BULLETIN DE REINFORMATION DU 28 JUIN 2019

Patron d'émission - le 28 juin 2019

Bulletin de réinformation proposé par Henri Dubost et Catherine Noailles

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

ÉPHÉMÉRIDE


 

Le 28 juin 1914, à Sarajevo, le couple héritier du trône d’Autriche-Hongrie, l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche et son épouse la duchesse de Hohenberg, tombe sous les balles de Gavrilo Princip, un membre de La Main Noire. Cette organisation terroriste, essentiellement composée de Serbes orthodoxes, mais également de Croates catholiques ou encore de Bosniaques musulmans, vise à réunir à la Serbie l’ensemble des territoires serbophones sous domination austro-hongroise (Croatie, Bosnie, sud de la Hongrie), ou ottomane (Macédoine, Sandjak), ainsi que le Monténégro. En quelques semaines, par le jeu proprement mortifère des alliances, c’est toute l’Europe, ou peu s’en faut, qui entre en guerre. Au terme de quatre années d’une boucherie sans nom, où l’humain l’a définitivement cédée à la machine, l’Europe n’est plus que l’ombre d’elle-même. Le conflit mondial suivant l’achèvera. C’est à Sarajevo, il y a 105 ans, que le Vieux Continent a commencé son lent suicide.

 

GRAND TITRE


 

► Union des droites : quand la droite française mérite pleinement son titre de « plus bête du monde »…

Dans le cadre de l’union des droites, un dîner a réuni mardi dernier Marion Maréchal et une quinzaine d’élus Les Républicains

Un dîner fort discret puisque, d’une part la grosse presse ne s’en est fait l’écho qu’hier, et d’autre part, les participants LR ont pour la plupart préféré garder l’anonymat. Courageux, mais pas téméraires… On sait quand même que, côté LR, c’est le jeune et médiatique Erik Tegnér, militant depuis septembre 2018 pour l’union des droites, qui coorganisait le dîner, auquel ont participé le sénateur du Val-d’Oise Sébastien Meurant, le député de l’Ain Xavier Breton, membre du bureau politique de LR, ou encore Sébastien Pilard, ancien candidat LR aux élections européennes, et lui aussi membre du bureau politique. Il faut dire que ce dernier, cofondateur de Sens commun, émanation de la Manif pour tous, avait déjà eu l’occasion d’afficher, en matière sociétale notamment, des options politiquement incorrectes. Ce qui peut aider à frayer avec « la bête immonde ».

Une initiative en forme de cul-de-sac…

Au menu du dîner, la privatisation d’ADP, le projet de loi bioéthique, la proposition de loi contre la haine en ligne, ou encore la suppression de 1 050 postes à Belfort par l’américain General Electric, et, on l’imagine, la responsabilité personnelle d’Emmanuel Macron dans cette tragédie sociale. Rien que des dossiers techniques, donc. « Il n’était pas question de parler d’alliances », a d’ailleurs insisté Erik Tegnér. Quant à Sébastien Pilard, il excluait à priori tout rapprochement avec le RN, « Des débats et des discussions, oui ; des alliances électorales, non ».

Quid des réactions des apparatchiks LR ?

Elles sont évidemment encore pires. Ainsi Laurence Sailliet, porte-parole de LR, a jugé, « inacceptables » les « collusions avec le RN ». « Marion Maréchal-Le Pen (sic), c’est la famille Le Pen, c’est le Front national (sic) et il y a une ligne rouge ». La palme du sectarisme revient sans conteste à Jean Léonetti, président par intérim des Républicains, qui qualifie également cette rencontre dînatoire d’« inacceptable ». « Personne ne peut ignorer que Marion Maréchal-Le Pen (sic) a été candidate FN (sic) contre Christian Estrosi aux dernières élections régionales. », croit se souvenir M. Léonetti. A la question du journaliste : « Envisagez-vous des exclusions ? », réponse de Jean Léonetti : « Je ne veux pas exclure à la suite d’un repas. Mais je formule un rappel à l’ordre face à une situation qui pourrait être le début d’une dérive » Et M. Léonetti de conclure à l’adresse des dîneurs coupables : « Je leur demande de clarifier leur position. Cette clarification passe par leur appartenance aux Républicains qui implique une totale étanchéité à toute alliance avec l’extrême droite. ». Le piège mis en place au début des années 80 par François Mitterrand fonctionne décidément encore à merveille. Face à la bêtise crasse de cette droite française, convenons que la gauche n’a pas vraiment besoin d’être très intelligente pour remporter la mise.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Union des droites toujours : l’espoir par la base

L’espoir peut en effet venir de la base. C’est ainsi qu’au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue hier dans un hôtel du Mans, trois conseillers municipaux se tenaient côte à côte : Louis de Cacqueray-Valmenier, Emmanuel Dubois et Philippe Bougler. Les deux premiers sont du Rassemblement national, le troisième est membre du parti Les Républicains. À côté d’eux, Pascal Nicot, délégué départemental du Rassemblement national (RN). « Au conseil municipal, les propositions de LR et du RN sont proches, alors pourquoi ne pas gagner la mairie ensemble ? », expose Louis de Cacqueray-Valmenier. « Le RN seul ne peut gagner Le Mans. Les Républicains sans doute non plus. La seule façon de gagner contre la gauche, c’est l’union, avec un programme municipal commun ». Philippe Bougler est le premier élu LR en Sarthe – et le seul pour l’instant – à franchir le pas. Une procédure d’exclusion est malheureusement en cours à son encontre.

 

► Climato-réalisme : une victoire de l’esprit scientifique

On qualifie de climato-réaliste toute personne douée d’un minimum de connaissances scientifiques, et qui place la science au-dessus de l’idéologie et des intérêts partisans ou commerciaux. En matière d’évolution du climat, le climato-réalisme s’oppose à la doxa anthropo-réchauffiste, laquelle fait des gaz à effet de serre émis par les activités humaines le seul et unique facteur pertinent. En mai dernier, le mensuel L’Actualité chimique (la revue professionnelle de la Société chimique de France), publiait une tribune ouvertement climato-réaliste. Dans les jours qui ont suivi cette publication, le comité de lecture de la revue a dû faire face à un véritable déferlement d’injures et d’intimidation. Au point qu’il a purement et simplement retiré cette tribune. Mais il n’est pas dit que le pire est toujours certain. C’est ainsi que vingt-cinq membres de l’Académie des sciences, qui représentent les trois quarts de la section « chimie », ont protesté contre cette inacceptable censure. Parmi ces académiciens, citons Jean-Marie Lehn et Jean-Pierre Sauvage, prix Nobel de chimie, respectivement en 1987 et en 2016. Il a fallu l’intervention de ces 25 justes pour que cette tribune soit republiée. « Même à l’intérieur des grands conglomérats de scientifiques tels que le Giec, écrivent les courageux académiciens, des chercheurs doutent, se remettent en question et acceptent d’être confrontés à des points de vue contradictoires. Imaginer le contraire, penser que tous ces travaux sont maintenant hors du champ de la discussion scientifique serait très inquiétant pour l’avenir des chercheurs ». Un avis qui vaut sans doute également pour l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

 

► Le nouveau livre choc de Contribuables associés

Il s’agit du « Livre noir des gaspillages 2019 » dans lequel l’association répertorie quelque cent cas emblématiques de dépenses publiques inutiles. Il passe au crible la gestion de nos élus dans un tour de France des gaspillages – avec quelques détours assez croquignolets du côté des eurocrates de Bruxelles. L’association Contribuables associés rappelle que la dette de la France a dépassé les 2000 milliards d’euros fin 2014 pour atteindre les 100% du Produit Intérieur Brut début 2016. Le service de la dette, remboursement et intérêts, est le premier poste de dépense de l’Etat. Contribuables associés rappelle également que la France détient le triste record du plus tardif « jour de libération fiscale » dans le monde. C’est ainsi qu’en 2018, la République a maintenu les Français en servitude fiscale jusqu’au 27 juillet, soit 207 jours, alors même que les serfs de l’Ancien Régime pouvaient régler la totalité de leurs impôts au seigneur sous forme de corvées qui n’excédaient pas six jours par an.

 

NOUVELLE STRUCTURE DU BULLETIN DE RÉINFORMATION


 

– Catherine, le bulletin de ce jour sera triplement un dernier bulletin

– Eh oui, cher Henri : d’abord, il s’agit du dernier bulletin de la saison 2018-2019 réalisé du lundi au vendredi par des équipes bénévoles, selon une formule créée en novembre 2007 par Jean-Yves Le Gallou, rapidement rejoint par Carl Hubert, notre actuel patron de la réinformation. Une formule inchangée depuis quelque douze ans donc. Comme chaque année, nos équipes de réinformation – presque exclusivement constituées d’étudiants – prennent leurs quartiers d’été début juillet. Mais cette année, grande nouveauté, la réinformation continuera durant tout le mois prochain sur Radio Courtoisie !

– En effet. Une nouvelle formule verra le jour dès ce mardi 2 juillet, de 7 heures à 7 heures 30. Une demi-heure donc, au lieu d’un quart d’heure actuellement, consacrée à l’actualité vue sous l’angle de la réinformation. Avec, grande nouveauté, des entretiens auxquels prendront part des personnalités du monde politique. Le tout mené par des journalistes dont c’est le métier. Bref, une professionnalisation de notre bulletin, que d’aucuns appelaient de leurs vœux. Cette « matinale » – c’est le nom de la nouvelle formule – est programmée les mardi, mercredi et jeudi de chaque semaine, avec rediffusion le jour même, pour moitié à 11 heures 45, et intégralement à 21 heures. A la rentrée de septembre, après la césure du mois d’août, cette nouvelle « matinale » sera encadrée, les lundis et vendredis donc, par un bulletin « classique », réalisé comme à l’accoutumée par nos valeureux étudiants. Radio Courtoisie, et c’est tout à son honneur, a souhaité que de jeunes militants gardent un pied dans notre radio. Ils sont en effet la voix d’une jeune France qui ne veut pas mourir.

– Et enfin, c’est aujourd’hui le tout dernier bulletin de l’équipe Henri Dubost-Catherine Noailles, un duo infernal qui sévissait sur les ondes de Radio Courtoisie depuis de trop nombreuses années. Dix ans en ce qui vous concerne, je crois savoir, cher Henri ?

– En effet : j’ai fait mes premiers pas à la « réinfo », comme on dit à la radio, le vendredi 4 septembre 2009, dans l’équipe d’Emmanuel Ratier. Comme le temps passe !

– Sur quoi portait votre majeure ?

– Je crois me souvenir que c’était sur le racisme antiblanc ! C’était l’une des tout premières occurrences de l’expression dans l’ensemble des médias ! Comme vous voyez, Radio Courtoisie était déjà à l’avant-garde de la réinformation. Inutile de vous dire qu’en matière de racisme antiblanc, les choses ont largement empirées… Et vous, Catherine, neuf années de service, me semble-t-il ?

– Eh oui ! Neuf ans, si l’on inclut la belle aventure du « Kiosque courtois ». Neuf années au service de la réinformation, et de notre chère radio !

– Très belle aventure du « Kiosque courtois », en effet ! Sans regret, chère Catherine ? Le temps passe et la roue tourne. Une nouvelle structure de réinformation va voir le jour dès la semaine prochaine sur notre radio, avec de nouvelles têtes, et surtout de nouvelles voix !

– Quoi qu’il en soit, cher Henri, vous gardez votre Libre Journal de l’Identité sur notre antenne, le vendredi en semaine C.

– Une fois tous les deux mois seulement, en alternance avec Charles Demassieux, que je remercie encore une fois d’avoir accepté cette lourde tâche d’assistance. Permettez-moi, Catherine, de préciser que personne ne nous met à la porte ! Nous partons de notre plein gré, le cœur léger et joyeux, avec la conscience du devoir accompli à notre modeste place, et en souhaitant un plein succès à la nouvelle structure. Vive Radio Courtoisie !

– Chers amis auditeurs, « Sursum Corda » ! Hauts les cœurs !

– Hauts les cœurs, Catherine !

 

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