BULLETIN DE REINFORMATON DU 15 JUIN 2020

Patron d'émission le 15 juin 2020

Bulletin de réinformation présenté par Henri Benoît et Christian Grandjean

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

GRANDS TITRES


 

► Discours présidentiel : Emmanuel Macron s’est voulu rassurant et rassembleur

Souhaitant montrer qu’il reprenait la main sur son Premier ministre en matière de déconfinement, le Président a annoncé d’entrée de jeu que les cafés et les restaurants pourront rouvrir dès aujourd’hui, que les visites en maison de retraite seront ré-autorisées sans restriction et que les établissements scolaires devront accueillir tous les élèves à partir du 22 juin. S’en est suivi un discours d’autosatisfaction par rapport à la gestion de la crise sanitaire : « nous n’avons pas à rougir de nos choix » a-t-il dit, faisant allusion aux milliers de vies sauvées, selon lui, grâce à la mobilisation du gouvernement. Un point de vue qui fait un peu tousser lorsque l’on sait que la mortalité par millions d’habitants en France a été l’une des plus élevée au monde.

Les rumeurs de démission ou de remaniement ministériel n’ont donc pas été à l’ordre du jour ?

Au contraire, Emmanuel Macron a voulu inscrire son discours dans la durée de son quinquennat, qu’il veut consacrer à « une reconstruction économique, écologique et solidaire ». En s’engageant à ne pas augmenter les impôts, il évoque quelques pistes comme la relance de la santé, de l’instruction, de la formation et la protection des plus faibles. Il dit vouloir éviter au maximum les licenciements et favoriser l’investissement dans les technologies innovantes. Un programme de reconstruction qui se fera avec l’Europe, ou plus exactement avec l’Allemagne, seul partenaire européen cité par le Président, grâce à un endettement commun qu’il appelle de ses vœux.

Quel gage d’unité a-t-il donné face aux fractures récentes de la société française

Après avoir réaffirmé son soutien aux luttes contre les discriminations, il en a appelé à l’union autour du patriotisme républicain, en mettant en garde contre les dérives communautaristes et séparatistes. Pas question d’effacer des pages d’histoire ou de réinventer ce que nous sommes. Puis est arrivé le soutien tant attendu aux policiers. « Les policiers méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. Sans ordre républicain, ni sécurité, ni liberté », a-t-il déclaré dans l’espoir d’éteindre le feu.

 

► Après les déclarations du ministre de l’Intérieur, les policiers ne décolèrent pas, tout en remplissant leur mission

Après que Christophe Castaner s’est publiquement rangé du côté du collectif « La vérité pour Adama », la tension a été à son comble en cette fin de semaine : la rencontre avec les syndicats n’ayant pas aboutie, des policiers se sont rassemblés vendredi matin au rond-point de l’Arc de triomphe pour protester contre les accusations de racisme dont ils font l’objet. A Bobigny, et dans de nombreuses villes comme Rennes, des policiers ont jeté à terre leurs menottes en signe de protestation. Après avoir dénoncé le laxisme judiciaire, ils déplorent la montée du sentiment d’impunité. Le secrétaire général du syndicat SGP Police-Force Ouvrière, Yves Lefebvre, a appelé ses collègues à ne plus faire d’interpellations. Quant à Alexandre Langlois du syndicat de police VIGI, il déplore l’existence d’une minorité raciste au sein même de la police mais reproche à la hiérarchie policière d’avoir trop longtemps fermé les yeux. Il avance que seule la démission de Castaner et de Belloubet permettrait de sortir de la crise de confiance suscitée par les déclarations du ministre, prêt à s’agenouiller pour dénoncer le racisme.

Pourtant, il semble que les forces de l’ordre n’aient pas démérité samedi dernier ?

En effet, bravant les interdictions liées à la crise sanitaire, et profitant de la complaisance de Christophe Castaner, qui a déclaré « l’émotion dépasse les règles juridiques », le comité Traoré et la Ligue de défense noire africaine, avaient appelé à une manifestation qui devait aller de la place de la République à l’Opéra. Malgré les agressions contre les policiers, la manifestation n’a pu quitter la place de la République, tandis que Génération Identitaire déployait une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Justice pour les victimes du racisme anti-blanc ». Et surprise, à l’appel de la Brigade Anti-criminalité (BAC), des policiers se sont à nouveau réunis place de l’Etoile, samedi à minuit, pour exprimer leur mécontentement face aux propos de leur ministre.

A l’avenir, d’autres actions sont-elles encore possibles ?

Le Conseil d’État, saisi par la Ligue des Droits de l’Homme a rétabli, ce même samedi 13 juin, la liberté de manifester à la double condition de respecter les gestes barrière et de ne pas dépasser les 5000 personnes. Le juge administratif a estimé que le droit de manifester était une liberté fondamentale qui devait être traitée au même titre que la liberté des cultes.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Un patriote nous a quittés

Jean Raspail est décédé samedi 13 juin à l’âge de 94 ans. Explorateur et auteur de romans d’aventures, il publia « Le Camp des saints » en 1973, dont le scénario présente l’arrivée massive de clandestins par bateau, avec la complaisance d’une population et d’un clergé lobotomisés. En 2004, il publie une tribune dans Le Figaro « La patrie trahie par la République » dans laquelle il dénonce la politique migratoire de la France. Poursuivi devant la dix-septième chambre, par la LICRA, il sera relaxé. Il s’opposa à la guerre du Kosovo de 1999 à laquelle participa la France, en menant des frappes aériennes avec les forces de l’OTAN. Pour son œuvre littéraire, Jean Raspail reçut de nombreuses distinctions dont le grand prix littéraire de l’Académie française.

 

► Le Grand Rex cède au politiquement correct

La Warner, qui détient les droits d’exploitation du film « Autant en emporte le vent », a intimé à la direction du Grand Rex l’ordre d’annuler la projection du célèbre film américain, programmé pour le 23 juin prochain, jour de la réouverture des salles de cinéma. Dans la mouvance « Black Lives Matter », en français « Les vies noires comptent», le film est vilipendé par les minorités dites antiracistes américaines qui prétendent que ce film dépeint des préjugés racistes, autrefois communs dans la société américaine ». Le ministre de la Culture Franck Riester a jugé « inadmissible » cette déprogrammation.

 

► Vol prémédité d’un poteau funéraire Bari au musée du quai Branly

Un activiste congolais et quatre complices se sont emparés d’une œuvre « volée » selon eux par la France colonisatrice au XIXe siècle. « On ramène notre bien à la maison » a déclaré l’un d’eux, en bravant le regard des équipes chargées de la sécurité. Si le ministre de la Culture a fait part de son mécontentement, ce vol s’inscrit pourtant dans un courant de pensée « pro-restitution » lancé par le président de la République lui-même. En effet, le rapport Savoy-Sarr, commandé par Emmanuel Macron, bien que très critiqué par l’ancien directeur du musée du quai Branly, qui préconisait plutôt des échanges entre musées, prône des restitutions massives d’œuvres d’art vers les pays de leurs auteurs.

 

► Une tentative d’incendie a visé la cathédrale de Rennes

Une nouvelle agression contre un lieu de culte a eu lieu de nuit, dans la capitale des Ducs de Bretagne. Mais l’incendie a été rapidement maîtrisé par des voisins qui ont jeté des bassines d’eau sur la porte en flammes de la cathédrale. Ce forfait rappelle la tentative d’incendie qui a visé l’église Saint-Sulpice à Paris, le 17 mars 2019. Plus de mille actes antichrétiens sont recensés chaque année et, selon les chiffres de Gérard Collomb, 626 atteintes aux lieux de cultes chrétiens avaient été recensées pour la seule année 2017.

 

► Le chiffre du jour c’est 200 000 € par mois 

C’est le coût estimé de l’exploitation de l’application Stop-Covid, destinée à identifier les personnes contaminées par le coronavirus, et leurs contacts. Lancée le 4 juin, à peine 2% de la population avait chargé l’application. Un « flop qui coûte cher » selon le commentaire de France Info. L’association Anticor, agréée par le ministère de la Justice pou repérer les corruptions, pointe du doigt le coût de l’hébergement du serveur de l’application, qui a été confié à la société Outscale, une filière de Dassault Systèmes, certifiée en hébergement des données. Sauf que cette attribution s’est faite sans passer par un appel d’offres en bonne et due forme ! C’est pourquoi Anticor a saisi le parquet national financier.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► Pologne : la Justice donne raison à un salarié d’Ikéa qui avait refusé de participer à une journée de solidarité envers les personnes LGBT

Le leader mondial de l’ameublement « tendance » avait licencié un salarié au motif qu’il refusait de participer à une action de solidarité LGBT. Ce dernier a porté plainte en soutenant qu’il avait été embauché pour vendre des meubles et non pour faire la promotion des droits de la minorité LGBT. La cour polonaise a jugé que le licenciement était abusif et qu’il ne respectait pas la liberté de conscience du salarié. Ce fait divers souligne les dérives des « chartes de valeurs » que de grandes sociétés mondialisées tentent d’utiliser pour promouvoir l’idéologie dominante.

 

► Italie : le président du Conseil des ministres, auditionné pour sa gestion dans la crise sanitaire

Giuseppe Conte a été auditionné par le parquet de Bergame, pour sa gestion de la crise du Coronavirus. Il lui est reproché d’avoir tardé à créer des « zones rouges » dans le nord du pays, épicentre de l’épidémie. Mais le gouvernement et les dirigeants locaux de Lombardie, qui auraient pu légalement instaurer ces zones, se renvoient la balle quant à ce retard. Le contrecoup de la pandémie, laquelle s’est traduite par plus de 34 000 victimes et un impact économique dramatique, vient désormais s’exprimer dans la rue : les Gilets oranges ont manifesté leur mécontentement, le jour de la fête nationale italienne du 2 juin, bravant les consignes de distanciation. Ils revendiquent l’abandon de l’euro, le retour à la lire et la démission du gouvernement. Mattéo Salvini, ancien ministre de l’Intérieur et dirigeant du parti La Ligue, avait profité de cette journée pour faire son retour en politique.

 

► La phrase du jour est de Michel Onfray

On ne va pas détruire les grottes de Lascaux, sous prétexte que les hommes donnaient probablement des baffes à leurs femmes !

 

► La bonne nouvelle du jour est mariale !

Une réplique de la statue de la Vierge au Pilier, a été installée vendredi dernier sur le parvis de Notre-Dame de Paris. A quelques jours du démantèlement de l’échafaudage de la cathédrale, elle s’offre désormais à la dévotion du public. L’original, datant du XIVe siècle, a réchappé de l’incendie, alors qu’elle se trouvait au cœur du brasier. Après restauration, elle est désormais conservée en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois.

 

 

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