BULLETIN DE REINFORMATION DU 28 NOVEMBRE 2018

Patron d'émission   -  le 28 novembre 2018

Bulletin de réinformation proposé par Carl Hubert, Charles Sornac et Noël Petit avec la contribution de Fabrice Pelo et d’Adrien Dorat

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h

 

 

GRANDS TITRES


 

► Face à la colère du pays réel, le président Macron promeut une écologie « populaire »

Hier, Emmanuel Macron a prononcé un grand discours sur la transition énergétique, très attendu par les médias et les Gilets jaunes.

Ce discours fixe les orientations énergétiques pour les dix ans à venir.

Pour donner un caractère collaboratif et démocratique à ces mesures, Emmanuel Macron a d’abord annoncé la tenue d’une grande concertation, « un débat national inscrit dans les territoires », dont la forme est encore floue. Dans le même temps, il annonce la création d’un Haut conseil pour le climat : un groupe « d’experts » chargés de protéger et diffuser des faits indiscutables sur les questions énergétiques.

Le président de la République a confirmé sa volonté de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique français, sans vouloir en sortir.

Ainsi, à horizon 2035, seule la moitié de l’électricité française devra être produite grâce au nucléaire, contre plus de 70% aujourd’hui, la France étant deuxième producteur mondial. Pour ce faire, 14 réacteurs seront arrêtés d’ici 2035, dont les deux de Fessenheim dès 2020. En parallèle, le parc éolien sera multiplié par trois, et le photovoltaïque par cinq. 71 milliards d’euros seront investis en soutien aux énergies renouvelables. Enfin, toutes les centrales à charbon seront fermées d’ici la fin du quinquennat.

Ces mesures risquent d’augmenter le coût de production de l’électricité et le tarif de la CSPE, taxe qui finance l’énergie dite verte…

Enfin, pour répondre aux Gilets jaunes, Emmanuel Macron propose une adaptation de la hausse des taxes à l’évolution des prix mondiaux du pétrole : les tarifs de TICPE pourraient être ajustés tous les trois mois. Toutefois, cette idée de modulation des taxes n’est encore qu’une esquisse, aucun chiffre n’ayant été avancé.

Dès lors, les Gilets jaunes vont sans doute continuer à se faire entendre.

 

► La mobilisation des Gilets jaunes révèle un état pré-insurrectionnel de la France périphérique

Depuis une dizaine de jours, près de 300.000 Français ont revêtu leur gilet jaune pour descendre dans la rue et organiser 2.000 barrages partout dans le pays. Demandons-nous ce matin qui sont ces Gilets Jaunes autant conspués par le système qu’ils sont massivement soutenus par les Français.

Il s’agit de ce que le géographe Christophe Guilluy a nommé « la France périphérique ».

A bien regarder les rassemblements de Gilets Jaunes, on observe une population massivement blanche et provinciale. Ces Français chassés dans les périphéries des villes par la hausse du coût de la vie dans les centres villes et par l’immigration des banlieues.

Les Gilets Jaunes sont les Français délaissés par les institutions. La nouvelle taxe sur le carburant a cristallisé le ras-le-bol fiscal. Cette politique fiscale dont les Gilets Jaunes voient le bénéfice leur échapper pour le profit des banlieues de l’immigration.

On constate une structure déconcertante, puisque ce mouvement spontané ne met pas en avant de représentant officiel.

Cette configuration affole l’autorité publique qui n’a pas d’interlocuteur classique. C’est une force car le pouvoir ne peut pas intimider de groupe clairement identifié ou soudoyer des syndicats pour saper le mouvement. Les Gilets Jaunes possèdent aussi une capacité de mobilisation très forte et sans avoir de consigne à respecter.

Cependant, ce défaut de représentation ne permet pas de porter des revendications claires. Le mouvement risque de s’essouffler si les manifestants ne sont pas capables de se structurer, à l’image du parti italien « 5 étoiles », créé à la suite d’une journée de colère.

De leur côté, les autorités publiques laissent transparaître leur affolement par un recours à la désinformation, au mensonge et à la menace.

Une enquête de Valeurs Actuelles révèle que Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, était informé par les forces de l’ordre, sur le terrain, que les casseurs, sur les Champs-Élysées, étaient des bandes d’extrême-gauche, toujours plus violentes et impunies. Mais le ministre a préféré désigner ce qu’il appelle « l’ultra-droite » et son préfet de police a agité le spectre d’une dissolution !

 

► Le président Porochenko poursuit une stratégie de la tension contre la Russie

Comme l’a évoqué le bulletin d’hier, trois navires de guerre ukrainiens ont été arrêtés par la marine russe samedi dernier en mer d’Azov.

Selon Xavier Moreau, dans une entrevue à RT France, cet incident naval est une provocation ukrainienne.

De fait, les Ukrainiens n’ignorent pas que les Russes ont annexé la Crimée et considèrent le détroit de Kertch – qui relie la mer Noire à la mer intérieure d’Azov – comme étant dans leurs eaux territoriales. Certes, on peut parfois juger excessives les restrictions posées par les Russes à l’accès aux bâtiments marchands. En revanche, il est évident en droit et en pratique qu’un bâtiment militaire ne peut passer par ce détroit sans l’autorisation de Moscou. Même si l’on conteste l’annexion de la Crimée, un traité de 2003 entre Kiev et Moscou stipule que l’entrée de navires militaires dans la mer d’Azov doit se faire par consentement mutuel entre les deux Etats.

La provocation ukrainienne a cependant tourné à l’humiliation.

Sans faire aucun mort, la marine russe a pris possession des trois navires et de leurs équipages. Une escarmouche à restituer dans un contexte plus large, car la politique de la tension menée par le président ukrainien Porochenko ne s’arrête pas à la mer d’Azov. Ces derniers jours, l’armée loyaliste a intensifié ses bombardements sur les zones séparatistes.

Pourquoi l’Etat ukrainien prendrait-il l’initiative d’envenimer la situation, alors que la situation ne lui semble pas favorable sur le terrain ?

Sans doute pour des raisons de politique intérieure. En mars prochain, les Ukrainiens éliront leur nouveau président de la République. Or le président Porochenko est à moins de 10% dans les sondages. Lui et ses proches pourraient donc chercher à différer les élections, à la faveur d’un conflit ouvert avec la Russie. Il reste à ses alliés occidentaux, notamment les Etats-Unis, l’Allemagne et la France, à ne pas l’encourager dans cette politique.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Nos cotisations sociales vont financer le remboursement des préservatifs

À l’instar des médicaments génériques, une marque de préservatif accréditée par l’État va se voir rembourser dès le 10 décembre prochain, par la Sécurité Sociale, sur prescription médicale. Le ministre de la Santé, Agnès BUZYN, a fait cette annonce en insistant sur son objectif de permettre, notamment aux jeunes, de se protéger à moindre coût. Les critères de la prescription médicale n’ont pas été précisés. Le coût pour la sécurité sociale n’a pas davantage été évalué.

Hors toute considération morale, en première approche, cette mesure, certes moins efficace que l’abstinence et la fidélité, pourrait réduire tant le SIDA que le nombre d’avortements. Toutefois, la protection assurée par le préservatif n’est pas totale, raison pour laquelle Benoît XVI avait mis en garde contre la « fausse sécurité » que procure le préservatif, qui ne fait que rendre plus anodins les comportements sexuels à risque.

 

► Un haut fonctionnaire du Sénat suspecté d’espionnage pour la Corée du Nord

C’est une première dans l’histoire de la Ve République : des agents des renseignements français (DGSI) ont interpellé un haut fonctionnaire du Sénat dans le cadre d’une enquête pour « recueil et livraison d’informations à une puissance étrangère ». Benoît Quennedey, administrateur en poste à la direction de l’architecture, est accusé d’avoir cherché à délivrer des informations stratégiques à la Corée du Nord. Il était connu pour ses liens avec Pyongyang, où il s’est rendu plusieurs fois. Il présidait également une association d’amitié franco-coréenne. Il œuvrait à une meilleure connaissance du régime nord-coréen, et avait publié à cet effet un livre « La Corée du Nord, cette inconnue ». Ses proches et soutiens se disent très surpris et estiment qu’en l’état, les accusations relayées par la presse ne sont pas prouvées.

 

► Du rififi chez les Insoumis

Il n’aura échappé à personne que deux tendances existent au sein du mouvement de Jean-Luc Mélenchon. L’une prône le rassemblement des gauches, l’autre étant plutôt jugée républicaine, souverainiste et laïque. Deux candidats « exclus » des listes LFI pour les élections européennes, Djordje KUZMANOVIC et François COCQ appartiennent à la seconde tendance. Pour autant, la ligne de LFI n’est pas plus claire puisque, suite à la défaite dans l’élection partielle de l’Essonne de la candidate LFI, la ligne du rassemblement des gauches a subi un désaveu, y compris de la part de Mélenchon lui-même. Difficile d’y voir clair à ce stade.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► Le bobard de Chemnitz démonté par un média indépendant allemand

Il y a deux semaines, nous vous indiquions comment le chef du renseignement intérieur allemand avait été limogé pour avoir dénoncé le bobard des fausses chasses aux immigrés qui auraient eu lieu à Chemniz en Saxe, il y a trois mois. Le média indépendant allemand Tichys Einblick confirme qu’il ne s’agissait que d’un bobard. Le mensonge venait de la présentation biaisée d’une vidéo montrant une altercation verbale avec des immigrés. Or le journal a retrouvé l’auteur de cette vidéo : il s’agit d’une femme qui marchait en hommage à l’Allemand poignardé à mort par un Syrien et un Irakien. Or les manifestants pacifiques avaient été pris à partie par deux jeunes hommes d’origine arabe : ce sont ces agresseurs là que la vidéo montre en train de déguerpir, sans qu’aucune course-poursuite n’ait eu lieu. A notre connaissance, la chancelière Angela Merkel, qui avait exploité ce bobard, n’a pas fait son mea culpa.

 

► La Suisse ne sera pas présente à Marrakech pour signer le pacte mondial sur les migrations

Alors que le 10 octobre, le gouvernement suisse avait annoncé approuver le Pacte sur les migrations de l’ONU, il ne se rendra finalement pas à Marrakech les 10 et 11 décembre pour signer le texte.

Le Conseil fédéral suisse a écouté l’opposition manifestée par les commissions parlementaires qui ont voté pour les trois quarts contre l’adoption du pacte sans débat. Le Parlement pourra ainsi en débattre convenablement, avant une éventuelle signature à une date ultérieure.

Cette décision réjouit le parti populiste UDC qui espère que le texte de l’ONU serait soumis au peuple suisse, sous forme de référendum.

 

► Une frégate norvégienne coule après une collision avec un pétrolier

On apprend qu’un bâtiment de la marine norvégienne a percuté un pétrolier au large de Bergen, dans la nuit du 7 au 8 novembre. La frégate de 134m de long prenait part aux exercices « Trident » de l’OTAN.

On n’en sait guère plus, à ce jour, des causes de cet accident ayant nécessité l’évacuation complète de l’équipage. L’analyse radar révèle cependant que la frégate, qui a ignoré les alertes du pétrolier, se déplaçait à vive allure au moment du choc.

La marine norvégienne a ainsi perdu son plus grand bâtiment.

 

► Deux bébés génétiquement modifiés seraient nés en Chine

He JIANKUI, professeur au sein de l’Université de sciences et technologie du Sud, prétend avoir fait naître les premiers bébés génétiquement modifiés de l’histoire : deux jumelles dont l’ADN aurait été modifié pour les rendre résistantes au virus du sida. Cette annonce a soulevé de nombreuses critiques, tant sur le fond que sur la méthode, en Chine et dans le monde. La Commission nationale de la santé chinoise a annoncé avoir demandé aux autorités sanitaires d’ouvrir une enquête. Réalité ou bobard à l’instar de l’affaire du chaînon préhistorique manquant, il y a quelques années, affaire à suivre…

 

► La bonne nouvelle du jour est musicale

In Memoriam est de retour ! Après 15 ans d’absence, le groupe de rock identitaire français revient avec un nouvel album intitulé « Déjà Demain » ! Face à l’abîme qui menace notre monde, le groupe chante à nouveau l’enracinement pour porter bien haut l’étendard de la fierté européenne. Illustré d’un bateau évoquant la déferlante migratoire qui submerge l’Europe, la pochette affiche la couleur de l’identité européenne. Je cite le communiqué du groupe : « Entre l’exhortation au dépassement de soi, l’affirmation d’une indispensable solidarité européenne et le respect de la mémoire des anciens, In Memoriam délivre ici un message volontaire et optimiste au service des luttes pour la survie de nos peuples. »

Vous pouvez vous procurer cet album de 5 titres pour la modique somme de 10 euros sur le site in “memoriam-officiel.com”.

 

 

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