BULLETIN DE REINFORMATION DU 7 NOVEMBRE 2018

Patron d'émission   -  le 7 novembre 2018

Bulletin de réinformation proposé par Pierre Spacesi et Jean Bernard avec la participation de Robert Scott et Joséphine Rivière

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

GRAND TITRE


 

► Les électeurs américains appelés aux urnes

Quels étaient les enjeux ?

Étaient en jeu cette nuit, 435 sièges à la Chambre des représentants et 35 sièges au Sénat, soit le tiers des mandats sénatoriaux, ainsi que 36 postes de gouverneur. 106 millions d’américains étaient appelés aux urnes.

Quels sont les résultats ?

Malgré une constance d’opinion favorable depuis deux ans jamais vue chez un président des États-Unis, ainsi que le soutien inébranlable de sa base électorale, Donald Trump a connu cette nuit, sans trop de surprise, le sort de tous les présidents américains à mi-mandat : la sanction électorale. Seul George W. Bush porté par une union nationale après le 11 septembre avait vu sa majorité augmenter dans les deux chambres.

Quelle est l’ampleur de cette sanction ?

Elle est en fait très limitée. On pourrait même dire match nul entre Démocrates et Républicains. Les Démocrates semblent avoir gagné d’une courte majorité la Chambre des représentants mais les Républicains consolident leur contrôle du Sénat, et remportent plusieurs postes clés de gouverneurs, notamment en Floride. Et la plupart des candidats, sénateurs et gouverneurs, que le président a soutenus sur le terrain, ont gagné.

Que peut-on envisager pour les deux années à venir avant l’élection présidentiel de 2020 en terme de campagne électorale ?

Pour la dernière ligne droite des élections de mi-mandat Donald Trump a choisi de mettre en avant la question migratoire plutôt que les bons résultats économiques d’une Amérique qui connaît le plein emploi. On peut donc supposer que Donald Trump continuera à débattre auprès de l’opinion américaine, de la submersion migratoire aux États-Unis.

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Une prison achète des consoles de jeux aux détenus.

La maison d’arrêt de Draguignan, dans le Var, a annoncé l’achat de PS4, des consoles de jeux pour les détenus. Outre le coût du matériel, de 300 à 400 euros pièce à ajouter aux manettes et aux jeux, son utilisation nécessitera d’abord l’installation du Wi-Fi dans l’établissement pénitentiaire. La décision agite en tout cas les surveillants pénitentiaires et est symptomatique du laxisme ambiant dans les prisons françaises, en dépit du mouvement de colère des gardiens de prison en janvier dernier.

 

► Une commune expérimente les uniformes à l’école.

L’idée paraissait pourtant bonne. Ce lundi, les enfants de l’école des Coudoux de Provins étaient censés effectuer leur rentrée scolaire en uniforme. Si la mesure a pu séduire sur le principe, la mise en pratique elle, risque bien de faire pschitt, eu égard à son caractère non contraignant. En effet, ce sont à peine 10 % des élèves qui ont effectivement revêtus l’habit proposé par la mairie. Les parents d’élèves déplorent par ailleurs une dépense supplémentaire dans un budget rentrée scolaire souvent chargé, même si des aménagements étaient possibles. Bref, malgré un lancement en demi-teinte, l’expérimentation a eu au moins le mérite de relancer le débat sur un dispositif plébiscité par les Français. En 2017, 63 % des Français étaient favorables à l’uniforme à l’école selon un sondage IFOP Valeurs Actuelles. 

 

► En Marche en « marche arrière toute »

Emmanuel Macron s’est prononcé pour la généralisation du chèque carburant (la somme ridicule de 20€/mois, sous conditions de ressources) pour les Français faisant plus de 30km par jour pour aller travailler. Autre reculade : face à l’opposition allemande, Bruno Le Maire a finalement accepté de reporter à mi-2020 la mise en œuvre de la directive de taxation des GAFA Google, Apple, Facebook et Amazon. Cette volonté allemande a pour objectif de laisser le temps à l’OCDE d’accoucher de principes fiscaux communs à l’égard de ceux-ci. Pour rappel, les États-Unis sont membres de l’OCDE…

 

► Le chiffre du jour

Selon le baromètre annuel d’opinion du ministère des Solidarités et de la Santé, un quart des ménages interrogés en 2015 craint de devenir pauvre dans les cinq ans. Cette inquiétude se diffuse aujourd’hui dans les classes moyennes. Cinq millions de personnes, soit 628 000 de plus qu’en 2006, vivent actuellement avec moins de 855 euros par mois (chiffres 2016), soit la moitié du revenu médian.

 

► La conférence des évêques de France toujours aussi immigrationniste

La conférence des évêques de France appelle les institutions à mieux prendre en compte le sort des mineurs migrants dans le nouveau numéro de « Documents Épiscopat », intitulé « Mineurs migrants, vulnérables et sans voix ». Ce document, indique le quotidien La Croix, est le fruit d’une journée d’étude menée par le Service national de la pastorale des migrants autour du défi de l’accompagnement de ces mineurs arrivés souvent seuls et livrés à eux-mêmes sur le territoire français. Le texte exhorte à un accompagnement spécifique de ces jeunes qui sont « une promesse d’avenir », selon le titre de l’édito de Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes, en charge de la pastorale des migrants.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► Selon le chef de la police allemande de Fribourg, pour éviter les viols, il faut arrêter de boire !

Bernhard Rotzinger, le chef de la police de Fribourg en Allemagne a une solution miracle contre les agressions sexuelles, et il n’a pas manqué d’en faire profiter ses concitoyens. À la suite du viol le 14 octobre d’une jeune Allemande par sept Syriens et un Allemand, le haut responsable a en effet cru bon de dispenser ses lumières dans le célèbre journal Le Spiegel, le 2 novembre. Selon lui, si le niveau de sécurité de la ville de Fribourg est stable, il appartiendrait aux Allemandes de se prémunir des viols en s’abstenant de consommer de l’alcool ou des drogues. En l’occurrence, pourtant, la seule erreur de la jeune victime était d’avoir bu un verre donné par un inconnu, et qui contenait sans doute des stupéfiants. Dans un état second, elle aurait ensuite été confrontée à ses agresseurs à la sortie de la discothèque.

 

► Cour suprême américaine : nouveau rebondissement dans l’affaire Kavanaugh

La commission judiciaire du Sénat a tout récemment rapporté qu’une femme qui a accusé le juge Brett Kavanaugh de la Cour suprême des États-Unis de l’avoir violée a admis avoir menti. Les raisons de son acte : elle était “furieuse” et voulait à tout prix éviter la confirmation du juge. La femme, Judy Munro-Leighton, a revendiqué la responsabilité d’une lettre, signée sous un pseudonyme, reçue en septembre par le sénateur démocrate Kamala Harris, membre du Comité, accusant Kavanaugh et un autre homme de l’avoir violée “plusieurs fois chacun” dans un véhicule. Pour rappel, Kavanaugh a finalement été confirmé par le Sénat américain le 6 octobre et le même jour, il est devenu juge à la Cour suprême.

 

► Le bras de fer continue sur le budget italien.

La réunion de l’Euro-groupe de lundi n’aura rien donné, alors que Bruxelles s’inquiète du déficit de 2,4 % du budget italien. En effet, si celui-ci est en deçà de la règle d’or des 3 %, il doit être rapporté à la dette italienne, l’une des plus importantes de l’Union européenne après la Grèce en pourcentage du PIB. Au terme de cette rencontre, l’Italie aura donc jusqu’au 13 novembre pour adopter un budget modifié sous peine d’encourir théoriquement les foudres de Bruxelles, c’est-à-dire des sanctions financières dans le cadre de la procédure de “déficits excessifs”.  Reste que si Giovanni Tria, ministre des Finances italien, a loué un dialogue constructif, il reste inflexible.  Matteo Salvini a de son côté appelé à une manifestation à Rome. À noter que la France, qui est elle-même sortie récemment de la procédure de déficit excessif, n’a en pratique jamais été sanctionnée financièrement.

 

► Irak : plusieurs charniers de l’État islamique exhumés

Chassé d’Irak, le groupe terroriste Daesh a laissé derrière lui des dizaines de fosses communes. Plus de 200 charniers ont été découverts. Une enquête internationale a été lancée, notamment pour aider les familles de disparus. Un rapport de la mission d’assistance en Irak et du bureau des droits de l’Homme de l’ONU, indique que ces 202 fosses communes mises au jour dans différentes provinces du nord et de l’ouest de l’Irak pourraient renfermer jusqu’à 12.000 corps. Et, poursuit le rapport, « il pourrait y en avoir beaucoup plus ». Certaines zones, en effet, sont inaccessibles car toujours minées ou sous la menace de cellules djihadistes clandestines. Dans la seule province de Ninive, où se trouve Mossoul, l’ancienne « capitale » de Daesh dans le nord de l’Irak, plus de 7.200 personnes sont toujours portées disparues, notamment les membres de la minorité yazidie, selon la Commission gouvernementale irakienne des droits de l’Homme.

 


 

► La phrase du jour

Hier, Sinead O’Connor, ou Shuhada Davitt, a suscité la polémique par un tweet dans lequel elle écrit « Je suis terriblement désolée. Ce que je vais dire est quelque chose de tellement raciste que je ne pensais pas que mon âme puisse le ressentir. Mais vraiment, je ne veux plus jamais passer de temps avec des gens Blancs (si c’est comme ça qu’on appelle les non-musulmans). Pas un instant, peu importe la raison ». Car dit-elle, « ils sont dégoûtants » ! Elle s’en est ensuite prise à Donald Trump et a accusé les citoyens américains d’être les complices de leur président.

 

► La question du jour

Faut-il dire bonhomme de neige ou personne de neige ? Il ne s’agit nullement là d’un canular. À l’approche de la saison hivernale en effet, c’est une question qui agite l’opinion publique, ou plutôt la média-sphère britannique ! À l’origine de la polémique : le programme pour enfant Cheebies dans lequel on entend une présentatrice parler de snowpeople à la place de snowman. On croit rêver…

 

► La bonne nouvelle du jour

C’est l’interdiction définitive des pesticides au metam sodium, produit phytosanitaire utilisé notamment par les maraîchers et les horticulteurs pour désinfecter les sols des champignons, insectes, vers et autres herbes folles.

 

 

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