BULLETIN DE REINFORMATION DU 4 JUIN 2019

Patron d'émission - le 4 juin 2019

Bulletin de réinformation proposé par Christian Bieber et Stéphane Picavoix

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

GRANDS TITRES


 

► Une semaine après les élections, des répercussions secouent encore l’Europe.

En effet, en Italie, Le Premier ministre Conte hausse le ton. Les rapports de force dans la coalition entre la ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 étoiles de Luigi di Maio c’est inversé. Le premier doublant son score dans les sondages passant de 17 à 34% tandis que le second décroche de 32% à 17%. Le ministre de l’Intérieur Salvini est d’ailleurs bien plus médiatique et remuant, à la fois dans les actes et les paroles via les réseaux sociaux que son allié. Et il veut aller si nécessaire à la confrontation avec Bruxelles ce que veut éviter Di Maio.

Que demande le Premier ministre Conte alors ?

Il demande « une collaboration loyale de tous ses ministres sans exception » ou encore « on ne lance pas des signaux ambigus dans les journaux, mais on en parle surtout avec le chef du gouvernement ». Il vise donc directement Salvini qui est loin d’avoir la majorité à l’Assemblée nationale et n’a même pas le plus grand groupe dans sa coalition. Affaire à suivre donc.

 

► En Grèce nouvelle défaite d’Alexis Tsipras.

Après la défaite de son parti de gauche « Syriza » le Premier ministre grec Alexis Tsipras a convoqué des élections législatives pour juillet. Cependant étaient déjà prévues des élections municipales et régionales qui ont vu se confirmer la victoire du parti de droite Nouvelle Démocratie qui ont repris quasiment toutes les régions et les mairies d’Athènes et de Thessalonique.

Au Royaume-Uni c’est Donald Trump qui fait l’actualité de la politique anglaise. Son soutien affiché à Boris Johnson partisan d’un Brexit dur voir sans accord et à Nigel Farage grand vainqueur des élections vont peut-être faire pencher la balance.

 

► Retour sur la démission de Laurent Wauquiez de la présidence des Républicains

Dimanche soir lors du 20 heures de TF1, le président des Républicains Laurent Wauquiez a annoncé sa démission. Une décision attendue par de nombreux élus LR à la suite de la déroute historique du parti aux élections européennes. Le démissionnaire a annoncé qu’il souhaitait désormais se consacrer pleinement à son mandat de président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Selon les statuts de LR, c’est au vice-président délégué, Jean Leonetti, d’assurer l’intérim, le temps que la Haute Autorité organise une nouvelle élection.

Déjà en 1999, Nicolas Sarkozy avait quitté la présidence du RPR après l’échec de son parti aux européennes

C’est en effet ce que n’a pas manqué de rappeler, dès le lendemain de la défaite, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, invitant Laurent Wauquiez à suivre cet exemple « courageux ». Gérard Larcher avait quant à lui souligné que Laurent Wauquiez faisait face à un « sacré défi » qui exigerait de se « remettre très profondément en question ».

Le mandat de Laurent Wauquiez n’aura duré qu’un an et demi

Son pari pour redresser LR, en perte de vitesse depuis la présidentielle, était de contrer le Rassemblement national en valorisant les thématiques sécuritaires et identitaires, tout en continuant de défendre, en économie, une ligne libérale. Ce faisant, Laurent Wauquiez a commis une faute stratégique : Marine Le Pen a continué de progresser, tandis qu’une partie de la droite modérée est allée voter pour la liste macroniste. Ainsi, LR s’est amaigri par les deux bouts.

Pourtant, rien dans les statuts du parti ne pouvait contraindre Laurent Wauquiez à quitter son poste, c’est donc la pression politique interne à LR qui l’aura emporté, un an et demi seulement après son élection à la tête du parti.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► L’Armée française décide de faire une campagne de recrutement accentuée dans le 93

Un vivier très intéressant ». C’est en ces termes que l’Armée française considère le département de Seine-Saint-Denis, au nord de Paris. Très pauvre en recrues, ce département va prochainement être la cible prioritaire du centre d’information et de recrutement des forces armées (Cirfa), rapporte Le Parisien. En effet, le Cirfa pour la Seine-Saint-Denis va déménager en plein cœur de la cité du Franc-Moisin, à Saint-Denis.

L’armée compte ainsi attirer bien plus que les 130 recrues qu’a fournies le département en 2018. A titre de comparaison, Le Parisien a recensé 341 nouveaux contrats à Paris.

« La Seine-Saint-Denis est un département emblématique, dans le cadre du plan égalité des chances, et un vivier très intéressant qui reste à conquérir », juge en tout cas le lieutenant-colonel Olivier D.

 

► Pour Robert Ménard, il faut un système d’alliance entre Les Républicains et le Rassemblement national

Robert Ménard est intervenu hier sur la chaîne d’information en continu BFMTV sur la nécessité d’un système d’alliance entre Les Républicains et le Rassemblement national. « On est 90% à penser la même chose. Qu’est-ce qu’on constate au lendemain de ces européennes ? C’est qu’il y a un parti fort à droite, c’est le Rassemblement national, mais que le Rassemblement national – lui tout seul – ne peut pas gagner. Je ne suis pas sûr que ça soit souhaitable d’ailleurs qu’il gagne tout seul. Il faut des systèmes d’alliance ! ».

 

► Un imam jugé à Rouen

Lundi 3 juin 2019, en début d’après-midi, un journaliste de France 3 Normandie a été agressé alors qu’il était en train de tourner des images de la mosquée As-salam près de Rouen. « Notre collègue a été insulté et molesté sans raison alors qu’il effectuait son travail sur la voie publique devant la mosquée de Petit-Couronne près de Rouen. Sa caméra a également été détériorée », explique France 3 Normandie dans un communiqué. Les images tournées devaient servir à illustrer un sujet sur le procès de l’imam de cette mosquée. L’imam est soupçonné, avec l’un de ses fidèles, d’avoir organisé des traversées clandestines dans la Manche avec des bateaux pneumatiques.

 

►  La phrase du jour nous vient de Marion Maréchal

Le Rassemblement national est indispensable à la vie politique mais il n’est pas suffisant. Il faut le dépasser et permettre que d’autres voix s’expriment dans d’autres mouvements pour permettre un grand compromis patriotique qui arrive à une coalition ou des alliances de circonstance. […] Il faut plusieurs pièces dans le puzzle.

Et continue en disant souhaiter après la défaite des Républicains, qu’émerge « un courant de droite qui se structure et accepte le principe d’une grande coalition avec le RN ». Même si elle n’est pas encore de retour dans la vie politique, c’est la première fois qu’elle se mêle de politique française sur des médias français depuis son retrait.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► Le principal parti populiste danois recule électoralement tandis que ses idées progressent

Les élections européennes ont vu le Parti du peuple danois n’atteindre que péniblement les 10% de voix, alors qu’il avait séduit plus d’un quart de l’électorat en 2014. Pour autant cette formation peut se targuer d’avoir réussi ce que quasiment tous ses homologues européens essaient de faire sans succès. En effet depuis 2001 et sa première montée électorale il a su faire maintenir au Danemark contre vents et marées une politique stricte anti-immigration. À l’approche des élections législatives, même les sociaux-démocrates, pourtant à gauche de l’échiquier politique danois, se sont engagés à conserver cette politique migratoire inflexible. Le discours du Parti du peuple danois, qui aurait été qualifié d’extrême il y a peu, est donc à présent la norme dans le pays. Et si les élections législatives de demain venaient à confirmer le déclin électoral de cette formation populaire, nul doute que cette défaite sera bien vécue par ses membres, conscients d’avoir vaincu sur le plan des idées.

 

► La venue du président américain à Londres ne fait pas que des heureux

M. Trump et son épouse sont arrivés à la capitale britannique ce lundi pour un séjour de trois jours. Ils y rencontreront notamment la reine Elizabeth II ainsi que la Première ministre Theresa May, et prendront part aux cérémonies commémorant les 75 ans du débarquement en Normandie. Une certaine frange des habitants de la capitale britannique a profité de l’occasion pour exprimer son opposition au président américain, à commencer par son maire, Sadiq Khan. Se fendant ce samedi de critiques virulentes comparant M. Trump aux fascistes du XXe siècle il a débuté un échange houleux avec celui-ci via réseau social interposé. Des manifestations sont par ailleurs prévues sur Trafalgar Square, tandis que des messages s’opposant au dirigeant américain ont été projetés sur Big Ben. Il est néanmoins probable que les protestations bruyantes des Londoniens ne soient pas partagées par le peuple anglais dans son ensemble. Ces différences politiques avaient déjà pu se voir lors du vote du Brexit qui avait été majoritairement refusé par Londres, mais approuvé par l’Angleterre dans son ensemble.

 

► Le FMI constate avec inquiétude le déficit budgétaire français

L’an passé, le Fonds monétaire international avait distribué des compliments à la France d’Emmanuel Macron, alors qualifiée de « chef de file des réformes en Europe ». Cette année, l’institution de Washington se fait moins dithyrambique. Certes, l’équipe d’économistes chargés de la France juge dans son rapport annuel, publié ce lundi, que la refonte du Code du travail et de la fiscalité du capital « vont dans le bon sens » et que ces « réformes importantes » ont « contribué à la résilience de l’économie », sans toutefois pouvoir chiffrer précisément leur effet. Mais elle s’inquiète de la dette publique qui pourrait dépasser le niveau de 100% du PIB au cours des prochaines années.

Prises pour répondre à la crise des Gilets jaunes, « les mesures en faveur du pouvoir d’achat ont un coût budgétaire, a pointé ce lundi Delia Velculescu, la chef de mission du FMI pour la France. Il va donc falloir réduire les dépenses publiques pour appuyer les choix sociaux qui ont été faits cette année ».

 

► Quand l’idéologie transgenre s’oppose à l’égalité homme femme

Cece Telfer a été autorisée à participer aux Championnats universitaires d’athlétisme féminin, alors qu’il est né homme. La raison est qu’elle s’identifie comme femme maintenant, et a baissé son taux de testostérone. Elle bat désormais de nombreux records, non sans susciter la polémique.

Depuis le 25 mai dernier, Cece Telfer empile les performances de haut niveau dans les épreuves féminines de sprint du Championnat universitaire d’athlétisme. Des performances qui ne font pas que des heureux, certains estimant que la jeune femme de 21 ans dispose d’un avantage injuste sur ses concurrentes.

Selon les règles de la NCAA, un homme biologique est en effet autorisé à concourir en tant que femme à condition qu’il abaisse son taux de testostérone pendant une année.

Athlète aux résultats plutôt moyens lorsqu’il participait aux épreuves masculines, Cece Telfer a franchi un cap en changeant de catégorie, et se mêle désormais aux meilleures femmes au niveau national.

 

 

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