BULLETIN DE REINFORMATION DU 18 OCTOBRE 2018

Patron d'émission   -  le 18 octobre 2018

Bulletin de réinformation proposé par Julien d’Estrago, Erika Gauthier et Arthur Van de Vater

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

 

GRANDS TITRES


 

► La banque nationale hongroise se prépare à une crise économique majeure

C’est la première fois depuis les années 1980 que la MNB, banque nationale de Hongrie, achète de l’or. En octobre 2018, le stock de métaux précieux de la banque centrale est passé de 3 à 32 tonnes, pour une valeur d’environ 1,24 milliard de dollars.

Il s’agit là de mesures préventives souhaitées par le Premier ministre Viktor Orbán contre une potentielle crise à venir.

Pour Gyula Pleschinger, membre du Conseil monétaire, après la crise économique mondiale de 2008, l’or est redevenu le principal moyen de sécuriser les ressources financières.

Pour le président de la banque nationale, « L’or est un moyen de sécurité, d’aversion pour le risque et de partage du risque, mais il renforce également la conscience nationale et constitue un outil de politique économique. »

La banque centrale hongroise a décidé d’augmenter le stock d’or du pays, conformément à la tendance internationale.

Le président de la MNB a souligné que, lors de l’examen de la stratégie de l’or, le Conseil monétaire a constaté qu’après la crise économique et financière mondiale, plusieurs grandes banques centrales du monde avaient augmenté et renforcé leurs stocks d’or. La Chine, la Russie et la Corée du Sud augmentent leurs réserves d’or.

La Roumanie possède depuis longtemps les plus grandes réserves d’or de la région. Au cours des derniers mois, la Pologne en a acheté une quantité importante. La proportion des réserves totales en Roumanie reste la plus importante dans le rôle de l’or, 10% dans le ratio de réserves, alors qu’en Hongrie, la proportion est de 4,4%.

 

► Brexit : la question irlandaise divise

Si les tractations ont bien avancé depuis le référendum du 24 juin 2016, une question est irrésolue pour le moment et pourrait occasionner une sortie de la Grande-Bretagne sans accord. C’est la question d’une frontière avec l’Irlande. En effet, lorsque Londres quittera l’Union Européenne, elle quittera aussi l’Union douanière. Ainsi, tous les échanges commerciaux seraient taxés au même titre que les produits américains et chinois.

Et c’est la frontière entre la République d’Irlande, membre de l’Union Européenne, et de l’Irlande du nord, membre du Royaume-Uni qui fait craindre aux diplomates un nouveau regain de tension.

En effet, pour pouvoir taxer les produits échangés, les autorités devront de part et d’autre installer une frontière surveillée par des forces de polices pour éviter la contrebande. Outre le fait que près du tiers des exportations de l’Irlande du Nord sont à destination de la République d’Irlande, le gouvernement britannique et les autorités européennes craignent un renouveau de tension entre les nationalistes catholiques, qui militaient pour la réunion de l’Irlande, et les unionistes protestants fidèles à Londres. L’accord du Vendredi saint, signé en 1998, et l’espace Schengen avaient mis fin à la guerre civile et aux tensions liées à la frontière, qui avait fait près de 3 500 morts.

Pour éviter une nouvelle crise, Bruxelles proposerait de laisser l’Ulster dans l’Union douanière

Mais à terme, cela pourrait éloigner Belfast de Londres, et donc donner ainsi raison aux nationalistes, résultat que Theresa May ne peut accepter. Le Premier ministre britannique préférerait étendre les avantages commerciaux à toute la Grande-Bretagne. Après cette annonce, le représentant européen Michel Barnier a proposé encore un an de tractations après le départ de Londres de l’Europe des 27 en mars 2019. Serait-ce une nouvelle façon pour les opposants au Brexit de reculer l’échéance, et une certaine mise en garde aux pays européens des difficultés rencontrées par le processus de sortie de l’union européenne ?

 

► Quand Monsanto triche pour faire accepter son Roundup

Sur les plus grands salons et foires agricoles européens, des hôtesses s’exprimaient aux noms de “groupes d’agriculteurs” qui se battaient pour l’autorisation du glyphosate. Elles étaient prêtes à répondre à toute interview des politiques ou de la presse. 

Mais aucun agriculteur européen n’était à l’origine ni ne soutenait ces groupes …

Nommés “Free to farm”, “liberta di cultivare” ou encore “Agriculture et liberté”, ils étaient fabriqués par une société de lobbying, basée en Irlande, et payée par Monsanto.

C’est Greenpeace qui a dévoilé cette mascarade.

Car la société de lobbying irlandaise “Red Flag Consulting” pour sa propre promotion se vantait d’avoir pu influer au plus haut niveau des décisions européennes, afin “de changer la position de cibles identifiées au sein du gouvernement français, mais aussi allemand, anglais, polonais, espagnol, néerlandais, italiens et roumains”

Outre les moyens irréguliers auxquels Monsanto n’hésite pas à avoir recours ceci traduit une fois de plus du conséquent pouvoir des groupes de lobbying auprès de nos dirigeants…

 

BRÈVES DE FRANCE


 

► Cyclistes, à vos portefeuilles !

Jamais en panne d’idées, le gouvernement a dégainé une nouvelle mesure phare à destination des cyclistes. Selon le site « Contexte » en effet, le nouveau projet de loi d’orientation des mobilités, LOM dans le jargon technique, prévoit une disposition qui semble aussi étonnante que saugrenue. Celle-ci consistera à obliger les adeptes du vélo à enregistrer leur “deux-roues” dans un fichier national et à présenter un “certificat de propriété ” lors des contrôles de police. En guise de plaque d’immatriculation et en contrepartie du certificat, un marquage physique sera apposé sur le cadre du vélo. Cette mesure apparaît dans l’article 18 de la proposition de loi relatif à la “lutte contre le vol des cycles”. Il n’a pourtant pas pu échapper au sein du ministère des transports que l’immatriculation des scooters n’empêchait pas qu’ils soient régulièrement volés. En revanche, la France étant championne des prélèvements obligatoires, il est à parier que cette “carte grise” ne sera pas gratuite…

 

► Signature du permis de construire d’un McDonald’s sur l’Île d’Oléron

Le maire de Dolus-d’Oléron, Grégory Gendre, a délivré le permis de construire mardi matin. Le bras de fer entre le maire écologiste et l’enseigne de fast-food durait depuis près de quatre ans. Le village de Dolus, sur l’île d’Oléron était devenu un symbole de résistance depuis que son jeune maire de 40 ans, avait refusé de signer un permis de construire à McDonald’s. Le tribunal de Poitiers avait annulé la décision de refus de la mairie d’accorder un permis de construire à l’enseigne. Et, chose rarissime, il avait enjoint à la commune d’accorder l’autorisation sous astreinte de 300 euros par jour ! Aujourd’hui, la commune aurait la possibilité de se pourvoir en cassation devant le Conseil d’État mais le maire ne s’est pas encore prononcé à ce sujet. Affaire à suivre !

 

► Un nouveau site de diffusion de l’islam radical prônant le djihad découvert près de Dunkerque

Mardi dernier, le préfet du Nord a ordonné la fermeture du centre chiite Zahra dans la ville de Grande-Synthe, près de Dunkerque, pour une durée de 6 mois. Il accuse le lieu de culte de contribuer à « la diffusion de l’islam radical chiite à l’échelle européenne ». Selon le préfet Michel Lalande, le lieu de culte diffuse « des messages légitimant ouvertement le djihad armé ». Il ajoute qu’il « se livre en permanence à une propagande », incite « à la haine, à la discrimination et à la violence ». En plus de diffuser le terrorisme islamique, le centre possédait des armes illégales.

 

► Disparition de Xavier Bonnet, tapissier et historien de l’art

La Tribune de l’Art a dressé un bel éloge à ce passionné du patrimoine, disparu la semaine dernière à seulement 48 ans. Xavier Bonnet avait une double compétence, chacune étant menée à son plus haut niveau. Il était tapissier, reçu compagnon du Devoir en 1993, profitant de son tour de France pour mener des recherches en archives sur les tapissiers du XVIIIe siècle. Il était aussi historien de l’art. En 2010-2011, il fut pensionnaire de la Villa Médicis. Le site de la Villa précise l’originalité de l’approche de Xavier Bonnet : « Fondée sur la pratique, la recherche et la transmission des connaissances, la singularité de l’approche de Xavier Bonnet consiste à établir un dialogue entre artisanat, restauration et histoire de l’art, et à pouvoir confronter ainsi les objets aux sources d’archives. ». Il travailla à la restauration de nombreuses garnitures de meubles, dans les musées français, mais aussi à l’étranger où sa compétence était largement reconnue.

 

NOUVELLES DU MONDE


 

► Démission de Staffan de Mistura, émissaire de l’ONU pour la Syrie

Troisième tenant du poste il est également le troisième démissionnaire après le départ fracassant de son prédécesseur. Sa direction fut marquée par le retour en force et le demi retour en grâce de Bachar el-Assad . Appuyé par la Russie et l’Iran, son travail contrastait avec le soutien de l’Occident à des factions rebelles toujours plus minoritaires. Avançant des motifs personnels, sa démission est teintée de résignation face à l’incapacité de l’ONU de participer véritablement au processus de paix en Syrie. Il se rendra en dernière action de son mandat à Damas, libérée par les forces loyalistes pour prendre part à la création du comité constitutionnel de la Syrie nouvelle et ce alors que la démilitarisation de la province d’Idlib se poursuit. L’ancien ministre des affaires étrangères italien est ainsi  la dernière expression en date de l’absence de réel pouvoir et influence des nations unis dans le cadre du processus de paix Syrien.

 

► Le chiffre du jour concerne le constructeur de voitures allemand Audi-Volkswagen

La marque aux quatre anneaux, appartenant au groupe Volkswagen, a accepté de payer une amende de 800 millions d’euros suite à la découverte que ses moteurs diesel étaient modifiés et truqués afin être commercialisés aux Etats-Unis. Audi ne fera pas appel de cette décision et plaide ainsi coupable. Si cette somme élevée impactera les bénéfices de la marque, mais aussi du groupe, Audi espère se rattraper avec le lancement de ses prochaines voitures, les nouvelles A1 et Q3.

 

► Des doutes sur le jour exact de la destruction de la ville de Pompéi

Il y a moins de deux mille ans, le 24 août 79, le Vésuve détruisait la prospère cité de Pompéi. Le 16 septembre dernier, des chercheurs annonçaient une découverte peu commune sur les chantiers de la ville antique : un graffiti, dans une maison, remettant en cause la date de la destruction de la cité, jusqu’alors au centre d’un débat entre historiens et archéologues. En effet, les historiens s’appuyaient sur un texte de Pline le Jeune évoquant la catastrophe « le neuvième jour avant les calendes de septembre », soit le 24 août. Le graffiti met fin au débat, puisqu’il révèle cette inscription : « XVI K NOV », soit « le seizième jour avant les calendes de novembre » autrement dit le 17 octobre. La ville n’a donc pas pu disparaître deux mois plus tôt. Les chercheurs semblent alors d’accord sur la date de la catastrophe, qui aurait donc eu lieu le 24 octobre 79.

 

► Harvard accusée de sous-noter les étudiants d’origine asiatique

L’université est soupçonnée de défavoriser les Asiatiques qui ont de meilleurs résultats académiques que les autres élèves mais qu’on ne retrouve pas dans les classements du campus. L’accusation a été portée devant les tribunaux ce lundi. L’université aurait appliqué la discrimination positive mise en place à la fin des années 60 pour augmenter la mixité…

 

► La bande Gaza toujours sous le feu des armes

Hier, une roquette originaire de Gaza a explosé dans un jardin de Beer-Sheva, petit ville proche de Tel-Aviv. Tsahal, l’armée israélienne, a immédiatement répliqué en abattant le tireur, et en bombardant une vingtaine de sites suspectés d’être des ateliers de fabrications d’armes explosives. La situation dans la Bande de Gaza, toujours sous blocus israélien, ne cesse de se détériorer, au point que certains observateurs de l’ONU auraient fait des propositions pour que le Hamas et Israël négocient un cessez-le-feu durable. Propositions qui sont restés lettres mortes de la part du gouvernement israélien mais aussi palestinien, qui refusent tous deux de négocier avec des terroristes.

 

 

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