BULLETIN DE REINFORMATON DU 19 JUIN 2020

Patron d'émission le 19 juin 2020

Bulletin de réinformation présenté par Sacha Milo et François Persurier

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

Éphéméride

Le 19 Juin 1623 naissait, à Clermont en Auvergne, Blaise Pascal

Orphelin de mère à trois ans, son père décide d’éduquer lui-même ce fils qui montre des dispositions extraordinaires.

À onze ans, il compose un court Traité des sons. À douze ans, il démontre la 32e proposition du Ier livre d’Euclide. Il publie ensuite un « Essai sur les coniques » dans lequel il énonce le théorème dit de Pascal. Afin d’aider son père dans son travail de comptabilité fiscale, il développe une machine à calculer : la pascaline. Suivent ensuite les expériences sur le vide, qui, à la suite de Torricelli, confirment la réalité du vide et permettent la compréhension et la mesure de la pression atmosphérique. Blaise Pascal est également, avec Pierre Fermat, à l’origine du calcul des probabilités.

N’a-t il exercé ses talents que dans le domaine scientifique ?

Parallèlement, Pascal développe tout au long de sa vie ses réflexions autour de la religion. De retour à Paris, il perd bientôt son père, et sa sœur Jacqueline entre en religion. Commence pour lui une période mondaine, faite de sorties et de jeux, qui s’achèvera subitement à la suite d’une expérience mystique qui le conduit à une conversion totale. Il s’installe au monastère de Port Royal et se consacre désormais à la défense du jansénisme et à ses œuvres philosophico-religieuses. Il y écrit Les Provinciales et les Pensées. Ces dernières ne seront publiées qu’après sa mort. Elle survient à 39 ans alors qu’il est perclus de douleurs dues à la maladie. Il repose en l’Église Saint-Etienne-du-Mont à Paris.

Mathématicien, physicien, théologien, philosophe, moraliste et fondateur de la prose classique en France, ses talents hors du commun font de Blaise Pascal une des figures les plus importantes de notre culture.

 

GRANDS TITRES


 

► La Grèce durcit sa politique d’accueil aux migrants

Depuis le 1er juin 2020, une nouvelle législation grecque sur l’asile a réduit de six à un mois la période pendant laquelle les migrants ayant obtenu l’asile pouvaient rester dans des appartements financés par l’UE. Cette mesure vise 11.200 des 22.500 demandeurs d’asile et réfugiés, qui sont à 80% Syriens, Afghans et Irakiens.

Pour Manos Logothetis, secrétaire d’État chargé de l’intégration, il n’y a pourtant pas d’autre solution. Il explique que « Nous n’avons pas le temps. Les migrants affluent, et les îles, où plus de 32 000 personnes vivent dans les camps, sont au bord de l’implosion. Elles doivent être soulagées. Il faut faire de la place aux nouveaux arrivants sur le continent. » Une urgence que le gouvernement tempère, par ailleurs, arguant de la pandémie de Covid-19 pour prolonger le confinement dans les camps jusqu’au 21 juin.

Comment l’Europe réagit-t-elle ?

Alors qu’elle paye déjà un lourd tribut migratoire sur ses îles de la mer Egée, la Grèce a été rappelée à l’ordre par l’Europe après une visite, début juin, du commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe Madame Dunja Mijatovic. Ce haut fonctionnaire a estimé que le pays devait « prendre des mesures urgentes et adopter des politiques sur le long terme pour améliorer l’accueil et l’intégration des migrants ».

Notons que d’après l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex, le nombre de migrants à pénétrer en Europe a, après un mois d’avril plus calme en raison du Covid-19, bondi au mois de mai, multipliant par cinq le nombre d’arrivants.

 

► Plus de la moitié de la population serait résistante au coronavirus

L’idée qu’une large fraction de la population puisse ne pas être susceptible d’être infectée par le SARS-CoV-2 semblait hier relever de l’hérésie. Les scénarios apocalyptiques annoncés par l’Imperial College, qui ont déterminé les gouvernements à prendre les mesures draconiennes que nous avons subies, reposaient sur l’hypothèse d’une expansion exponentielle accompagnée d’un nombre de reproduction de base R0 bien supérieur à 1. Or, début mai, le Prix Nobel de Chimie Michael Levitt remarquait que les courbes cumulatives du nombre de cas n’avaient jamais été de vraies exponentielles évoquant la possibilité d’une immunité pré-existant à l’infection.

Est-il le seul à avancer cette théorie ?

Non le professeur Karl Friston, appliquant ses modèles d’analyse bayesienne aux données de la Covid-19 postula l’existence d’une sorte de « matière noire immunologique » dont l’existence n’est prouvée que par ses effets sans que nous n’en connaissions la nature. Selon lui, la population à risque ne dépasserait jamais 50% de la population totale et pourrait même parfois tomber à seulement 20% de celle-ci. Ainsi, les différences observées entre les bilans sanitaires de différents pays seraient dues à des différences de taille de la population vulnérable au Covid-19 propre à chaque pays plutôt qu’aux mesures sanitaires gouvernementales.

Existe-t-il des preuves expérimentales de ces hypothèses

Une étude immunologique, qui vient tout juste d’être publiée dans la revue Cell, corrobore et vérifie ces prédictions de nature mathématique en y apportant un substrat biologique. Elle révèle en effet que 40% à 60% des sujets « vierges » n’ayant jamais été exposés au SARS-CoV-2 sont néanmoins porteurs de cellules immunitaires T capables de reconnaître ce virus. Ces cellules auraient pu être engendrées lors d’une infection par un autre coronavirus notamment de type A dont on sait qu’ils sont responsables de nombreux rhumes, singulièrement chez l’enfant.

Ces conclusions, si elles se vérifient, pourraient expliquer la décroissance observée de la progression de la pandémie au sein des pays atteints les premiers, écarter la probabilité d’une seconde vague et réduire considérablement l’utilité d’une vaccination généralisée.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Génération identitaire poursuit Jean-Luc Mélenchon en justice

Samedi 13 juin, en marge de la manifestation contre le racisme organisée par les proches d’Adama Traoré, des militants de Génération identitaire avaient déployé une banderole « White Lives Matter » au sommet d’un bâtiment surplombant la place de la République, à Paris réclamant « Justice pour les victimes du racisme anti-blanc ». Ils avaient également brandi des fumigènes sous les huées de la foule. Le lundi 15 juin, Jean-Luc Mélenchon, président de La France insoumise, a diffusé un tweet réclamant la dissolution de Génération identitaire, en prétendant que ses militants auraient effectué « des saluts nazis sur les toits de Paris ». Aucune source sérieuse ne confirmant cette accusation d’une part, et l’on parle de montage photographique. Thaïs d’Escufon, l’une des militantes présentes, et Génération identitaire, ont annoncé qu’ils allaient porter plainte et poursuivre Jean-Luc Mélenchon en justice pour diffamation.

Qui des jeunes patriotes luttant pour la préservation de la culture française ou du vieux briscard cherchant à conforter son statut de meneur de la mouvance islamo-gauchiste et indigéniste, aura gain de cause ? La justice en décidera. Affaire à suivre, donc.

 

► L’application StopCovid collecte plus de données qu’il n’avait été annoncé

Cette application était censée détecter les éventuels contacts contaminants que son détenteur pourrait avoir eu avec des sujets porteurs du SARS-CoV-2. Selon le cahier des charges énoncé par Cédric O, le secrétaire d’Etat au numérique, elle devait bien ne transmettre que les données concernant des contacts ayant duré plus de 15 minutes à une distance de moins d’un mètre.

Or, un chercheur a découvert que l’application StopCovid collectait les identifiants de toutes les personnes croisées par un utilisateur, pas seulement celles croisées à moins d’un mètre pendant quinze minutes. Celui-ci conclut ainsi : « StopCovid envoie donc une grande quantité de données au serveur qui n’a pas d’intérêt pour tracer la propagation du virus, mais qui pose un vrai danger pour la vie privée. »

La Commission nationale informatique et libertés a fait savoir que des contrôles étaient « en cours » sur le sujet.

 

► Funérailles de Jean Raspail en l’église Saint-Roch

Les funérailles de Jean Raspail, cet écrivain aventurier qui a parcouru le monde et qui nous a quitté le 13 juin, ont eu lieu mercredi matin. Sans surprise pour cet écrivain royaliste, elles se sont déroulées en l’église Saint-Roch, ancienne église royale, et ont été conduites, en latin, par des curés de la Fraternité Saint-Pierre, en présence du Comte de Paris, du prince de Bourbon-Parme et du représentant du Duc d’Anjou. La foule présente en grand nombre était celle de ceux qui voulaient honorer le visionnaire ayant anticipé les dangers menaçant nos civilisations et l’homme libre qu’il a été. Ces vertus lui valurent d’être banni du « système » mais leur souvenir demeurera en nous.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► Black Lives Matter est une officine de financement des campagnes électorales démocrates

L’organisation mondialiste Black Lives Matter fut crée en 2013. Sa mission officielle est de défendre la communauté afro-américaine contre les brutalités policières et autres injustices ou discriminations dont elle pourrait être victime. Une fondation du même nom, qui est active aux USA, au Royaume-Uni et au Canada, est chargée de récolter les dons effectués au profit de la cause anti-raciste.

Or, il se trouve que les dons effectués sont reçus par une officine du Parti démocrate dénommée « ActBlue » qui n’est autre qu’un organe de financement des campagnes électorales du Parti démocrate. Ainsi, les campagnes de Bernie Sanders et de Joe Biden ont bénéficié de ces fonds à hauteur de 186 et de 120 milliards de dollars respectivement. Le choix par cette organisation de la période pré-électorale pour orchestrer la campagne d’agitation antiraciste actuelle d’ampleur inédite n’a donc pour but que d’empêcher la ré-élection de Donald Trump en ramenant au bercail démocrate l’électorat noir. Elle le fait en polarisant celui-ci sur la seule question raciale tout en profitant des retombées de générosité induite par l’émotion qu’elle suscite, pour financer les dernières étapes de sa campagne électorale.

 

► La phrase du jour est de Manuel Valls

La lutte des classes disparaît au profit de la guerre entre races

C’est le constat fait par cet ancien Premier ministre et ex-ministre de l’Intérieur de la République française. Pour être tardif, il n’en rappelle pas moins celui établi jadis par son successeur place Bauveau, Gérard Collomb !

 

► La citation du jour est encre de Blaise Pascal

Ne pouvant fortifier la Justice, on a justifié la Force !

 

► La bonne nouvelle du jour est pour la liberté d’expression

Le Conseil constitutionnel censure le cœur du dispositif de la loi Avia.

Les sages ont rendu publique une décision dans laquelle ils censurent plusieurs articles de la loi visant à lutter contre les contenus haineux sur Internet aussi connue sous le nom de loi Avia. Le texte avait été adopté définitivement par l’Assemblée nationale le 13 mai dernier, après un parcours chaotique. Saisi par un groupe de sénateurs, le Conseil constitutionnel a estimé « contraires à la Constitution » les articles 3, 4, 5, 7, 8 et 9 ainsi que plusieurs passages contenus dans les articles 1, 10, 12, 18 et 19. Le Conseil a considéré en outre que la mesure phare du projet – l’obligation pour les opérateurs de plateformes internet de retirer les contenus dans un délai de 24 heures – constituait une « atteinte ni adaptée, ni nécessaire ni proportionnée » à « la liberté d’expression et de communication ».

 

 

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