BULLETIN DE REINFORMATION DU 21 SEPTEMBRE 2020

Patron d'émission le 21 septembre 2020

Bulletin de réinformation proposé par Wilfried Marc et Antoine Martin

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

 
GRANDS TITRES


 

► Rejet par la France du projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé que la France s’opposait, « en l’état », au projet d’accord entre l’Union européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) pour des questions d’écologie. Des ONG appellent à l’abandon du projet, le rapport remis par l’économiste Stefan Ambec conforte la position de la France de s’opposer au projet d’accord UE-Mercosur. Selon cette étude, les échanges entre les deux continents pourraient accroître le rythme de la déforestation en Amazonie par une hausse de la production de viande bovine.

Les négociations se poursuivent sous conditions

Effectivement le Gouvernement français a formulé trois exigences pour poursuivre les négociations avec les États du Mercosur. Premièrement, « qu’un accord d’association avec le Mercosur ne puisse en aucun cas entraîner une augmentation de la déforestation ». Ensuite, « que les politiques publiques des pays du Mercosur soient pleinement conformes avec leurs engagements au titre de l’Accord de Paris » sur le climat. Enfin, « que les produits agroalimentaires importés bénéficiant d’un accès préférentiel au marché de l’Union européenne respectent bien, de droit et de fait, les normes sanitaires et environnementales de l’Union européenne », ajoute le gouvernement, en assurant qu’un « suivi de ces produits sera effectué ».

Qu’en pensent les éleveurs ?

Le premier syndicat d’éleveurs, la Fédération nationale bovine (FNB), exige aussi l’abandon de l’accord de libre-échange. « Nous sommes exactement d’accord avec les ONG qui défendent l’environnement, avec un enjeu supplémentaire qui est la défense de notre métier d’éleveur, des standards de production européens, et de notre modèle qui ne doit pas être utilisé à Bruxelles comme variable d’ajustement » dans les négociations, a déclaré Bruno Dufayet, président de la Fédération nationale bovine.

 

► Covid-19 : se dirige-t-on vers une deuxième vague ?

Alors que l’épidémie de coronavirus continue de sévir depuis plus de six mois, un nouveau record a été atteint samedi 19 septembre. Le record quotidien de contaminations par coronavirus est de 13.498 nouveaux cas, soit plus de 200 cas que la veille en 24 heures. On note également une hausse d’admissions en réanimation. Rappelons que depuis le début de l’épidémie, ce sont 442.000 personnes qui ont été diagnostiquées positives au virus en France avec plus de 31.000 décès, chiffre qui ne concerne que les hôpitaux.

Le ministre de la Santé ne cache pas son inquiétude pour l’avenir

Vendredi 18 septembre, le ministre de la Santé Olivier Véran a reconnu un problème d’organisation lors de son dernier point de situation. Le constat d’une accélération de la propagation du virus sur le territoire est pour le moins inquiétant, c’est pour cela que le Premier ministre a tenu à rappeler que les résidents d’Ehpad étaient toujours une importante source de préoccupation pour les professionnels de santé.

De nouvelles mesure sont prises dans les départements français

En effet, depuis samedi dernier, ce sont treize nouveaux départements qui sont passés en « zone de circulation active » du coronavirus. Parmi eux le Tarn, la Meurthe-et-Moselle et la Marne, faisant passer à 55 le nombre de départements en rouge sur le territoire français. Faire passer un département en zone de circulation active permet d’interdire toute sorte de rassemblement, de fermer certains établissements publics et de limiter les déplacements au sein du territoire. Rappelons que pour être rouge un département doit atteindre un taux d’incidence supérieur à 50 pour 100.000 habitants, seuil apparemment bien dépassé aujourd’hui.

 

BREVES DE FRANCE


 

► Une nouvelle victime de l’insécurité à Lyon

Dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 septembre, peu après minuit, un jeune homme a été sauvagement assassiné dans un métro du VIIe arrondissement de Lyon. Massacré à coups de couteau et de tessons de bouteille, ses deux assaillants n’étaient autre que deux jeunes étrangers ivres en situation instable.

Ces sombres faits révèlent une fois de plus de l’ensauvagement grandissant d’une partie de la population de la ville. De même qu’Axelle, Augustin ou Juliette il y a encore quelques jours, ce jeune homme a payé pour l’incapacité des dirigeants lyonnais dans le combat contre l’insécurité et la délinquance à Lyon.

 

► Saint-Nazaire va verser 10.000 euros pour SOS Méditerranée

La ville de Saint-Nazaire va voter le versement d’une aide de 10.000 euros à l’ONG pro migrants SOS Méditerranée. Pour justifier ce vote, le maire de la ville David Samzun explique que « Saint-Nazaire accueille le centre national de formation de la SNSM dont les bénévoles vont également secourir les migrants ». Cette ONG regorge de subventions publiques en tout genre. Dans son rapport d’activités 2019, disponible en ligne, l’ONG affirme disposer d’un total des ressources de 7,8 millions d’euros. Et parmi les donateurs privés, on retrouve des associations partenaires (42% des ressources) qui bénéficient elles aussi de fonds publics.

 

► Lacoste met fin à sa collaboration avec les rappeurs Moha La Squale et Roméo Elvis

Désormais Lacoste ne souhaite plus associer son image à Moha La Squale et Roméo Elvis. La marque française, critiquée depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, a annoncé vendredi dernier avoir mis un terme à sa collaboration avec les deux rappeurs. Le premier de son vrai nom Mohamed Bellahmed est visé par une enquête pour « violences volontaires », « menaces de mort » et « agression sexuelle » suite aux plaintes déposées par quatre jeunes femmes. Le second a présenté ses excuses après avoir été accusé d’agression sexuelle par une jeune femme sur les réseaux sociaux. Aucune plainte n’a toutefois été déposée contre lui.

La direction de Lacoste indique que la collaboration avec les rappeurs ne sera pas renouvelée, pour une « question d’éthique » et de « morale ». Contactée par BFM Business, un représentant de la marque indique y avoir mis un terme « depuis plusieurs mois ». « Nos équipes sont fortement attachées aux valeurs de respect et de tolérance transmises par notre fondateur et nous condamnons absolument toute forme de violence, de harcèlement et d’agressions ».

 

► Une manifestation contre la GPA le 10 octobre à Nantes

À l’appel du collectif « Marchons enfants », un rassemblement contre la GPA et la PMA sans père se tiendra le 10 octobre à Nantes. Les organisateurs indiquent : « Depuis le début de ce combat, les associations regroupées sous le label « Marchons enfants » dénoncent le projet de marchandisation de la procréation caché derrière de mauvais prétextes de fausse égalité et de fausse compassion. Le scandaleux salon « Désir d’enfant » qui a eu lieu à Paris les 5 et 6 septembre dernier est venu démontrer combien cette vision était juste. Il s’agit maintenant de continuer à nous opposer au projet de loi bioéthique qui doit revenir au Sénat, car tout est encore possible et nous vous donnons rendez-vous à Nantes, le samedi 10 octobre après-midi pour une grande manifestation régionale ». Cette manifestation se complète avec une pétition qui circule actuellement et qui a réuni 62.000 signatures pour le moment.

 

► École : avec le confinement, l’écart de niveau s’est creusé

Les enseignants n’ont pas eu besoin d’attendre les prochains résultats des tests nationaux pour constater un accroissement de l’hétérogénéité du niveau de leurs élèves. Une des conséquences du confinement. De nombreux enseignants ont passé beaucoup plus de temps que d’habitude à « recréer un lien et des habitudes avec les élèves ». L’hétérogénéité de niveau est également plus forte « car de nombreux enfants n’avaient pas de parents pour les aider pendant le confinement, soit parce qu’ils travaillaient, soit parce qu’ils n’étaient pas en mesure de les suivre ».

 

► Le maire écologiste de Tours valide une construction au détriment d’un espace vert

Emmanuel Denis, maire écologiste de Tours, a récemment donné son aval pour la construction de 150 logements par un promoteur immobilier. Le terrain de la construction a été acheté par ce promoteur à un centre médico-éducatif cherchant à rénover ses locaux. Or, ce projet immobilier nécessiterait de faire disparaître une partie d’un bois classé de Tours. Le maire a tout de même donné son accord, malgré son étiquette politique. Il a affirmé qu’il soutenait la rénovation du centre médico-éducatif vendeur du terrain. Les violentes contestations des habitants qui souhaitent conserver cet espace vert intact au sein de leur quartier n’ont pas été entendues.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► Cour suprême : Joe Bidden demande au Sénat de ne pas voter avant les présidentielles

Le candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden a demandé ce dimanche aux sénateurs de ne pas voter sur le poste vacant à la Cour suprême des États-Unis « avant que les Américains aient choisi leur président ».

La volonté du président Donald Trump de remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg, décédée vendredi, avant le scrutin du 3 novembre est « juste un exercice de pouvoir politique brutal », a-t-il ajouté lors d’une intervention depuis Philadelphie. « Le président a déjà été très clair, c’est une affaire de pouvoir. Purement et simplement. De pouvoir », a-t-il encore asséné.

 

► Italie : un prêtre poignardé à mort par un migrant à qui il venait en aide

Don Roberto Malgesini, un prêtre de la paroisse San Bartolomeo a été poignardé et tué mardi 15 septembre à 7 heures dans la ville lacustre de Côme, sur la Piazza San Rocco. L’assassin est un sans-abri tunisien de 53 ans. Vivant dans un dortoir de la ville, l’homme avait reçu plusieurs décrets d’expulsion depuis cinq ans. La dernière tentative d’extradition avait été suspendue à cause de l’épidémie de coronavirus. L’homme s’est rendu de lui-même au commissariat, environ une heure après avoir commis les faits. Mercredi, à la fin de son audience générale, le pape François a ainsi réagi à l’affaire, en qualifiant le prêtre de « martyr » dont la mort constitue un « témoignage ». 

 

► Une commissaire européenne plaide pour un « mécanisme de solidarité obligatoire » en matière d’immigration 

La commissaire européenne aux Affaires intérieures Ylva Johansson, qui présente mercredi une réforme de la politique d’asile, plaide pour un « mécanisme de solidarité obligatoire » entre tous les pays de l’Union européenne en cas de « pression » migratoire. 

« Ce doit être obligatoire, tous les États membres doivent aider quand il y a une situation où un État membre est sous pression, lorsqu’il y a beaucoup de gens qui ont besoin de protection », a déclaré samedi la commissaire suédoise à l’AFP. 

 

►Les États-Unis établissent au nom de l’ONU le retour de sanctions contre l’Iran. 

De façon unilatérale les États-Unis ont proclamé au nom de l’ONU le retour de la quasi-totalité des sanctions économiques et diplomatiques regardant l’Iran. Pourtant aucun autre État n’a souhaité le retour de ces mesures et la proclamation américaine est in fine une tentative de coup de force sans effet juridique alors que la majorité des États du monde s’opposent au retour de sanctions. Les effets pratiques sont néanmoins nombreux car les contrevenants se verraient interdire l’accès au marché américain. Cette politique s’explique par le refus américain de toute forme de compromis sur l’accord de Vienne sur le nucléaire Iranien dans le cadre d’une stratégie de pression maximale sur le régime iranien par l’administration Trump.

 

► La bonne nouvelle du jour

De précieux livres anciens volés à Londres, retrouvés dans une fosse en béton en Roumanie.

Les procureurs roumains ont annoncé vendredi la découverte d’environ deux cents livres anciens d’une valeur estimée à plus de 2,5 millions d’euros, volés en 2017 dans un entrepôt en Grande Bretagne. « Ces livres sont extrêmement précieux, irremplaçables, d’une énorme importance pour le patrimoine culturel international », a souligné la police britannique. « Il s’agit d’un double succès, puisque les suspects ont été identifiés et interpellés et les trésors récupérés avant d’être mis en vente », s’est félicité Eurojust. Selon les enquêteurs britanniques, une partie des suspects, membres d’un clan basé dans le nord-est de la Roumanie, auraient commis « onze autres cambriolages en Grande Bretagne, utilisant généralement la même méthode d’effraction, lors desquels des biens estimés à 2,19 millions d’euros ont été dérobés ».

 

 

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