BULLETIN DE REINFORMATION DU 18 MARS 2019

Patron d'émission - le 18 mars 2019

Bulletin de réinformation proposé par Kirkor Sureken et Justine Bertrand

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h

 

 

­GRANDS TITRES


 

► Acte 18 des Gilets jaunes : des policiers en révolte contre des gardes à vue systématiques et arbitraires

230.000 manifestants, selon les Gilets jaunes, 32.300 selon le ministère de l’Intérieur, ont défilé en France ce samedi pour l’acte 18, marquant un rebond de la participation.

De nombreuses mises en garde à vue

200 personnes ont été placées en garde à vue lors de la mobilisation qui a été suivie par 10.000 personnes à Paris. 237 personnes ont été interpellées en marge des rassemblements parisiens. L’acte 18 est arrivé au moment où le grand débat national s’achevait vendredi.

La manifestation parisienne a donné lieu à des exactions commises par les provocateurs qui cherchaient à dégrader les boutiques et le mobilier urbain et la confrontation avec les forces de l’ordre.

Certains policiers se rebiffent contre leur hiérarchie

Le site Mediapart confirme dans un article du 14 mars 2019 que des officiers de police judiciaire d’un commissariat parisien dénoncent les instructions illégales de leur hiérarchie et qu’ils sont obligés de les accepter, notamment sur ordre de la préfecture de police de Paris, les personnes interpellées doivent être systématiquement placées en garde à vue, bafouant les principes des droits et des libertés des citoyens.

Les six fonctionnaires de police, la totalité du service, ont interrompu leur activité pour protester contre ces mesures en se mettant en arrêt maladie à tour de rôle dans leur service.

 

► Acte 18 des Gilets jaunes : l’opposition politique au gouvernement dénonce un laxisme policier volontaire

Alors que certains policiers se révoltent contre des mises en garde à vue arbitraires, l’opposition au gouvernement critique de son côté un laxisme policier volontaire.

Le taureau racaillo-gauchiste lâché dans Paris

L’ultragauche révolutionnaire casse, la racaille issue des quartiers de l’immigration pille derrière. A défaut de pouvoir vivre ensemble, il est possible de détruire ensemble. Ce samedi, lors de la manifestation des Gilets jaunes, le taureau racaillo-gauchiste a fait de nombreux ravages dans la capitale : magasins saccagés, la célèbre brasserie du Fouquet’s vandalisée, affrontements avec la police, magasins pillés…

Certaines personnalités médiatiques commencent à faire la différence entre les Gilets jaunes et la gauche révolutionnaire

Dans un tweet remarqué, Marine Le Pen, photo à l’appui, a dénoncé les black blocs. « À Paris, les cagoules noires ont remplacé les Gilets jaunes. Les black blocs détruisent, brûlent, violentent toujours en toute impunité ». La plupart des politiques et des médias ont crié au bobard de Marine Le Pen. Cependant, certains journalistes, comme Natasha Polony, ont admis qu’il existe une différence entre les Gilets jaunes et l’ultragauche qui tente de récupérer le mouvement. « A un moment, il va peut-être falloir cesser d’appeler ces personnes des Gilets jaunes ».

Pour l’opposition politique, le gouvernement ferait preuve d’un laxisme volontaire

Depuis le début des Gilets jaunes, les stratégies du gouvernement ont été nombreuses pour discréditer le mouvement : répression policière, diabolisation… La corrida racaillo-gauchiste ne serait qu’un moyen comme un autre pour faire sortir les Gilets jaunes de la place publique. Le gouvernement compterait officieusement sur la violence de l’islamo-gauchisme pour faire taire une parole démocratique qui n’a pu être réduite au silence depuis maintenant quatre mois.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Le putsch du socialo-atlantiste Raphaël Glucksmann à la tête du PS aux européennes

Le Conseil national du Parti socialiste a approuvé une résolution désignant l’essayiste et cofondateur de Place publique, comme tête de liste pour les élections européennes. Sur 300 membres du Conseil national 128 ont voté pour, 5 ont voté contre, 3 se sont abstenus. Les proches de l’ancien ministre Stéphane Le Foll et du député Luc Carvounas n’ont pas pris part au vote.

Une acceptation avec pertes et fracas

L’ancien ministre Stéphane Le Foll a annoncé quitter le bureau national tout en restant au PS et au Conseil national.

L’économiste Thomas Porcher en conflit sur la stratégie du mouvement lancé par Glucksmann quitte Place publique. Selon l’économiste, la liste présentée aux européennes sera composée d’apparatchiks, alors que le projet initial était de mettre les citoyens au cœur des institutions. Cela permettra au Parti socialiste en perte de vitesse de faire entrer au Parlement européen quelques pontes.

 

► Philippe de Villiers : « Depuis 70 ans, toute la construction européenne est conspirationniste »

À l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu, Philippe de Villiers a accordé un entretien à Boulevard Voltaire. Dans cet entretien, il revient sur son enquête minutieuse, révélant le « grand mensonge » à l’origine de la construction européenne.

Le grand mensonge, quel est-il ?

Ce grand mensonge est l’idée d’une « puissance européenne ». D’après Philippe de Villiers, dès l’origine, l’Union européenne a été pensée pour être une simple commission exécutive des intérêts américains. Le but était de faire ouvrir un marché annexe pour écouler les surcapacités productives des entreprises américaines. Philippe de Villiers constate aujourd’hui que cette organisation est devenue ce qu’elle devait être, « Un pouvoir désincarné et dépolitisé qui échappe à tout contrôle démocratique et où les lobbys sont partie prenante ». 

Affirmer que le projet européen est conspirationniste, n’est-ce pas tomber dans la paranoïa ?

Dans cet entretien avec Boulevard Voltaire, Philippe de Villiers apporte des arguments montrant que la conspiration est réelle. Dans son nouveau livre, ses arguments sont étayés de preuves tangibles (faits, documents, témoignages). Aussi, c’est une lecture à recommander. J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu, un livre édité chez Fayard, au prix de 23€.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► La cyber-guerre

La guerre est une continuation de la politique par d’autres moyens. Mais la forme de la guerre a radicalement changé. Les guerres avec l’emploi d’armes de destruction plus ou moins massives sont d’un autre âge. La guerre moderne est hybride, elle utilise l’économie, le social, l’énergie, la cybernétique. Elle est toute aussi destructrice avec des méthodes d’insurrection et de terrorisme, de propagande, de désinformation et de pression. Les victimes sont les civils de l’Etat cible.

Un exemple récent est la cyber attaque qu’a subi la centrale hydroélectrique de Guri au Venezuela, plongeant le pays dans le noir le pays, et qui est l’objet d’une campagne visant à changer illégalement le régime de Caracas.

Cyber-guerre et Etats-Unis

Stuxnet était un virus utilisé en 2010 pour infecter l’équipement de contrôle des centrifugeuses iraniennes à Natanz. Le virus a agi sur la vitesse de rotation des centrifugeuses et les a détruites.

Seuls quelques Etats ont les moyens de telles cyber-attaques, notamment les Etats-Unis. Parmi les révélations de Snowden sur Der Spiegel, il y a aussi la confirmation que Stuxnet était le résultat d’une collaboration américano-israélienne.

Ainsi, les technologies de pointe donnent aux grandes puissances mondiales la capacité de mener des opérations mondiales sans recourir à la force militaire.

A lire l’article de Valentin Vasilescu sur le site du réseau international.

 

► L’accident des Boeing 737 MAX expliqué

Le 737 est un avion de ligne court à moyen-courrier biréacteur construit depuis 1967 par Boeing Commercial Airplanes. Avec 10.000 exemplaires construits, c’est l’avion de ligne le plus vendu de l’histoire. Il a été modernisé à plusieurs reprises et la dernière mouture de cette modernisation impliquait l’installation de nouveaux réacteurs moins gourmands en carburant mais plus volumineux par rapport aux anciens réacteurs.

Une anomalie technique à l’origine de plusieurs accidents.

L’installation de ces moteurs modifiait les caractéristiques de vol de l’avion, lui donnant une assiette cabrée. Pour corriger cela, les ingénieurs ont mis en place un système de mesure de l’angle de l’inclinaison de l’avion – le MCAS – piloté automatiquement pour éviter le décrochage par un des ordinateurs de l’avion, même lorsque l’avion n’était pas en pilotage automatique. C’est la cause de la chute des avions indonésien et éthiopien.

L’un des capteurs d’angle d’attaque du vol indonésien était défectueux, le système MCAS a exploité des données erronées, ce qui a causé la perte de l’avion, comme celle de l’avion éthiopien.

La réputation de FAA est mise en jeu

Les deux accidents ont coûté la vie à plus de 330 personnes et leur familles méritent réparation. L’action de Boeing a chuté de 7,5%, la plupart des 737 MAX sont cloués au sol et les compagnies clientes réclament des compensations financières. Boeing n’est pas le seul responsable. La FAA était une agence de certification très réputée et exigeante. Chaque boulon, chaque pièce de l’avion devait être documenté et certifié. Comment le FAA a pu certifier le système MCAS ? Boeing résoudra le problème technique posé mais le préjudice causé à la réputation de la FAA risque de détourner les clients vers des agences de certification étrangères.

 

► Une attaque armée sur une base militaire au Mali

Un commando armé s’est emparé d’une base de l’armée malienne tuant au moins seize soldats dans la région centre du pays, rapporte Reuters. La base se trouve dans le village de Dioura. On a recensé 237 attaques des djihadistes en 2018, malgré une forte présence militaire française et onusienne.

 

►  La Nouvelle Zélande rend hommage aux victimes de l’attentat de Christchurch.

Les hommages se sont multipliés ce dimanche à la mémoire des 50 victimes prises pour cible par Brenton Tarrant, un Australien de 28 ans, dans deux mosquées de Christchurch. Quatre femmes figurent parmi les victimes âgées de 3 à 77 ans. Dans tout le pays un élan de solidarité a été observé.

 

► Le chiffre du jour est 4/5

En effet, quatre des villes les plus violentes au monde sur cinq se trouvent au Mexique, selon une enquête réalisée par un organisme non gouvernemental, le Conseil citoyen de la sécurité publique et de justice. Le nombre d’homicides a atteint 138 par 100.000 habitants en 2018, à Tijuana dans la province de Baja California. Arrivent ensuite les villes d’Acapulco, Ciudad Vitoria et Ciudad Juarez. La capitale du Venezuela, Caracas fait partie des cinq villes les plus dangereuses au monde.

 

► La bonne nouvelle du jour est scientifique

Les scientifiques de l’organisation METI se réunissent ce jour à Paris pour plancher à propos des extraterrestres. Ils vont élaborer les meilleures stratégies d’envoi de messages vers d’hypothétiques civilisations extraterrestres. La découverte de près de 4000 exo planètes rend crédible cette initiative.

 

► La citation du jour est chinoise

Un feu trop violent ne permet pas une bonne cuisine.

 

► Et française

Impossible n’est pas français.

 

 

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