BULLETIN DE REINFORMATION DU 13 DÉCEMBRE 2019

Patron d'émission le 13 décembre 2019

Bulletin de réinformation présenté par Erika Gauthier et Stéphane Picavoix

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

GRANDS TITRES


 

► La grève en France ne s’arrange pas

Les déclarations du Premier ministre Édouard Philippe semblent ne pas avoir réussi à calmer le jeu, ni même à clarifier le débat ! Les membres du gouvernement et de la majorité ont passé hier et aujourd’hui une partie de leur temps à rallier les différents médias pour tenter d’expliquer cette réforme qui, visiblement, ne passe pas.

La déclaration d’Édouard Philippe n’a pas non plus été très claire

C’est le moins que l’on puisse dire ! Le principal point flou est l’âge de départ à la retraite : Édouard Philippe a assuré que 64 ans serait un âge « pivot », en aucun un âge obligatoire de départ à la retraite, les citoyens seraient juste « incités à travailler plus longtemps ». Mais dès le lendemain sur CNews, le patron des En Marche à l’Assemblée Gille Legendre insistait sur le fait que la question de l’âge était encore en « débat », et nullement quelque chose de définitif. Par ailleurs, si le Premier ministre reste ferme sur le projet d’une retraite universelle, de nombreuses professions du service public auront droit à des dérogations, ou pourraient même conserver leurs régimes spéciaux respectifs : urgenciers, policiers, pompiers… Les enseignants verront quant à eux le montant de leur pension « sanctuarisé », sans aucune explication particulière.

La réforme ne touchera en tout cas plus que les personnes qui sont nées après 1975.

Oui, la réforme se voulant progressive, pour que la génération de 2004 puisse bénéficier de la réforme des retraites à points entièrement, sans toucher encore quelques régimes spéciaux de l’ancienne juridiction. Mais on peut voir surtout dans cette manœuvre une volonté politique de protéger l’électorat macronien, généralement plus âgé, et donc plus enclin à le soutenir en cas de nouveau duel entre lui et un dirigeant populiste lors des prochaines élections présidentielles, qui arrivent maintenant à grands pas.

Les syndicats et autres grévistes ne décolèrent en tout cas pas

Non, la situation en région parisienne et dans les autres grandes villes de l’hexagone ne semblent pas près de s’améliorer ! La SNCF et la RATP sont toujours en grève, et vont la reconduire perpétuellement tant que la réforme ne sera pas retirée. La situation tend à diviser en tout cas ces professions, et notamment chez les chauffeurs de bus, de métro ou de train, les non-grévistes, qui travaillent souvent par nécessité financière, sont régulièrement insultés par leurs collègues grévistes. Un climat bien anxiogène pour les fêtes de fin d’année !

 

► Conflit diplomatique entre Moscou et Berlin

Si le récent sommet à Paris réunissant Angela Merkel, Emmanuel Macron, Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky est une preuve d’un certain rapprochement entre l’Occident et le Kremlin, les relations n’en restent pas moins tendues.

Quel est le résultat final de ce sommet à Paris sur la situation en Ukraine ?

Un résultat assez mitigé en fin de compte, Moscou et Kiev s’accordant principalement sur des échanges de prisonniers et une démilitarisation des zones contestées entre les séparatistes et les forces ukrainiennes. Mais tant qu’une solution politique ne sera pas trouvée, le conflit ne peut que s’éterniser, avec son lot quotidien de bombardements et de morts. Quoiqu’il en soit, si la chancelière allemande et le président français étaient là pour s’assurer de la bonne tenue des accords de paix, les deux puissances occidentales, et en particulier l’Allemagne restent très suspicieuses à l’égard de la Russie.

Mais pourquoi cela ?

Le 23 août dernier, Zelimkhan Khangochvili est abattu dans un parc de Berlin de trois balles tirées par un silencieux. L’auteur présumé, un Russe avec des faux papiers, garde le silence depuis, mais les enquêteurs assurent que le tueur ne peut avoir agit que pour le compte de la Russie ou de la République autonome tchétchène. En effet, la victime est ancien combattant des guerres d’indépendances tchétchènes, connu pour sa radicalisation islamiste. Interrogé sur le sujet lors de la réunion récente à Paris, Vladimir Poutine a déclaré que « c’était un combattant très cruel et sanguinaire. L’une des opérations à laquelle il a participé a fait 98 morts. Il était l’un des organisateurs de l’attentat de Moscou ».

Presque un aveu en fin de compte

Oui, mais les autorités allemandes étaient presque déjà convaincues de l’implication russe dans l’assassinat, deux membres de l’ambassade russe ayant été invité à quitter rapidement le territoire allemand le 4 décembre dernier. Hier, la diplomatie moscovite a elle aussi enjoint deux diplomates allemands à quitter Moscou : « Vous avez expulsé nos diplomates, nous expulsons les vôtres, c’est tout » a justifié le président russe. Quoiqu’il en soit, cette affaire ressemble étrangement à l’assassinat de l’agent double Sergueï Skripal, un ancien agent du KGB travaillant en réalité pour le MI6, à Londres en mars 2018.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Eric Zemmour explose les compteurs de CNews

Chroniqueur privilégié depuis la rentrée, Eric Zemmour fait exploser l’audience de son émission sur le canal 16 de la TNT, de 19 heures 30 à 20 heures. D’après plusieurs compteurs indépendants, la progression d’audience de la tranche horaire était de 261% à la fin novembre, alors que le 5 décembre dernier l’émission battait son propre record. Le polémiste, qui a subit plusieurs pressions de la part des employés de Canal+ même, mais aussi par des manifestations de musulmans au siège de la chaîne, invite pourtant tous les soirs une nouvelle personnalité comme Laurent Fabius, ou même Bernard-Henri Lévy. Une bonne réussite pour la direction de Canal+.

 

► Le gaz hilarant fait des ravages

Déjà onze cas graves recensés dans les Hauts-de-France, de jeunes adolescents ayant abusé d’une nouvelle drogue, le protoxyde d’azote, plus connu sous le nom de gaz hilarant. Celui-ci provoque en effet des crises de fou rire chez la victime, pouvant parfois entraîner de graves troubles neurologiques, cette drogue ayant un effet particulièrement nocif avec la consommation d’alcool par exemple. Le sénat a donc adopté hier une proposition de loi pour punir d’une amende de 3750 euros tous distributeurs. Malheureusement, ces petites capsules métalliques sont aussi utilisées dans les bonbonnes de chantilly dans les magasins de grande distribution ! Un vrai casse-tête en perspective.

 

► L’arabe, une langue de France selon Jack Lang

Pour cette nouvelle édition placée sous le signe du plurilinguisme en France, Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe, souhaite rappeler combien l’arabe serait, aujourd’hui, pleinement une langue de notre pays. Il déclare « l’arabe, une langue de France ». Il précise aussi que cette langue, chère à l’Hexagone, souffre encore d’une image ambivalente et ne bénéficie pas suffisamment de l’enseignement qu’elle mériterait à l’école… A quand la promotion de notre si belle langue française ?

 

► Les électriciens et gaziers Lyonnais en grève

Après plus d’une semaine de grève contre la réforme des retraites, de nombreux travailleurs se mobilisent encore. Mais certains font preuve d’ingéniosité. Des électriciens et gaziers lyonnais ont décidé de mener une action concrète afin de toucher le pouvoir en plein cœur, « dans le porte-feuille », prenant l’initiative de basculer 80.000 foyers de la région lyonnaise en heures creuses. Pour justifier leur acte, ces derniers rappellent que « l’énergie n’est pas une marchandise » comme l’indique la constitution qui la définit comme « bien de première nécessité, dont l’accès doit être garanti à tous ». Cette action révèle également une grande inquiétude quant au projet Hercule, qui envisage la privatisation d’une partie des activités d’EDF.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► La Chine contrariée par une étrange natalité

Si le mariage pour tous ou la GPA ne sont clairement pas des enjeux pour la plupart des Chinois, la PMA est désormais un marché en plein essor au cœur de l’Empire du Milieu. En effet, si Pékin restreint le don de sperme aux couples infertiles, de nombreuses Chinoises sont attirées par cette pratique. En consultant des catalogues de donateurs sur des sites américains ou même danois, ces femmes peuvent partir suivre le programme pour rentrer au pays une fois l’enfant né. Alors que la démographie chinoise révèle un nombre sans cesse croissant de célibataires masculins, la Chine manquant cruellement de femmes depuis la politique de l’enfant unique établie par Pékin, celles-ci préfèrent non pas un mari mais juste un enfant, de préférence aux traits européens.

 

► Élections législatives en Grande-Bretagne

Pour la troisième fois depuis quatre ans, les Britanniques se déplacent une nouvelle fois pour aller aux urnes cette fois-ci pour des élections législatives anticipées réclamées par Boris Johnson. Le Premier ministre, soucieux de vouloir appliquer le Brexit, devait pour cela obtenir une majorité absolue au Parlement. La campagne électorale a en tout cas été un champ de bataille médiatique exceptionnel, puisque le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn a été accusé par le grand rabbin d’Angleterre de ne pas assez lutter contre l’antisémitisme, alors que Boris Johnson a été vertement critiqué pour sa personnalité impétueuse. D’après les premières estimations, le parti conservateur a finalement obtenu la majorité au parlement britannique, avec plus de 368 députés sur les 650, contre 191 pour le Labour de Corbyn.

 

► Élection présidentielle en Algérie

L’Algérie serait-elle en passe de réaliser son « printemps arabe » ? C’est en tout cas l’un des slogans qui revient souvent dans la bouche des cinq candidats. Mais la réalité semble toute autre : loin des promesses de démocratie après la démission de Bouteflika, les cinq candidats sont tous des anciens conseillers ou proches du président algérien, certains ayant fait leurs carrières dans l’armée. Alors hier, pour contester la légitimité de ces élections présidentielles, une grosse partie des Algériens a préféré manifester dans les rues et piétiner les bulletins de vote, alors que deux bureaux de vote ont été saccagés en Kabylie.

 

► Guerre des Yakuzas au Japon

Depuis quelques mois déjà, la violence est en pleine recrudescence dans les grandes villes nippones. Le plus grand clan des Yakuzas au Japon, Yamaguchi-gumi, a vu une scission majeure se produire en 2015 provoquant une série d’agressions et de meurtres entre le clan et les rebelles. La fracture est telle que les autres grands clans Yakusas ont dû intervenir dans le conflit pour choisir leur camp, multipliant ainsi les pressions physiques et les assauts sur les quartiers généraux des clans adverses. Si la situation s’était un peu résorbée, l’assassinat récent d’un dirigeant du clan rebelle, le Kobe-Yamaguchi-gumi, a remis le feu aux poudres. La police, qui doit respecter l’institution traditionnelle que sont les clans Yakuzas, est quasiment impuissante, les Yakuzas bénéficient d’un prestige et d’une aura encore importante aux yeux de la population et des politiciens, qui en font presque des intouchables.

 

► Norvège : un groupe islamiste subventionné pour convertir une église centenaire en mosquée

Le chef du Parti populaire chrétien centriste en Norvège, Kjell Ingolf Ropstad, a approuvé une subvention d’environ 100 000 euros dédiée à la conversion d’une église vieille de plus de 100 ans en mosquée, par une communauté islamiste radicale. Selon le journal norvégien l’Aftenposten, le Centre culturel islamique, bénéficiaire de cet argent, possède déjà plusieurs écoles dans ses mosquées, notamment dans celles d’Oslo et de Drammen. Ce n’est pas la première fois que Ropstad accorde de telles sommes au groupe islamique. En effet, par le passé, le Centre culturel islamiste avait reçu presque 70 000 euros pour transformer une ancienne église de baptiste en mosquée à Stavanger et 20 000 euros pour transformer une maison de prière à Skien en mosquée.

 

► La phrase du jour nous vient de Geneviève de Fontenay !

Invitée sur le plateau de Morandini Live sur CNews mercredi 4 décembre, l’ancienne présidente du Comité Miss France Geneviève de Fontenay, s’est exprimée sur l’actualité du concours féminin.

Jamais je n’aurais imaginé qu’on puisse accoler ‘transgenre’ à ‘Miss France’. C’est tellement contre nature ! […] Je suis contre des qualificatifs qui ne correspondent pas à un titre que j’estime honorable de Miss France. Qu’une transgenre existe, ce n’est pas mon problème. Je ne suis pas contre, mais ça ne peut pas coller à Miss France.

La réaction de l’ancienne présidente du Comité Miss France concernant la participation d’une miss transgenre au concours était prévisible attendu qu’elle s’était fermement opposée à la PMA et au mariage pour tous il y a quelques années.

 

 

Commentaires Facebook
Étiquettes :

En cours

Title

Artist

Background
Intervenir sur l'émission
EMISSION EN COURS

↺ Les mardis de la mémoire

14:00 15:00