosquée d’Angers au ministère des Habous et des affaires islamiques du Royaume du Maroc en septembre dernier, celui-ci a fait une proposition d’achat de la mosquée de la Paillade de Montpellier.

En effet, les responsables de ce lieu de culte auraient envisagé de la céder pour un euro symbolique. Cette transaction est soutenue par l’« union des mosquées de France ».

Mais le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, ne le voit pas ainsi. Celui-ci avance qu’ « il n’est pas concevable qu’une puissance étrangère puisse s’ingérer dans la gestion du culte en France. La loi de 1905 sur la laïcité est très claire sur la séparation des cultes et de l’État. Aucun gouvernement n’a depuis cherché à la remettre en cause. Elle est notre édifice ».

Lundi, ce dernier a demandé de faire jouer le droit de préemption de la Ville pour interrompre le transfert de propriété et d’arrêter cette « ingérence » du Maroc dans les affaires cultuelles de la France.

 

► Décès de Jean-François Gautier

Triste nouvelle que celle de la disparition de Jean-François Gautier. Né à Paris en janvier 1950 et mort le 6 décembre 2020, il était docteur en philosophie, musicographe et étiopathe. Il collaborait régulièrement à la revue Éléments et a publié de nombreux essais consacrés à l’histoire et à la philosophie, ainsi qu’à celle des sciences et de la musique. Sa disparition laisse un vide, dans sa famille bien sûr, dans la nôtre, celle de la Nouvelle Droite, d’Éléments, de l’Institut Iliade. Il en était la colonne dorique. Adieu Jean-François !

Retrouvez son dernier ouvrage : À propos des Dieux. L’esprit des polythéismes à La Nouvelle Librairie.

 

► Interruption d’un match de foot mardi soir

Lors d’une rencontre entre le PSG et un club turc Basaksehir, les joueurs ont unanimement décidé de quitter le terrain. La raison ? Un propos jugé raciste : L’arbitre roumain, pour désigner un entraîneur fautif a précisé : « Ala negru », terme qui se traduit en français par : « le noir ». Suite à quoi l’entraîneur ainsi interpellé hurle à de multiples reprises : « Why he said negro ? ». Les deux équipes décident qu’elles ne peuvent continuer à jouer en présence de cet arbitre raciste, et quittent alors le terrain. Évidemment, soutien total du monde sportif et politique dans cette affaire. La question posée étant, pourquoi l’arbitre a précisé que le joueur était noir et l’aurait-il fait pour un Blanc ? Au vu des compositions des équipes, le terme de blanc est sans doute plus restrictif que celui de noir. Une autre question se pose : cette même solidarité aurait-elle eu lieu s’il s’était agi à la place de racisme anti-blanc ? Match reporté donc, au commencement duquel, les joueurs ont tous plié le genou et tendu le poing, en soutien au mouvement « Black Lives Matter ». Quand le sport devient plus politique que la politique elle-même !

 

► Seine-Saint-Denis : des habitants en viennent à l’affrontement physique avec des dealers

À Sevran, en Seine-Saint-Denis, des habitants s’opposent aux trafiquants de drogue pour ne pas voir leur immeuble devenir un point de vente. Lundi 7 décembre, des individus cagoulés ont de nouveau tenté de s’installer dans la copropriété privée et une trentaine de pères de famille ont dû défendre le bâtiment en en venant aux mains. Les dealers, eux, sont revenus avec marteaux et couteaux et deux suspects ont pu être interpellés par la police et placés en garde à vue.

Les membres du syndicat de copropriété rapportent au Figaro : « Nous sommes morts de peur […] Un groupe de personnes essaie de nous intimider pour obtenir un accès à notre parking […]. Ils nous ont clairement expliqué qu’ils voulaient avoir accès à notre parking ». Ils veulent disposer « de tous les accès, y compris ceux des parties communes pour pouvoir mettre en place leurs trafics et s’échapper si besoin ».

Ils ajoutent que « cela fait deux ans que nous alertons la municipalité sur le fait que les moyens policiers sont totalement insuffisants sur notre secteur ». Le maire de la ville, quant à lui, n’a pas répondu aux sollicitations du journal francilien.

 

► Robert Ménard a installé une crèche à la mairie de Béziers : des associations s’indignent

Depuis le 4 décembre, une crèche de Noël a de nouveau été installée à l’hôtel de ville de Béziers par le maire Robert Ménard. Elle est située dans la cour d’honneur, devant le hall d’entrée de la mairie. Des associations, syndicats et élus de gauche estiment que l’installation de la crèche est « illégale » et ne respectent pas la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. L’intervention du préfet a été demandée.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► Le ministre grec des Migrations dénonce l’aide apportée par les ONG aux réseaux de passeurs

Le ministre grec des Migrations Notis Mitarakis a déclaré aux correspondant étrangers que son ministère disposait de « témoignages et d’informations confirmées » selon lesquelles des ONG aident les demandeurs d’asile somaliens à se rendre en Turquie et, de là, les aident à organiser leur traversée vers la Grèce via des réseaux de trafic de migrants. « Ces traversées doivent être empêchées par tous les moyens légaux. Nous ne voulons pas que notre pays devienne une passerelle vers l’Europe », a-t-il poursuivi.

 

► Quand les prix Nobel de la Paix se jouent de l’ONU

Dimanche dernier des convois humanitaires protégés par des Casques bleus ont été la cible de tirs d’armes d’assauts dans région du Tigré, en Éthiopie, où la situation oscille entre anarchie totale et révolte organisée. A la frontière de l’Érythrée, cette zone accueille beaucoup de réfugiés et a vu l’apparition d’un mouvement indépendantiste, durement réprimé par le Premier ministre Abiy Ahmed, pourtant détenteur du prix Nobel de la paix 2019. Si l’ONU et les ONG d’aides aux réfugiés s’offusquent de cet abus de pouvoir, le gouvernement local estime qu’ « Aucune entité, multilatérale ou unilatérale, ne peut supplanter la responsabilité du gouvernement éthiopien ».

 

► Le Japon ne lésine pas sur les efforts !

584 milliards d’euros, c’est la somme que le Gouvernement japonais avance pour maintenir la croissance économique dans l’archipel ! Alors que la dette du pays aurait atteint 260% du PIB, les autorités nippones tentent le tout pour le tout pour maintenir leur pays sur le devant de la scène internationale, malgré la concurrence de plus en plus rude de la Chine. Loin de la hantise de la Covid-19, qui n’a affecté que 163.000 personnes, les Japonais tentent plutôt de maintenir leur croissance à 5% du trimestre dernier. Loin d’être un risque pour la stabilité de l’Etat, ces dépenses extraordinaires sont largement couvertes par la banque nationale qui détient 40% de la dette publique.

 

► La bonne nouvelle du jour

Pour un Noël enraciné !

Retrouvez pour sa deuxième édition la boutique éphémère des artisans enracinés !

Du 11 au 13 décembre seront présentés dans la boutique Kervreizh au 5 Boulevard Edgar Quinet dans le XIVe arrondissement, objets en bois, en cuir, coutellerie, textile, bijoux, illustrations et pleins d’autres petites merveilles à découvrir !

Ouverture de 10 heures à 20 heures vendredi et samedi et de 10 heures à 18 heures dimanche.

Ne ratez pas l’occasion de soutenir nos artisans français !

 

 

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