BULLETIN DE REINFORMATION DU 13 NOVEMBRE 2020

Patron d'émission le 13 novembre 2020

Bulletin de réinformation proposé par Erika Gauthier

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

GRANDS TITRES


 

► Covid-19, serons-nous bientôt tous vaccinés ?

Ce lundi, le laboratoire Pfizer annonçait dans un communiqué de son PDG ni plus ni moins qu’un « grand jour pour la science et l’humanité » : les premiers résultats de la phase 3 des études cliniques de son vaccin contre le coronavirus, élaboré avec la compagnie allemande BioNTech. Les chiffres claironnés sont impressionnants : une efficacité supérieure à 90% sept jours après l’infection. Aucune publication scientifique n’accompagnait ces résultats, et ce chiffre n’est pas clairement expliqué ! Mercredi, le créateur d’un vaccin russe contre le Covid-19 revendiquait quant à lui une efficacité à 92%.

La réaction du Gouvernement et des médias ne s’est pas faite attendre

Effectivement, l’ensemble de la classe politico-médiatique s’est réjouie de cette annonce qui fera la richesse des laboratoires pharmaceutiques, puisque depuis quelques mois, il est seriné aux Français que le vaccin serait la seule solution qui leur permettrait de reprendre une vie normale – la recherche d’un traitement au virus qui ne serait administré qu’en cas d’infection – tel l’hydroxychloroquine – ne provoque pas le même enthousiasme.

Mais les Français sont 49% à ne pas partager l’avis médiatique, et ne souhaitent pas se faire vacciner contre le virus qui ne provoque pour la plupart de la population, qu’une bonne grippe !

Certains éléments ne sont pas sujets à les rassurer ! Fin juin 2020, il n’existait pas de vaccin à ARN (biotechnologie proposée par le laboratoire Pfizer), approuvé pour usage sur l’homme. Le principal risque serait le déclenchement d’une réponse immunitaire incontrôlée, de maladies auto-immunes, de thromboses. Les vaccins classiques ne contenaient que quelques protéines, codant un ou plusieurs antigènes microbiens atténués. Un vaccin à ARN, qui est un fragment précurseur de l’ADN, code pour des milliers de protéines, ce qui multiplierait considérablement le risque de déclenchement de maladies auto-immunes.

La rapidité de la mise en circulation du vaccin ne serait donc pas de nature à les rassurer, pas plus que la récente indemnisation record dépassant le million d’euros, d’un petit garçon de dix ans souffrant d’une forme de paralysie depuis son injection du vaccin contre le virus H1N1.

 

► Le Brexit n’en finit pas !

Alors que la Covid a fait près de 50.000 morts au Royaume-Uni, les Britanniques ont un autre sujet d’inquiétude en ce moment : la question épineuse du Brexit. Mercredi 11 novembre Lee Cain, le directeur de la communication du Premier ministre Boris Johnson, a démissionné de manière fracassante, fragilisant une nouvelle fois l’autorité du résident du 11 Downing Street.

Mais en quoi cela est-il lié au Brexit ?

Lee Cain était un farouche défenseur du Brexit, un pilier du cabinet du Premier ministre de la première heure. Alors que les discussions n’avancent pas aussi vite que prévues, la crainte d’un « no deal » ou en tout cas d’un « hard deal » réapparaît.

La démission de Lee Cain n’a pourtant aucun rapport avec le Brexit, et semble plutôt être un règlement de compte entre conservateurs

Certes, une promotion prévue a été divulguée, attisant la colère des conservateurs déçus par la mauvaise gestion de la communication de Lee Cain autour du Brexit. Mais aux yeux des Britanniques, l’effet est d’autant plus néfaste qu’il présente un gouvernement fracturé : à la peine face à la chambre des Lords qui lui mets des bâtons dans les roues (ceux-ci ont supprimé toute une disposition de lois du Gouvernement, et notamment celle qui avait fait polémique il y a quelques mois autour de la question de la frontière irlandaise), et fragilisé aux yeux de l’opinion publique le Premier ministre devenant il y a quelques jours la personnalité la moins appréciée de son cabinet auprès de l’électorat conservateur.

Concrètement le Royaume-Uni est déjà sorti de l’Union européenne le 31 janvier, mais il se trouve actuellement en période de « transition », le temps que les représentants britanniques et bruxellois trouvent un terrain d’entente. Si Michael Gove, membre du Parlement, assure que « des progrès ont été faits », la question épineuse de la pêche ainsi que les nombreux problèmes de concurrence économique ralentissent une nouvelle fois l’accord : « Le Royaume-Uni a déjà fait preuve d’une grande flexibilité dans ces négociations, mais il est également important que l’Union européenne fasse également preuve de flexibilité ».

 

BREVES DE FRANCE


 

► Le nombre de candidats aux concours de la fonction publique chute

Selon Le Monde, les concours de la fonction publique de l’État n’attireraient plus les jeunes étudiants. En vingt ans, le nombre de candidats a chuté drastiquement. Ils n’étaient plus que 228 000 en 2018, tandis que leur nombre frôlait les 650 000 en 1997 ! Pourtant, le nombre de postes offerts est resté stable dans l’ensemble, avoisinant les 40 000 postes par an et parallèlement, le nombre de jeunes diplômés, et donc de candidats potentiels, a de son côté augmenté.

 

► Paris : l’incroyable héritage de l’expo 1900

Ce mercredi 11 novembre, la chaîne RMC découverte diffusait un documentaire intitulé « Paris : l’incroyable héritage de l’expo 1900 ». Au tournant du XXe siècle, l’exposition universelle de Paris éblouit le monde. Architectes, scientifiques, artistes et ingénieurs sont réquisitionnés pour transformer la capitale et présenter la France comme la pointe de la modernité. L’électricité est la clé du succès. Pour la première fois, la ville est éclairée jour et nuit pour continuer les festivités sur sept mois. En moins de deux ans émergent le pont Alexandre III, le Grand Palais, le Petit Palais, la gare d’Orsay ou encore la ligne 1 du métro, aujourd’hui emblématiques. Accompagné de vidéos inédites et restaurées des frères Lumières, ce film éducatif d’une heure est incontournable pour comprendre la métropole et le génie français de la Belle époque.

 

► Un imam pakistanais jugé à Pontoise pour « apologie du terrorisme »

Il aimait se montrer sur Facebook, il attend désormais son procès en prison. Ce jeudi 12 novembre, l’imam Luqman Haider de Villiers-le-Bel a été jugé à Pontoise pour « apologie publique du terrorisme par le biais d’un service de communication au public en ligne » à la suite des trois vidéos qu’il avait postées sur son compte TikTok les 8,9 et 25 septembre. Dans la première il revenait sur les caricatures de Charlie Hebdo et déclarait que « Les musulmans sont toujours prêts à se sacrifier pour leur prophète ». Le lendemain il parlait « d’attaquer les non-musulmans, les mécréants et de les envoyer en enfer » ; enfin dans la dernière vidéo il félicitait le terroriste islamiste pakistanais qui avait gravement blessé deux personnes à l’arme blanche à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo le 25 septembre 2020. Suite à la diffusion de ces vidéos, l’imam a aussitôt été écarté de la mosquée Quba de Villiers-le-Bel, où depuis quatre ans il logeait, dirigeait les prières, et enseignait le Coran aux enfants. Après s’être excusé de ses propos il a déclaré avoir fait ses vidéos pour « créer le buzz’ » et « faire parler de lui ». Peu de temps après son avocat Maitre Denis Lelièvre déclara que son accusé parle très mal le français et qu’il ignorait qu’il était interdit de tenir ce genre de propos en France. Pour ce « buzz », l’imam risque donc sept ans de prison ferme et si le tribunal le condamne mi-novembre il devra quitter le territoire français après sa peine car il est depuis longtemps en situation irrégulière.

 

► Ce mardi 10 novembre, le Parquet de Paris a ouvert quatre informations judiciaires contre X sur la gestion de l’épidémie du Covid-19

Ces enquêtes ont été confiées aux magistrats chargés des affaires de la santé du tribunal judiciaire de Paris, pour « abstention volontaire de combattre un sinistre », « mise en danger de la vie d’autrui » et « homicides et blessures involontaires ».

Cela fait suite au dépôt de plus de 250 plaintes depuis mars 2020 par des malades et familles de défunts du coronavirus, des professionnels de santé et des agents de la fonction publique.

En parallèle, concernant les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, des enquêtes ont été ouvertes localement comme à Paris, Nanterre ou Grasse.

La Cour de justice de la République continue son enquête, alimentée par de nouvelles plaintes contre les membres du Gouvernement sur la gestion de la crise sanitaire liée à l’épidémie.

 

► Une bonne nouvelle : la Nuit européenne des musées

Suite au premier confinement, la Nuit européenne des musées avait été décalée en novembre mais elle sera finalement remplacée par des visites virtuelles. Bien que la méthode numérique ne permette pas de jouir pleinement des collections, le monde de la culture s’arrange pour garder le lien sur les réseaux avec le #NuitDesMuséesChezNous. Ces aménagements sont à découvrir sur les sites et réseaux respectifs des musées.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► L’Union européenne : un nouveau plan contre les discriminations et la haine anti-LGBT

La Commission européenne a présenté, hier jeudi 12 novembre, un plan destiné à lutter contre les discriminations et la haine à l’encontre des personnes LGBT. Le projet prévoit également le renforcement des droits des couples homoparentaux. Ce plan viserait selon la Commission à répondre à des « tendances inquiétantes » en Europe, notamment en Pologne. L’exécutif européen a pour objectif de garantir un durcissement de la lutte contre les discours et les crimes ou délits anti-LGBT dans les États membres, en proposant qu’ils soient prévus spécifiquement dans les traités.

 

► Tandis que la France va libérer 230 djihadistes d’ici 2023, l’Autriche veut instaurer la détention de prévention.

La semaine dernière, Vienne était touchée par un attentat islamiste qui faisait quatre morts. Il ne fallut à l’Autriche qu’un unique attentat pour que des mesures sérieuses soient envisagées pour faire cesser le terrorisme. Parmi celles-ci : la détention préventive, qui garderait les musulmans fondamentalistes derrière les barreaux, tant qu’ils ne seraient pas « déradicalisés », et ce même après avoir purgé leur peine. Ce projet de loi inclut aussi une surveillance électronique accrue des derniers libérés, et la déchéance de nationalité des binationaux condamnés pour terrorisme.

Ces lois demeurent cependant au stade de projet puisqu’elles doivent encore passer devant les parlementaires autrichiens et se montrer conformes à la constitution. Bien que le cœur du problème, que constituent l’immigration et la libre implantation de l’Islam en Europe, ne soit pas adressé, on peut tout de même approuver la tentative rapide de traitement du terrorisme islamiste et de protection de la population, quand on sait que depuis 2015, au moins une trentaine d’attentats ont, officiellement, été perpétré en France.

 

► Tragique accident dans le Sinaï

Huit soldats de la FMO (Force multinationale d’observateurs) sont morts hier dans le Sinaï dans le crash d’hélicoptère, dont un Français, l’officier Sébastien Botta. Depuis le traité de paix entre l’État Hébreu et l’Égypte, les casques bleus de l’ONU n’interviennent plus dans cette région du monde semi-désertique devenue depuis quelques années la plaque tournante du terrorisme international. La position stratégique du Sinaï, entre l’Afrique et l’Asie, et l’affaiblissement de l’autorité du Caire a permis à de nombreux djihadistes de s’implanter dans la région. Reste à savoir si cet accident, intervenu dans le cadre d’une patrouille, était vraiment un accident.

 

► La bonne nouvelle de la semaine : Entrée de Maurice Genevoix au Panthéon

Ce mercredi 11 novembre, à l’occasion du cent deuxième anniversaire de l’Armistice de 1918, le cercueil de l’écrivain Maurice Genevoix, ancien combattant de ce qui devait être la Der des Ders, a rejoint la treizième crypte du Panthéon. Avec lui, ce sont tous « ceux de 14 », ces anciens qui ont souffert humblement et anonymement dans la boue des tranchées, qui font leur entrée dans le mausolée national.

Genevoix fut fortement marqué par le premier conflit mondial qui le laissa handicapé à 100% et qui lui inspira ce monument littéraire qu’est justement « Ceux de 14 », faisant de lui le pendant français d’Ernst Jünger. Mais cette panthéonisation peut être aussi l’occasion de redécouvrir un auteur majeur de la littérature française du XXe siècle, trop oublié des jeunes générations. En cause, sans doute, une certaine bien-pensance qui a pu le juger « trop conservateur » (notamment du fait de sa charge de secrétaire perpétuel de l’Académie française). Et pourtant, en ces temps d’incertitude, l’heure n’est-elle pas venue de redécouvrir ces odes à la nature que sont la Dernière Harde ou encore son Goncourt Raboliot ? Mais aussi des œuvres moins connues mais non moins exaltantes comme « Vaincre à Olympie ». A vos livres.

 

 

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