BULLETIN DE REINFORMATION DU 13 NOVEMBRE 2018

Patron d'émission   -  le 13 novembre 2018

Bulletin de réinformation proposé par Erika Gauthier et Solveig Grieg.

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00.

 

 

GRANDS TITRES


 

► À l’approche des manifestations du 17 novembre, le gouvernement revoit sa copie

Samedi prochain, 17 novembre, sont prévus partout en France des opérations de blocage en signe de manifestation contre la hausse des prix du carburants. En effet dans un pays où 70% de la population a besoin de sa voiture pour travailler, une telle hausse pèse lourd sur le budget des ménages. Sans compter que, rappelons-le, cette hausse concerne également le fioul. Le mouvement dénonce donc en premier lieu le racket des Français mais également la grande hypocrisie d’un gouvernement prétendant justifier ces taxations par la transition écologique alors que la seule et unique raison et de rapporter plus.

Qu’est-ce que ce mouvement des gilets jaunes a de particulier ?

Il n’a pas d’étiquette ! En effet, à l’instar du mouvement des bonnets rouges, aucun parti d’opposition n’a pris l’initiative du mouvement. À ceci près que cette fois, le mouvement touche la France entière. On entend même parler de « jacquerie ». Certaines grandes enseignes médiatiques comme le Monde ou Libération ont bien essayé d’y apposer une étiquette d’extrême droite mais sans succès : Macron se voit piégé devant le vrai peuple, impossible pour lui de diaboliser un opposant. Sa seule réaction jusqu’à aujourd’hui ? Il dit « assumer » ces mesures. Une déclaration largement interprétée comme suit : « je fais fi de vos revendications ». Il s’exprimera ce soir à 20h sur TF1.

Quelles mesures propose le gouvernement pour calmer la grogne populaire ?

Des aides multiples dont la nature varie aux gré des déclarations : Chèque énergie, prime à la conversion étendue, programmes d’accompagnement dans la transition etc. Pour ce qui est de la prime à la conversion, qui désigne des aides de l’Etat aux ménages pour faire évoluer le parc automobiles vers des véhicules moins polluants, cette mesure peine à trouver de la crédibilité devant les difficultés de mise en place de mesures plus anciennes telles que la prime à la casse. De plus, beaucoup y voient un prétexte à la consommation en faveur de l’automobile. Enfin, le mythe de la voiture électrique qui ne pollue pas s’ébranle. Nul n’ignore que leur production, beaucoup plus polluante qu’un véhicule classique, ainsi que le besoin accru d’électricité induit, contrebalancent totalement leur absence d’émission.

 

► La grève générale des enseignants n’a que peu mobilisé

Ce lundi 12 novembre était le jour choisi par les syndicats des personnels de l’Éducation nationale pour une grève qu’ils voulaient générale contre le gouvernement. Cet appel a été relayé par tous les syndicats, qu’ils concernent les enseignants du primaire ou du secondaire, du privé ou du public. Des manifestations avaient également été prévues dans la plupart des grandes villes de France. Les organisations syndicales ont lancé cet appel à la grève afin de protester contre le budget de l’Éducation nationale voté en assemblée plénière ce mardi.

Que prévoit ce budget ?

Celui-ci prévoit la suppression de 2650 postes dans le secondaire public, 550 dans le privé et 400 dans l’administration. À l’inverse 1800 postes seront créés dans le primaire. Cette redistribution faciliterait la mise en œuvre du dédoublement des classes de CP en zones prioritaires. Une partie des syndicats associés proteste également par la même occasion contre les réformes de l’enseignement professionnel et du lycée, annonçant plus largement s’opposer à « la casse du statut général de la fonction publique ».

Cet appel à la grève national n’a pas été un succès franc

En effet, selon les chiffres du ministère, il a été suivi par à peine plus d’un dixième des personnels de l’Éducation nationale. De même les manifestations n’ont réuni que quelques milliers de personnes dans les rues. Ces chiffres sont néanmoins contestés par les syndicats, certains parlant de près de 50% de grévistes dans le secondaire. Le ministre de l’Éducation a critiqué la surenchère des syndicats, rappelant que les élections professionnelles renouvelant ceux-ci avaient lieu dans trois semaines, ce qui pourrait expliquer cet allant soudain. Dans les faits, la multiplication des grèves et manifestations de ces derniers mois dessert sans doute la cause des principaux concernés et explique sans doute la faible mobilisation. Difficile de faire entendre sa voix au milieu des manifestations quasi hebdomadaires organisées par les syndicats à l’affût du moindre geste du gouvernement. Reste à voir si cette apparente opposition durera jusqu’aux élections européennes dont l’échéance approche.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Le fisc contrôlera désormais aussi à partir des réseaux sociaux

A la demande du président de la République, des contrôles pourront, dans les semaines à venir, se faire via les réseaux sociaux. C’est une nouveauté que le ministre de l’Action et des Comptes publics a annoncée sur le plateau de l’émission Capital de M6 : le fisc va désormais surveiller les réseaux sociaux pour identifier les fraudeurs. « Nous allons pouvoir mettre les réseaux sociaux dans la grande base de données […] c’est-à-dire la permissivité de constater que si vous vous faites prendre en photo de nombreuses fois avec une voiture de luxe alors que vous n’avez pas les moyens pour le faire, peut-être que c’est votre cousin ou votre copine qui vous l’a prêtée, ou peut-être pas. », a-t-il annoncé. En premier lieu, les comptes personnels seront examinés. Ces contrôles technologiques font partie des mesures de la loi contre la fraude fiscale, adoptée le 24 octobre dernier au Parlement. S’il ne prévoit aucun test de ce type, ce texte a créé un nouveau service à compétence nationale de police fiscale au sein de Bercy. Une police « 2.0 » disposant de nombreux pouvoirs (gardes à vue, filatures, écoutes téléphoniques, perquisitions…), sous l’autorité d’un magistrat. Gérald Darmanin n’a pas précisé si cette chasse numérique aux fraudeurs utiliserait des algorithmes ou des outils d’intelligence artificielle.

 

► Le train de vie luxueux des dirigeants de Force Ouvrière

Les notes de frais internes du syndicat Force Ouvrière publiées par « Aujourd’hui en France » sont faramineuses ! Hôtels, avions, loyers élevés…. En 2017, 13 membres de la direction ont fait passer des notes de frais d’un montant de presque 390.000 euros, toutes remboursées par le syndicat, c’est environ 30.000 euros par personne en une année ! L’enquête révèle aussi les salaires de ces dirigeants. Jean-Claude Mailly a perçu l’an dernier près de 8.400 euros bruts par mois. De leur côté, cinq cadres de Force Ouvrière ont touché un salaire d’environ 63.000 euros sans compter les primes. Ils n’ont pas souhaité réagir à cette révélation. En parallèle, FO a reçu de l’état 14,9 millions d’euros en 2017 issus de subventions publiques et d’une contribution des employeurs.

 

► A Orléans, un immigré clandestin arrêté après avoir tenté d’attaquer 4 passants à la machette

Un jeune homme de 20 ans a été déféré ce dimanche 11 novembre et placé en détention provisoire, en vue de sa comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d’Orléans, demain après-midi. Il lui est reproché de s’en être pris à un groupe de quatre personnes dans la nuit de vendredi à samedi dans le centre-ville d’Orléans. Au cours de cette altercation, le mis en cause se serait saisi d’une machette et aurait tenté de porter des coups au moyen de cette arme. C’est le plaquage réussi d’une des victimes qui a, semble-t-il, mis fin à cette agression qui s’est déroulée vers 4 heures du matin. L’agresseur se trouve en situation irrégulière…

 

► Bruno Castaner s’inquiète des « forts mouvements migratoires » à la frontière franco-espagnole

Les flux par lesquels arrivent les clandestins se déplacent, et cela semble inquiéter Bruno Castaner, le ministre de l’Intérieur, qui a déclaré : « Il y a des mouvements migratoires forts sur les Pyrénées, une montée en puissance sur les Pyrénées-Orientales. Ce qui est essentiel, c’est de travailler collectivement. Il y a ici une grande coopération des services espagnols et français », juste avant de se rendre en Espagne pour y rencontrer Fernando Grande-Marlaska, son homologue espagnol. Un plan de contrôle renforcé des frontières a été demandé au préfet. Sans donner de chiffres spécifiques pour les Pyrénées-Orientales, il déplore une hausse significative des migrants qui entrent en Europe via l’Espagne.

 

► Le 13 novembre 2015 : une nuit tristement mémorable

N’en déplaise à Fukuyama, l’Histoire ne s’est pas arrêtée à la chute du mur de Berlin, des événements récents nous l’ont rappelé. Il y a 3 ans jour pour jour avaient lieu à Paris les attaques terroristes menés par des commandos islamistes au Stade de France, dans le Xe et le XIe arrondissement ainsi qu’au Bataclan. Au terme de l’enfer se sont 129 cœurs qui ont cessé de battre dont 106 âmes françaises envolées. Nous pensons aussi au personnel de santé parisien qui s’est courageusement occupé de 354 blessés.

 

► Une épreuve du bac en breton non prise en compte

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education, s’oppose au fait que des élèves du lycée Diwan de Carhaix, dans le Finistère, passent leur bac de maths en breton. «Les lycéens des filières Diwan peuvent passer l’épreuve d’histoire et de géographie ainsi qu’une épreuve optionnelle en langue bretonne. Les autres épreuves du baccalauréat doivent être passées en français. » Ismaël Morvan, président de l’association Bak e Brezhoneg, déclare que « ce n’est pas logique de ne pas pouvoir passer les épreuves en breton alors que tout le programme scolaire est en breton ». Il souligne ensuite que « les Basques ont une dérogation pour passer les épreuves de mathématiques du bac en basque ». Parmi les élèves concernés, un n’a pas eu son bac.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► En Allemagne, Horst Seehofer annonce qu’il souhaite quitter la présidence de la CSU.

Emporté par la vague de renouvellement, après que la chancelière Angela Merkel a annoncé qu’elle ne se représenterait pas en décembre prochain, le ministre de l’Intérieur allemand, mais aussi dirigeant de la branche bavaroise du camp conservateur Horst Seehofer a annoncé son intention de démissionner de son poste de chef du parti lors d’une réunion interne à Munich, dimanche soir, selon le quotidien Süddeutsche Zeitung. Son départ pourrait apaiser les tensions au sein de la coalition gouvernementale allemande, Horst Seehofer ayant critiqué à maintes reprises la décision d’Angela Merkel d’accueillir des centaines de milliers de clandestins en Allemagne lors de la crise migratoire, amorcée en 2015.

 

► Un diplomate européen attaque Netanyahu

Selon le site Infos Israël News, un haut diplomate européen aurait attaqué le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu : « Nous donnons à Israël beaucoup plus que ce que nous en retirons, même en matière de renseignement. » Il ferait allusion aux actions du Premier ministre contre l’Union européenne. Selon lui, Benjamin Netanyahu commettrait une erreur en « tentant de démanteler l’union européenne » et ce en choisissant « les pays d’Europe de l’est où l’antisémitisme est en plein essor ». La réponse ne s’est pas fait attendre. Dimanche, à Paris, Netanyahu a déclaré qu’Israël « protégeait » l’Europe de la propagation du terrorisme islamiste et que le continent devrait donc être moins « hostile » à l’État juif.

 

► La phrase du jour nous vient de Vladimir Poutine

« Selon nos collègues occidentaux, un des principes fondamentaux de la démocratie est la liberté d’information. Pour moi, la création de différentes listes et de conseils pour décider quels médias sont bons et lesquels sont mauvais est absolument inadmissible. Cela n’a rien de commun avec la démocratie », a déclaré le président russe lors d’un entretien accordé au média RT France hier. Selon le chef d’État russe, le principe d’accès libre à l’information doit être respecté, et ce sont les lecteurs et spectateurs qui doivent différencier eux-mêmes la vérité du mensonge.

 

► La bonne nouvelle du jour

La Nouvelle Librairie, située au 11 rue Médicis, dans le quartier latin à Paris, accueillera mercredi 14 novembre Matthieu Falcone pour son premier roman, “Un Bon Samaritain”, aux éditions Gallimard. Dédicace autour d’un verre à partir de 18 heures.

 

 

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