BULLETIN DE REINFORMATION DU 10 AVRIL 2020

Patron d'émission le 10 avril 2020

Bulletin de réinformation présenté par François Persurier et Sacha Milo

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

Éphéméride


 

Le 10 avril 1912, le paquebot britannique RMS Titanic quitte Southampton pour son premier et unique voyage en direction de New-York. Le même jour il fera escale à Cherbourg puis le lendemain à Queenstown en Irlande, d’où il s’élancera dans l’Océan Atlantique Nord avec à son bord 1.316 passagers et 889 membres d’équipage. Ce paquebot de tous les records, le plus grand et le plus luxueux jamais construit, avec ses 269 mètres de long, 28 mètres de large et 53 mètres de haut, d’une capacité inégalée à l’époque, méritait largement son nom de baptême « Le Titanesque ». Trois années avaient été nécessaires à la construction, à Dublin, de ce fleuron de la compagnie « White Star Lines » décrit comme insubmersible.

Quatre jours après son départ, le 14 avril à 23h40, après avoir parcouru 1.451 miles nautiques, il entrera en collision avec un iceberg au large de Terre-Neuve. Il sombrera à 2h20, emportant avec lui les deux tiers des personnes à bord, faisant environ 1.500 victimes. Les quelques 700 rescapés seront recueillis par deux navires, le Carpathia et le Californian, qui avaient répondu aux signaux de détresse lancés par le Titanic. Ils seront acheminés à New-York où ils arriveront trois jours plus tard.

Ce naufrage s’expliquerait par diverses causes naturelles et humaines. La présence des glaciers à cette latitude due à un hiver très doux, la vitesse élevée et le manque de visibilité par une nuit de brouillard sans vent, l’absence de jumelles au poste de vigie ou encore le nombre insuffisant de canots de sauvetage. Autant de facteurs à l’origine de cette catastrophe parmi les plus lourdes de l’histoire maritime. L’épave du Titanic sera retrouvée en 1985 à 650 km de Terre-Neuve, gisant par 3.821 mètres de fond.

 

GRANDS TITRES


 

► Le président Trump menace de priver l’OMS de toute subvention pour sa gestion discutable de la pandémie

L’OMS est attaquée de toutes parts pour sa gestion déplorable de la pandémie. En effet, dès le 31 décembre 2019, alors que des cas de transmission inter-humaine de la maladie COVID-19 lui étaient signalés par des observateurs taïwanais, l’OMS aurait dû classer l’épidémie au stade 4. Niant encore, le 12 Janvier 2020, l’existence d’une telle transmission, l’OMS persistait à recommander « de ne restreindre ni les voyages ni le commerce avec la Chine » ! Enfin, avec trois semaines de retard, l’OMS reconnaît le 20 Janvier 2020, la transmission inter-humaine de la maladie mais il fallut attendre le 30 janvier pour que l’OMS classe cette épidémie en une « urgence sanitaire internationale ». Malgré sa vitesse de propagation fulgurante, il fallut attendre le 11 mars pour que le directeur général de l’OMS la proclame « pandémie ». Une telle absence de réactivité laisse perplexe. D’aucuns voient dans cette minimisation de l’épidémie aux conséquences désastreuses, l’influence dommageable de Pékin, l’OMS ne remettant jamais en cause ni le bien-fondé, ni la transparence ni l’objectivité des annonces chinoises.

Cette période de sous-estimation du risque, condamnant notamment les fermetures de frontières, sera suivie d’une phase alarmiste au cours de laquelle furent publiés des taux de létalité surévalués, en omettant de tenir compte des cas pas ou peu symptomatiques. Faisant écho aux prévisions apocalyptiques de l’épidémiologiste anglais Neil Ferguson et d’Anthony Fauci, elle contribua à répandre la panique dans le monde. L’OMS poursuivit sa politique de pompier-pyromane en affirmant ensuite l’inutilité des masques puis en mettant en garde contre les dangers de l’Hydroxy-Chloroquine.

Le Président Trump, en soulignant son échec et en en attribuant la responsabilité à son « sino-centrisme », menace l’OMS de la priver des subventions américaines. L’avenir de cette institution semble fort compromis.

 

► L’hydroxychloroquine vole de victoire en victoire à travers le monde

Une attitude aussi prudente qu’incompréhensible a été adoptée par nos dirigeants vis-à-vis du traitement des formes débutantes de la pneumonie à SARS-CoV-2 par l’hydroxychloroquine, associée à l’azithromycine, préconisée par le professeur Didier Raoult de l’IHU de Marseille. En effet, nos dirigeants, qu’on sait irréprochables, sont toujours prompts à se réclamer de l’« Éthique » et de la « Vérité », surtout lorsque celle-ci se dévoile, comme la Justice, en aveugle. Ce sont sans doute ces deux vertus qui ont amené l’ex-ministre de Santé le docteur Buzyn à en interdire la vente libre le 13 janvier dernier, démarche qui fut complétée, dès l’annonce des résultats spectaculaires obtenus par l’équipe du professeur Raoult, par l’interdiction de la prescrire en dehors de l’hôpital. La démarche peut paraître paradoxale et contre-productive quand on cherche avant tout à désengorger les lits de soins intensifs surchargés par un afflux inédit de malades.

D’autres dirigeants politiques de par le monde, sans doute plus soucieux, à l’instar du professeur Raoult, d’efficacité que d’éthique, reprirent la balle au bond en proclamant, notamment depuis la Maison Blanche, que ce traitement pouvait « changer la donne » de cette pandémie. D’autres voix se firent entendre dans le même sens comme celle du dirigeant indien Narendra Modi, dont le gouvernement vient même de recommander l’usage de l’hydroxychloroquine à titre prophylactique pour les sujets exposés, comme le personnel soignant. Une autre voix provenant pourtant du géant pharmaceutique Novartis, en la personne de son directeur général, célèbre cette molécule en ces termes : « L’hydroxychloroquine est le plus grand espoir de traitement contre le coronavirus », ajoutant : « Les études pré-cliniques chez l’animal ainsi que les premières données des essais cliniques montrent que L’hydroxychloroquine tue le coronavirus » déclare Vas Narasimhan dans une interview publiée par la Sonntags Zeitung.

Notons que, jugeant sans doute que la position officielle française devenait intenable, le président Macron s’est rendu non pas à Canossa mais à Marseille pour y rencontrer Didier Raoult.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Le PIB français en chute libre

Selon une étude réalisée par la Banque de France auprès de 8.500 entreprises et publiée mercredi 8 avril, la crise du coronavirus a entraîné une chute du PIB (produit intérieur brut) de 6% au premier trimestre 2020. L’activité a reculé de 32% sur les quinze derniers jours de mars. Les secteurs les plus touchés sont la construction, avec une baisse à hauteur des trois quarts de l’activité normale, le commerce, les transports, l’hébergement et la restauration. L’activité industrielle tournerait à 55% de sa capacité de production.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, seul l’effondrement économique du deuxième trimestre de 1968 est comparable à la situation actuelle.

L’étude estime par ailleurs que chaque quinzaine de confinement entraînera 1,5% de perte du PIB sur l’année. Une estimation partagée par L’INSEE fin mars.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau affirme au micro de RTL : « Le mois d’avril sera au moins aussi mauvais que la dernière quinzaine de mars ». Il ajoute que « la croissance sera fortement négative en 2020 » mais anticipe déjà un rebond pour 2021.

 

► Coronavirus : Castaner s’en prend aux maires qui rendent les masques obligatoires

Faute de consignes nationales en la matière, les maires de Sceaux (Hauts-de-Seine) et de Royan (Charente-Maritime) ont publié un arrêt municipal interdisant toute sortie sans protection du visage.

Le site du Figaro rapporte que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, auditionné jeudi 9 avril par la mission d’information de l’Assemblée nationale, a prévenu que les édiles devront retirer les arrêtés pris en ce sens pendant le confinement. Il justifie sa décision en précisant que « cette règle contrevient à l’égalité territoriale », parce que certaines communes peuvent avoir les moyens d’équiper l’ensemble de leur population en masques, quand d’autres ne les auraient pas ». Le ministre de l’Intérieur estime au passage que l’utilité sanitaire d’un port du masque par tous, « n’est pas médicalement démontrée ».

Rappelons que le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé le 28 mars que la France avait commandé « Plus d’un milliard de masques, notamment à la Chine, pour faire face à la pandémie de Covid-19 ».

 

► La chiffre du jour est de 568.000

C’est, selon Christophe Castaner, le nombre de verbalisations effectuées depuis le début du confinement.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► Le sénateur Sanders met fin à sa campagne pour l’investiture Démocrate laissant Joe Biden seul face à Donald Trump

Il avait commencé sa campagne en février 2019, répétant les propositions propres à séduire un électorat progressiste mais enraciné, qui précipitèrent sa chute face à Hillary Clinton aux précédentes présidentielles. Il vient de reconnaître sa défaite en engageant toutefois ses partisans à « continuer le combat ». Considérant l’urgence climatique plus grande encore que l’urgence pandémique il avait pourtant enthousiasmé ses partisans. Il préconisait une assurance sociale pour tous dont le coût aurait été exorbitant. Ces mesures lui assurèrent le soutien d’un grand nombre de célébrités toujours promptes à endosser les projets utopiques ou démagogiques.

Joe Biden est donc le dernier à prétendre à l’investiture démocrate. Souhaitons-lui que les outrages du temps lui laissent le loisir de choisir un vice-président qui lui permette d’affronter Donald Trump dans de bonnes conditions. Affaire à suivre.

 

► L’Arabie saoudite annonce un cessez-le-feu au Yémen, en raison du coronavirus

L’agence du royaume wahhabite « Saudi Press Agency » rapporte les propos du 8 avril du colonel Turki Al-Malki, un officiel saoudien : « La coalition annonce un cessez-le-feu global au Yémen à partir du 9 avril pour une période de deux semaines afin de soutenir les efforts visant à lutter contre la propagation de la pandémie de Covid-19 ». Il ajoute que ce cessez-le-feu pourrait être prolongé si les Houtis répondaient de manière positive à ce geste « de bonne foi », mais que la coalition se réservait le droit de se défendre en cas d’attaque.

Ce cessez-le-feu intervient quelques jours après la série de frappes conjuguées de missiles et de drones sur le sol saoudien opérée pas les Houtis le 29 mars et que le système de défense anti-aérienne de l’Arabie saoudite, fourni par les États-Unis, n’a pas été en mesure de contrer.

 

► La citation du jour est de Nicolås Gomez Davilà :

Les journalistes sont les courtisans de la Plèbe

 

► La bonne nouvelle du jour est médiatique.

Aux États-Unis l’audience, aux heures de grande écoute, de la chaîne de gauche CNN chute de 26%, à son plus bas niveau depuis 2015 avec 770 000 spectateurs. En revanche la chaîne conservatrice Fox News, soutien majeur de Donald Trump, atteint 2 400 000 spectateurs, au premier rang des grands médias. Un recul de la désinformation dont on ne peut que se réjouir !

 

 

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