BULLETIN DE REINFORMATION DU 7 SEPTEMBRE 2020

Patron d'émission le 7 septembre 2020

Bulletin de réinformation proposé par Henri Benoît et Christian Grandjean

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

GRANDS TITRES


 

► La fronde anti-masque prend de l’ampleur

Tandis que pleuvent les verbalisations, les obligations de porter le masque dans les lieux publics sont de moins en moins bien supportées, et la justice est de plus en plus sollicitée. Ainsi le tribunal administratif de Pau, saisi par un collectif d’habitants revendiquant la liberté d’aller et venir, a suspendu un arrêté préfectoral qui imposait le port du masque dans les espaces publics de nombreuses communes des Pyrénées-Atlantiques. Dans le département du Bas-Rhin, l’obligation de porter le masque dans toutes les communes de plus de 10.000 habitants, a été retoqué par le tribunal administratif, qui a conclu à une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir et au non-respect du principe de proportionnalité.

Mais ce que l’on reproche surtout, c’est l’incohérence de cette décision ?

On impose le masque en extérieur, alors que le protocole sanitaire sur la protection des salariés en entreprise, n’impose pas le masque pour les salariés qui travaillent en extérieur. Pour maître Di Vizio, avocat du Collectif C-19, on est face à une avalanche de non-sens. Il rappelle qu’il n’y a pas de consensus des scientifiques sur la question du masque et que son imposition ne se justifie pas du point de vue sanitaire.

Que dire du masque en milieu scolaire ?

Le port du masque pour élèves et enseignants, est source d’inconfort et suscite une hostilité croissante : le masque étouffant les sons, Jean-Paul Brighelli conclut à l’impossibilité pratique d’enseigner masqué. Il a déclaré dans un article du Figaro Vox : « si l’on veut rattraper les cinq mois perdus, il faut enseigner de toutes ses forces et ne pas se réfugier derrière des prétextes prophylactiques pour ne faire que la moitié du travail ». Quant à la fermeture des établissements scolaires au-delà de trois tests Covid-19 positifs, elle a de quoi inquiéter : 22 établissements scolaires dont 12 à la Réunion et 130 classes ont été fermées, selon les déclarations du ministre Jean-Michel Blanquer.

 

► La mort de deux militaires français ravive la crainte d’un enlisement au Mali

Samedi dernier, deux militaires appartenant au deuxième régiment de parachutistes de Tarbes, ont été tués lors d’une mission dans le nord-est du Mali, par un engin explosif, non loin de la frontière algérienne. Le 1er septembre, un civil avait été tué accidentellement par un soldat. L’arrestation du président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août par la junte militaire, complique l’engagement militaire français au Mali.

Peut-on rappeler la genèse de cet engagement ?

Suite à l’appel au secours de l’ex-président Traoré du 10 janvier 2013 pour stopper la progression des djihadistes vers Bamako, François Hollande déclencha l’opération militaire Serval qui remporta quelques succès. Mais depuis la guerre s’enlise et la France s’est trouvée accusée de soutenir le régime en place jugé très corrompu. De plus, sur le terrain, elle a dû s’appuyer sur des minorités armées notamment touaregs qui ne reconnaissent pas la souveraineté du Mali. Cette situation délicate est difficilement tenable sur la durée.

Quels sont aujourd’hui les objectifs officiels avancés par Paris ?

Mettre la pression sur le terrorisme islamique. Venir en appui aux armées malienne, nigérienne et burkinabée et intervenir auprès des populations. Des objectifs plus ou moins contradictoires. De plus, lutter contre le terrorisme sur des fronts extérieurs, n’a guère fait ses preuves en Afghanistan, en Irak, en Syrie ou en Libye. Comme l’a expliqué sur Spoutnik France, l’ancien diplomate Laurent Bigot : « une armée qui reste longtemps dans un pays finit par être perçue comme une armée d’occupation ». Le Conseil National pour le Salut du Peuple, qui semble avoir aujourd’hui les cartes en main, a programmé une grande concertation nationale ces 5 et 6 septembre, afin de jeter les bases d’une période de transition destinée à remettre de l’ordre dans le pays. En attendant, la question du maintien de l’opération Barkhane au Mali reste entière.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Une discrimination en raison d’opinions politiques condamnée par le juge

Carole DELGA, présidente du Conseil régional d’Occitanie vient d’être définitivement condamnée pour avoir discriminé une commune. Son pourvoi en cassation contre la ville de Beaucaire vient en effet d’être rejeté. Elle devra payer les frais de justice, une amende de 1000 € et verser 5000 € à la ville de Beaucaire pour manquement à l’égalité de traitement. Le maire RN de Beaucaire, Julien Sanchez, espère que les projets de sa ville, notamment une halte SNCF et l’extension d’une base nautique en vue des jeux olympiques, bénéficieront d’un accompagnement conséquent par la Région, jusqu’à présent refusé.

 

► Le professeur Raoult à nouveau inquiété par certains confrères

La Société de pathologie infectieuse de langue française poursuit le directeur de l’IHU de Marseille devant le Conseil départemental de l’Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône. On note parmi les griefs : la promotion d’un traitement qui n’aurait pas prouvé son efficacité, la réalisation d’essais cliniques sans bases légales ainsi que la diffusion de fausses informations auprès du public. Il est passible d’une interdiction d’exercer ! L’ancien président Nicolas Sarkozy, de passage à Marseille, est venu lui apporter un soutien appuyé : après avoir salué ses efforts pour avoir soigné ses patients durant la crise sanitaire. Il s’est dit « choqué de la violence des critiques à l’encontre de l’infectiologue, pris comme bouc-émissaire ».

Alors que des doutes s’installent sur l’efficacité d’un éventuel vaccin, Didier Raoult avait déclaré en août dernier au journal en ligne Info du Jour que le mythe de la dangerosité de l’hydroxychloroquine constituait « le plus grand scandale scientifique de tous les temps ».

 

► Le Mouvement radical veut en finir avec les fêtes chrétiennes.

Le Mouvement radical suggère de supprimer des jours fériés pour relancer l’économie. Mais à l’exception du 8 mai, ce sont les fêtes chrétiennes qui sont visées : le lundi de Pâques, le lundi de Pentecôte, l’Ascension, le 15 août et la Toussaint. Et son président Laurent Hénart ne s’en cache pas. Il souhaite « garantir une égalité face à la liberté de culte ». Sur CNews, Eric Zemmour a manifesté sa désapprobation en affirmant que « ces jours fériés nous rappellent que le pays a été forgé par le catholicisme et incarnent l’histoire millénaire de la France ». Le chroniqueur a aussi fait remarquer que le nombre de jours fériés en France n’était guère plus élevé que dans les autres pays européens. Selon lui, la réduction du coût du travail devrait plutôt venir d’une réflexion sur le coût de l’État-providence obèse, plutôt que sur une réduction des jours fériés.

 

► Le Salon du désir d’enfant suscite la polémique

Malgré un recours en référé-liberté auprès du tribunal administratif de Paris, qui se révélera infructueux, l’association Juristes pour l’enfance n’a pas réussi à empêcher ce week-end, la tenue du Salon du Désir d’enfants, Porte de Champerret, Des agences et cliniques étrangères, nord-américaines, espagnoles et ukrainiennes, sont venues démarcher de futurs clients attirés par la GPA (Gestation pour autrui), la PMA sans père (Procréation médicalement assistée), ou la méthode ROPA (réception d’ovocytes de la partenaire) ouvrant la voie à la bi-maternité. Le collectif Marchons enfants issu de la Manif Pour Tous est parvenu à déployer une banderole en signe de protestation, afin de dénoncer la marchandisation du corps humain, la promotion d’une pratique encore interdite en France et la complicité des pouvoirs publics et des autorités judiciaires, sous couvert d’une réflexion sur l’infertilité.

 

► Le chiffre du jour c’est 533 000

C’est le nombre de téléspectateurs qui se sont mobilisés pour écouter Eric Zemmour mercredi dernier. Le célèbre « Face à l’info » de Christine Kelly a ainsi battu en audience le « Touche pas à mon poste » de Cyril Hanouna sur C8. Une différence d’audience assez minime, mais hautement symbolique !

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► Aux États-Unis, Trump s’en prend aux lobbies de l’antiracisme

Ainsi en a décidé Donald Trump : les formations à l’antiracisme, dans les administrations fédérales, qui se réfèrent à la « théorie critique des races », au « privilège blanc » ou à la propagande selon laquelle les États-Unis sont intrinsèquement racistes et mauvais, ne seront plus payées par le contribuable. Cette mesure, contestée par les adeptes du politiquement correct, relance le débat sur le bien-fondé des actions des lobbies antiracistes. Jérôme Blanchet-Gravel écrivait dans Causeur en 2017 : « La passion antiraciste est le nouvel opium des intellectuels […] Il est temps d’en faire l’examen critique. La passion antiraciste carbure au fantasme, dans la mesure où elle prétend combattre un phénomène qui n’existe pratiquement plus dans les pays occidentaux. L’antiracisme militant n’adhère pas à la réalité : bien au contraire, il y projette ses obsessions ».

 

► Europe de l’Est : la Serbie et le Kosovo esquissent un rapprochement

Sous la médiation d’un conseiller à la sécurité de Donald Trump, Aleksandar Vucic pour la Serbie et Avdulah Hoti pour la province du Kosovo ont conclu un accord de normalisation des relations économiques. Cette avancée ne règle pas pour autant le différend issu de la déclaration d’indépendance unilatérale du Kosovo de 2008, pourtant en contradiction avec la résolution n°1244 de l’ONU de 1999 qui avait placé le Kosovo sous mandat international tout en reconnaissant son appartenance à la République Fédérale de Yougoslavie. Seulement 97 états sur 197 ont reconnu l’indépendance du Kosovo et, sous la pression de Belgrade, le Ghana vient de retirer sa reconnaissance. C’est un succès pour la diplomatie américaine qui a eu pour conséquence, l’engagement de Belgrade de transférer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem.

 

► La phrase du jour est le clin d’œil de Karl Marx à la super classe mondiale

Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d’abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l’intérêt général.

 

► La bonne nouvelle du jour est cinématographique

Le cinéaste Gérard Boyadjian vient de mettre en ligne son long métrage « Djihad judiciaire ». Il s’agit d’un documentaire qui donne la parole à une douzaine de patriotes poursuivis et condamnés par les tribunaux pour avoir tenu des propos critiques à l’égard de l’Islam. Il nous prévient : « la liberté d’expression se meurt sur l’autel du politiquement correct ». Alors qu’Emmanuel Macron vient de déclarer qu’il n’y avait pas, en France, de délit de blasphème, la réalité judiciaire semble bien différente. Le film est accessible en ligne en tapant « Vimeo Djihag judiciaire ».

 

 

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