BULLETIN DE REINFORMATION DU 20 SEPTEMBRE 2019

Patron d'émission - le 20 septembre 2019

Bulletin de réinformation présenté par Arthur Van de Vater et Erika Gauthier

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

GRANDS TITRES


 

► Vers une nouvelle guerre au Moyen-Orient ?

Samedi dernier, deux installations pétrolières en Arabie saoudite ont été attaquées par des drones chargés d’explosifs. Si ce sont les rebelles yéménites Houthis qui ont revendiqué les attentats, Riyad et Washington accusent tous deux Téhéran.

Ont-ils des preuves concrètes de leurs accusations ?

L’Iran est notoirement connu pour soutenir les rebelles contre une coalition de pays arabes, menés entre autres par la monarchie saoudienne. Le pays chiite envoie ainsi régulièrement des armes et des « volontaires » au Yémen, malgré le blocus et les bombardements des pays sunnites. Hier, les enquêteurs du ministère de la Défense de l’Arabie saoudite ont annoncé que les drones terroristes étaient de facture iranienne, et étaient équipés de missiles de croisières, soit un armement un peu trop sophistiqué pour des rebelles. Enfin, toujours d’après les enquêteurs, les drones sont venus par le nord du pays, et non par le sud et le Yémen.

Cette attaque fait étrangement écho au sabotage de pétroliers dans le golfe Persique il y a quelques mois…

Effectivement ! Déjà deux pétroliers saoudiens avaient été sabotés ou attaqués, les rapports sont contradictoires et Washington, en accusant Téhéran, avait envoyé des bateaux de guerres dans la région. Avec la destruction de ces deux sites pétroliers, Riyad est directement attaqué à son or noir. Premier producteur de pétrole au monde, ces différents actes terroristes ont conduit à une hausse importante du prix du pétrole sur les marchés du monde entier. Comme si le pétrole iranien, qui subit aujourd’hui un sévère embargo américain, allait pouvoir être revendu sur le marché librement dans la crainte d’une éventuelle pénurie mondiale…

Une escalade de la violence est-elle encore possible ?

Sûrement, mais dans les mêmes mesures. Le Pentagone, comme Riyad, ne peuvent se lancer dans une guerre contre l’Iran sans preuves concrètes et indéniables ; et les citoyens américains gardent encore un mauvais souvenir du bluff de Colin Powell et de sa capsule d’anthrax ! De plus, Téhéran bénéficie de soutien de poids : d’une part la Russie de Poutine, avec qui elle partage certains intérêts stratégiques et politiques. Mais aussi, chose plus surprenante, la France de Macron : on l’a vu lors du G7 à Biarritz, notre président a tenté de se poser en médiateur et conciliateur entre Trump et le ministre de la diplomatie iranienne.

 

► La France et l’Italie adoptent une « position commune » sur la répartition des clandestins en Europe

Après des mois de relation orageuse, Emmanuel Macron, et le chef du Gouvernement italien, Giuseppe Conte, se sont déclarés d’accord, mercredi 18 septembre, pour mettre en place un « mécanisme automatique » de répartition des clandestins. Les deux dirigeants défendront désormais au sein de l’Union européenne « une position commune pour que tous les pays participent d’une façon ou d’une autre » à l’accueil « ou bien soient pénalisés financièrement », a expliqué M. Macron. Le dirigeant italien a souligné que l’Italie ne « laisserait pas les trafiquants décider des entrées sur le territoire », mais a aussi jugé qu’il fallait « gérer ce phénomène ». L’ancien ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, patron de la Ligue, refusait quant à lui tout débarquement de clandestins.

Macron joue la solidarité avec son voisin

Regrettant de son côté « l’injustice » vécue par les Italiens, Emmanuel Macron a répété que l’UE n’avait pas été suffisamment solidaire envers l’Italie. « La France est prête à évoluer sur ce point dans le cadre de la remise à plat des accords de Dublin », qui confient actuellement aux pays d’arrivée la charge du traitement des demandes d’asile, a-t-il dit. « Je ne mésestime pas ce que le peuple italien a vécu », a expliqué M. Macron, mais « la réponse au sujet migratoire n’est pas dans le repli mais dans une solution de coopération européenne efficace. »

Bientôt un sommet bilatéral ?

Le chef de l’Etat français n’a passé qu’une soirée dans la capitale italienne, enchaînant un court entretien avec son homologue, Sergio Mattarella, et un dîner de travail avec le Premier ministre, Giuseppe Conte, récemment reconduit à la tête d’un nouvel exécutif où le Mouvement cinq étoiles est cette fois associé au Parti démocrate et non à la Ligue de Matteo Salvini. Entre l’Italie et la France existe « une amitié indestructible », a assuré le président français dont le déplacement à Rome a permis de programmer, pour 2020 en Italie, un sommet bilatéral, rendez-vous annuel lancé en 1983 mais qui n’avait pas été mis à l’agenda l’an passé pour cause de tensions entre les deux pays.

Un rapprochement qui tombe à pic

Le départ soudain de Matteo Salvini aura donc laissé le champ libre à Giuseppe Conte pour opérer un rapprochement avec notre président. Un beau coup de communication qui bénéficiera autant à Emmanuel Macron en vue des municipales françaises qu’à son nouvel ami Italien qui peine à effacer le souvenir d’un ancien ministre de l’Intérieur toujours trop populaire.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Le ministre des Affaires étrangères réitère son refus d’accorder l’asile à Edward Snowden 

Interrogé par la chaîne « Cnews », Jean-Yves le Drian, ministre des Affaires étrangères, s’est déclaré défavorable à l’accueil du lanceur d’alerte américain Edward Snowden, en affirmant : « qu’il avait demandé l’asile en France, mais ailleurs aussi, en 2013. A ce moment là, la France avait estimé que ce n’était pas opportun, je ne vois pas aujourd’hui ce qui a changé ». Edward Snowden, ancien collaborateur à la CIA et au NSA, avait révélé en 2013 des informations confidentielles sur le programme américain de surveillance économique Prism. L’informaticien, s’était alors réfugié en Russie. Depuis, alors que son permis de séjour prend fin en 2020, Snowden a émis le souhait de demander l’asile politique en France ou en Allemagne.

 

► Quotas d’autorisation d’abattage de loups atteint pour la France

La préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes chargée de la gestion du loup a annoncé ce jeudi avoir relevé le plafond d’autorisation d’abattage des loups passant ainsi de 90 à 100. Ces quotas sont relevés en raison de la colère des éleveurs. En effet, 21 organisations agricoles de la région PACA, la région la plus touchée par ces attaques, ont réclamé ce jeudi dans un communiqué l’autorisation d’avoir urgemment accès aux tirs de défense. Sandrine Howser, éleveuse et responsable de la FNSEA (fédération nationale des syndicats exploitants agricole) des Hautes-Alpes a également déclaré qu’ « on a en moyenne une attaque par jour dans les parcs, de plus septembre-octobre est la période où les loups apprennent à leurs petits à chasser ». Cette décision n’a évidemment pas manqué de susciter des réactions de la part de nombreuses organisations de défense de la faune sauvage.

 

► Vol au château de Vaux-le-Vicomte : le butin est estimé à deux millions d’euros 

Dans la nuit de mercredi à jeudi le château de Vaux-le-Vicomte, situé près de Paris en Seine-et-Marne, a été cambriolé et les propriétaires séquestrés, a indiqué le parquet de Melun. Le vol n’a pas eu lieu directement dans le château, mais dans un appartement privé à côté, nous informe l’AFP. Le butin, constitué notamment d’émeraudes, est estimé à deux millions d’euros. Le château qui accueille 250 000 visiteurs chaque année, reste ouvert aux visites. Rappelons que ce chef d’œuvre du XVIIe siècle, construit par Nicolas Fouquet, est la plus grande propriété privée classée en France et est dans la famille de Vogüé depuis maintenant cinq générations.

 

► Des défauts de fabrication présents dans des réacteurs nucléaires en activité

EDF a révélé que des problèmes techniques avaient été découverts sur seize générateurs de vapeur, présents sur six réacteurs en activité. Ces défaillances proviendraient de procédures non respectées par Framatome, filiale d’EDF spécialisée dans les centrales nucléaires. Ces défaillances étant considérées sans danger, EDF compte plaider l’absence de risque auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). En effet selon le premier producteur d’électricité mondial, « les écarts constatés ne remettent pas en cause l’aptitude au service des matériels et ne nécessitent pas de traitement immédiat ». Les générateurs nucléaires jouant un rôle majeur dans les centrales nucléaires, l’ASN pourrait décider de l’arrêt des réacteurs si elle l’estime nécessaire.

 

► Jean-Luc Mélenchon n’est plus dans le cœur des Français 

Selon une étude publiée le 19 septembre, par l’institut de sondage Odoxa, Jean-Luc Mélenchon s’effondrerait dans l’opinion. En effet les trois-quarts des Français ont une mauvaise opinion de Jean-Luc Mélenchon. Ce sondage révèle également que 73% des Français le trouvent « agressif » et « pas sympathique ». Dans son analyse des réseaux sociaux, Véronique Reille-Soult relève l’image d’un homme esseulé, autoritaire et agressif qui n’est plus soutenu que par ses militants. Pour les internautes, l’argument du « procès politique » ne tient pas.

 

► Big Brother déjà dans nos rues ?

En tout cas le collectif « Technopolice », c’est à dire la police technologique se dresse contre ! Il est constitué des groupes La Quadrature du Net, la Ligue des droits de l’homme et la Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles. Ils ont lancé le 16 septembre dernier une campagne de sensibilisation contre ce qu’ils nomment les « safe cities », c’est-à-dire les technologies de surveillance en milieu urbain, impliquant notamment des logiciels de reconnaissance faciale. Le collectif craint que les citoyens manquent d’information quant à l’installation systématique de dispositifs de sécurité, et que sous couvert de cette sécurité, ils soient de plus en plus épiés par l’état dans leur quotidien !

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► « Blackface » de Justin Trudeau : L’étoile progressiste mondiale vacille

En pleine campagne électorale, le Premier ministre canadien voit resurgir d’anciennes photos de lui arborant une blackface. Une pratique présumée raciste, qui vient abîmer son image inclusive. Il s’est excusé, il ne s’est pas fait prier, il n’a pas éludé ni cherché des circonstances atténuantes. Pourtant, la révélation de plusieurs photos où un jeune Justin Trudeau arbore une blackface le met dans une position plus qu’inconfortable. En effet, le Premier ministre libéral canadien est en course pour obtenir un second mandat. Les élections législatives auront lieu le 21 octobre.

 

► Ben Ali, l’ancien président tunisien, est mort en exil en Arabie saoudite

Le président déchu tunisien Zine el-Abidine Ben Ali est décédé jeudi, à l’âge de 83 ans, en Arabie saoudite, où il vivait en exil depuis la révolution de 2011, a indiqué à l’AFP le ministère tunisien des Affaires étrangères. « Nous avons eu la confirmation de sa mort il y a 30 minutes », a ajouté le ministère, sans plus de détails. Contacté par l’AFP, Mounir Ben Salha, avocat autoproclamé de Ben Ali, avait auparavant évoqué ce décès en citant comme sources sa famille et son médecin.

 

► La visite en France de l’ancien ministre saoudien de la Justice révolte

En effet, cette semaine, IFCM qui est l’Institut français de civilisation musulmane, centre culturel islamique, a ouvert ses portes jeudi à Lyon en présence du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Le souci est qu’il était accompagné de Mohammed Al-Iss, en visite privée en France….Cet homme est l’ancien ministre saoudien de la Justice. Il est reçu en France alors qu’il justifie le jihad armé dans sa thèse et a fait exécuter et torturer plus de 500 personnes. Soulignons l’incohérence de notre gouvernement avec ses paroles de notre ministre : « Cet espace de connaissance et de respect » correspond à « une vision d’un islam ouvert qui s’inscrit pleinement dans la République ».

 

► Un certain malentendu pour les sourds flamands…

Un dictionnaire vidéo pour le langage des signes est en ligne depuis près de quinze ans sur le site du Gouvernement flamand. Dans cette façon de communiquer, il existe trois gestes différents pour désigner un Juif : se caresser le menton, mimer des bouclettes avec ses doigts autour de la tête, ou … mimer un nez crochu avec son doigt ! C’est ce dernier signe qui a mis en émoi l’Association juive européenne qui estime que « Les vidéos montrant le geste d’un nez gros et crochu pour définir un Juif sont « racistes et humiliantes pour les Juifs ». Le Centre Flamand de langage des signes a affirmé qu’une nouvelle édition du dictionnaire serait mise en ligne pour « clarifier ces sujets ».

 

 

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