BULLETIN DE REINFORMATION DU 14 DECEMBRE 2018

Patron d'émission   -  le 14 décembre 2018

Bulletin de réinformation proposé par Henri Dubost et Catherine Noailles

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00.

 

 

ÉPHÉMÉRIDE


 

Le 14 décembre 1503, Michel de Nostredame, autrement plus connu sous le nom de Nostradamus, voit le jour à Saint-Rémy-de-Provence. Le nom de Nostredame lui vient de son grand-père juif, Guy de Gassonet qui choisit le nom de Pierre de Nostredame lors de sa conversion au catholicisme. Tour à tour apothicaire et médecin – sans toutefois être diplômé de l’université – ce n’est qu’en 1555, à 50 ans passés, que Michel de Nostredame publie, sous le nom de Nostradamus, ses prédictions perpétuelles – les fameuses Prophéties – qui lui vaudront une renommée immédiate. Apothéose de sa carrière, en 1564, Charles IX le nomme médecin et conseiller du roi, et le dote richement. Nostradamus meurt deux années plus tard, en 1566. En 1793, son tombeau de l’église des Cordeliers à Salon-de-Provence est profané par les révolutionnaires, et ses ossements dispersés.

 

GRAND TITRE


 

► Attentat de Strasbourg : vous avez dit complotisme ?

Hier sur CNews, le criminologue Xavier Raufer a fait part d’un certain nombre d’éléments troublants dans le déroulement de l’attentat

Mardi dernier, en début de matinée, quelques heures avant la fusillade, les gendarmes se présentent au domicile de Chérif Chekatt pour l’interpeller dans une affaire d’extorsion et de tentative d’homicide, mais il est absent. Xavier Raufer remarque que les gendarmes sont accompagnés de membres de la DGSI, la Direction générale de la sécurité intérieure, dont les champs d’investigation sont précisément la sécurité intérieure, ainsi que les intérêts fondamentaux de la Nation. Chekatt, simple délinquant ou criminel de droit commun, même multirécidiviste, ne saurait à priori intéresser la DGSI. Selon le criminologue, il fallait donc que la DGSI soit informée de faits précis sur une dangerosité particulière de l’individu, relevant d’un possible passage à l’acte terroriste.

Les enquêteurs se convaincront qu’ils ont vu juste, en découvrant un véritable arsenal au domicile de Chakatt

Pistolet 22 Long Rifle, grenade défensive, chargeurs, armes de poing… Un arsenal en effet amplement suffisant pour commettre un attentat. Les gendarmes font alors leur travail, continue M. Raufer, et diffusent sur le réseau informatique de la police et de la gendarmerie nationales une fiche signalétique de l’individu, accompagnée d’une photo, et soulignant son extrême dangerosité. A 19h30, ce même mardi, Chekatt se présente au pont du Corbeau, l’un des deux points d’accès principaux au centre de Strasbourg, où se déroule le marché de Noël. C’est sans aucune difficulté qu’il franchit le barrage de police, alors même que les policiers, alertés par leur hiérarchie et donc sur le qui-vive, sont censés vérifier les identités, et que ces mêmes policiers ont sur leur ordinateur, à côté d’eux, la photo de Chekatt. « Comment arrive-t-il à rentrer à l’intérieur de la ville ? » s’étonne Xavier Raufer, qui poursuit : « Et comment, [le lendemain soir], le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Laurent Nunez, peut-il mettre en doute la piste terroriste ? ». Et ce, malgré l’évidence des faits. Deux questions encore sans réponse…

Pour le gouvernement, c’est « Circulez, y a rien à voir ! »

Avant-hier, sur Europe1, Youssef Badr, porte-parole du ministère de la Justice, a assuré de son côté qu’il n’y avait eu, je cite « aucun dysfonctionnement de la justice dans le suivi de Chérif Chekatt ». Rappelons qu’à 29 ans, Chekatt faisait l’objet de 27 condamnations et de 67 signalements. Ce laxisme judiciaire, ainsi que la scénarisation irénique du réel opéré par des médias à la botte, exaspèrent les Français qui ont par ailleurs pu constater la sévérité de la répression policière qui frappent les Gilets jaunes. Le complotisme ambiant des réseaux sociaux n’est qu’un symptôme « populiste » lié à cette exaspération. Dans son livre « La France Interdite », Laurent Obertone montre que « les théories du complot les plus puissantes et les plus délirantes sont portées par les grands médias ».

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Plus de la moitié des radars routiers sont hors d’usage

Sur 3.200 radars, quelques 1.750 ont été la cible d’actes de vandalisme au cours des quatre dernières semaines. En 2017, les radars ont rapporté 1,01 milliard d’euros à l’Etat. Parallèlement, les dépenses de l’Etat pour l’entretien et l’exploitation du réseau routier national non concédé ne se sont élevées qu’à 673 millions d’euros. Quand le gouvernement affirme que les recettes liées aux radars servent à améliorer la sécurité de notre réseau routier, ce n’est donc qu’une demi-vérité. Peut mieux faire…

 

► Samedi dernier, l’Élysée s’était transformé en véritable camp retranché

Le 8 décembre dernier, pour l’acte IV des Gilets jaunes, redoutant que le palais présidentiel ne fut submergé par la marée jaune de la colère populaire, le chef de l’Etat n’avait pas lésiné sur sa propre sécurité. Selon une information publiée dans le Canard enchaîné, 500 gardes républicains du premier régiment d’infanterie, plus une petite centaine de policiers et de gendarmes du Groupe de sécurité de la présidence de la République s’étaient positionnés à l’intérieur du palais. Ils étaient équipés de lances à eau et de drones, tandis qu’à l’extérieur, un hélicoptère était prêt à exfiltrer le chef de l’État. Le palais présidentiel était isolé au centre d’un immense no man’s land, baptisé « bunker institutionnel », englobant le ministère de l’Intérieur, la place de la Concorde et l’Assemblée nationale. D’où sans doute le faciès très affecté affiché par le chef de l’Etat lors de son allocution de lundi dernier… On était en effet loin du provocateur « Qu’ils viennent me chercher ! », ou encore du « Je suis votre chef ! » asséné crânement aux militaires lors de l’affaire de Villiers. Ce même 8 décembre, atteint d’une subite fièvre conspirationniste, le président ordonnait une enquête de la DGSI concernant rien moins qu’une possible tentative de déstabilisation du pouvoir macronien par la Russie via les réseaux sociaux. Selon le Canard, le président de la République est en effet persuadé que la cause de tous ses malheurs n’est autre que l’affreux Poutine qui manipulerait dans l’ombre les Gilets jaunes…

 

► Les véhicules blindés utilisé dans les rues de Paris sont « hors d’âge »

Les fameux VRBG, les « véhicules blindés à roues de la gendarmerie » utilisés samedi 8 décembre dans la répression de la manifestation des Gilets jaunes – une grande première en matière de maintien de l’ordre – sont « hors d’âge » selon la Cour des comptes. Ils ont subi un simple ripolinage pour la circonstance, alors qu’une réfection sérieuse coûterait quelque 45 millions d’euros selon les grands comptables de la République…

 

► L’EuroGendFor a-t-elle été employée pour la première fois en France samedi dernier ?

La force de police européenne, dite aussi EuroGendFor ou EGF a été créée le 17 avril 2004 aux Pays-Bas. Elle est le premier corps militaire de l’Union européenne à caractère supra-national. L’EGF est composé de forces de police militarisées sous les ordres de l’UE, prêtes à intervenir dans des zones de crise, sous l’égide de l’OTAN, de l’ONU, de l’UE ou de coalitions formées ad hoc dans divers pays. L’EuroGendFor compterait à ce jour quelque 800 gendarmes ainsi qu’une réserve de 1.500 hommes. La question de l’utilisation de l’EGF le 8 décembre dernier – également une première dans le domaine du maintien de l’ordre en France – provient de témoignages de Gilets jaunes assurant que des groupes entiers de policiers ainsi que leurs chefs ne parlaient pas français. Affaire à suivre…

 

► Belloubet passe l’éponge

En avril dernier, un juge d’instruction antiterroriste omettait de demander le renouvellement de la détention provisoire d’un certain Oualid B., islamo-terroriste de son état. Alors que la garde des Sceaux avait parlé « dysfonctionnement grave », elle vient de décider de ne pas engager de poursuites disciplinaires à l’encontre du juge, considérant, qu’ « il s’agit d’un fait unique dans une carrière exemplaire ». En plein attentat de Strasbourg, – alors que le suspect a été abattu hier soir de manière assez fortuite dans le quartier ethnique de Neudorf –, cette mansuétude ne risque pas de réconcilier les Français avec leurs « élites ». Belloubet passe l’éponge, mais laisse aux Strasbourgeois le soin d’essuyer le sang des leurs…

 

► Tentative de récupération du mouvement des Gilets jaunes par l’extrême gauche

Une récupération sans vergogne, puisque lors de l’Acte I, le 24 novembre dernier, les responsables de la France insoumise n’ont eu de cesse d’insulter les Gilets jaunes, les traitant de « France moisie » et de « peste brune ». Mélenchon tente dorénavant de noyauter le mouvement par des revendications purement salariales. Une technique tout à fait classique donc, mais qui ignore la sociologie du mouvement. Les Gilets jaunes sont issus des classes moyennes et populaires blanches, la fameuse « France périphérique », selon le vocable popularisé par le géographe Christophe Guilluy. Une France que Marine Le Pen préfère quant à elle appeler, à juste raison, le « peuple central », à l’opposé de la « Nouvelle France » sur laquelle Mélenchon entend s’appuyer pour sa conquête du pouvoir, et qui est celle des banlieues de l’immigration ainsi qu’il l’a clairement affirmé le 18 novembre dernier à Épinay-sur-Seine. Inutile de dire que les représentants autoproclamés de cette « Nouvelle France » sont assez fraîchement accueillis sur les ronds-points. D’autant plus que le silence des Insoumis sur le désastreux pacte de Marrakech signe leur soumission au système aux yeux d’un « peuple central » qui semble avoir enfin saisi le lien entre sa paupérisation programmée et l’immigration de masse mise en place par ses « élites ».

 

► Tentative de récupération par LREM

Le mouvement macronien vient de commanditer un sondage qui montre qu’une liste Gilet jaune aux Européennes pourrait faire 12% des voix, essentiellement prises au Rassemblement national, et marginalement à LFI. Les dernières projections, sans liste Gilets jaunes, montrent le RN à 24%, LREM à 18%, Les Républicains à 11% et la France insoumise à 9%. Une liste Gilets jaunes pourraient donc ramener le score du Rassemblement national au-dessous de celui de LREM. Une aubaine pour cette dernière.

 

► Le chiffre du jour, c’est 31,5%

C’est le pourcentage des nouveau-nés, en 2017 et en France, ayant au moins un parent immigré. Un chiffre à comparer avec celui des immigrés dans la population française, soit 9%, officiellement. Conclusion, soit les immigrés sont plus nombreux que ce qu’en disent les statistiques gouvernementales, soit ils font beaucoup plus d’enfants que les Français. Vous avez dit grand remplacement ?

 

BRÈVE DU MONDE


 

► Accord de paix au Yémen

Cet accord, signé hier soir en Suède, pourrait mettre fin dans les prochains jours à une guerre qui dure depuis quatre ans, qui a déjà fait quelque 10.000 morts et menacent jusqu’à 20 millions de personnes de famine, selon l’ONU. Le conflit oppose les forces gouvernementales, soutenues par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite sunnite, et les combattants Houthis appuyés par l’Iran chiite. Les images de dévastation provoquées par les raids aériens de la coalition sunnite et celles de la crise humanitaire qui en est la conséquence, le tout aggravé par la récente affaire Kashoggi, ont convaincu Trump de la nécessité de contraindre son allié stratégique à accepter un règlement négocié du conflit. Histoire de bien enfoncer le clou, les sénateurs américains tant républicains que démocrates ont approuvé hier une résolution interdisant tout soutien militaire à l’Arabie saoudite dans la guerre au Yémen. Par mesure de rétorsion, le royaume wahhabite pourrait décider une baisse drastique de ses exportations de pétrole vers les Etats-Unis, provoquant mécaniquement une flambée des cours.

 

 

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