BULLETIN DE REINFORMATION DU 15 SEPTEMBRE 2017

Écrit par : - le 15 septembre 2017

Bulletin de réinformation présenté par Olivier Marbot et Louis de Pointis, avec la participation de Maelis Chastenet, Maris Boisleconte et Cécile Vigier

Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00

 

Version texte (extraits)

Ephéméride

Le 15 février 1858, naissait à Strasbourg le petit Charles de Foucauld, promis à une grande destinée qui le mènera jusqu’à sa béatification, en 2005. Après une jeunesse tumultueuse et rebelle, Charles se distingue comme officier de cavalerie et comme explorateur brillant au Maroc, en Algérie et en Tunisie. Mais la recherche d’une aventure plus grande et plus absolue est née en lui. Bouleversé par sa confrontation avec l’islam, il renoue avec sa foi catholique et décide de se consacrer à Dieu. Après plusieurs années de recherche contemplative, il est ordonné prêtre et demande à retourner au Sahara pour apporter la présence eucharistique sur des terres qui ne l’ont jamais connue. Il mène là bas une vie de prière et édifie les Touaregs par son exemple. Assassiné dans son ermitage, le 1er décembre 1916, il est aussi connu sous le titre d’apôtre des Touaregs, invoqué pour la conversion des musulmans.

Grands sujets

Les migrants et le pape

Le 21 août dernier, le pape François publiait un message annuel pour la Journée mondiale des migrants. Il demandait des mesures concrètes visant à protéger juridiquement les migrants, avant leur départ, pendant leur trajet, à leur arrivée, en leur garantissant une protection sociale, une scolarité pour les plus jeunes, une retraite pour les plus anciens. Sans limite aucune, la vision du pape semblait faire parfaitement fi des frontières en ce qui concerne l’accueil de l’autre. Cela allait d’ailleurs très clairement avec la ligne du livre Politique et société. On y voit en effet le saint Saint Père se définir comme sans réelle culture. Et on y trouve l’idée que la sécurité personnelle doit toujours passer avant la sécurité nationale.

Cependant on semble observer un revirement ?

En effet, on ne peut pas dire que les propos du 4 août sont dans la ligne de ceux du 10 septembre. Lors d’un de ses habituels interview de retour de voyage, le pape a avancé deux idées :

La première est un appel à la prudence : Les « gouvernements », a affirmé le pape, doivent réguler avec « prudence » les accueils, selon leur capacité à « intégrer » de nouvelles populations. « Il ne suffit pas d’ouvrir son cœur », a t il lancé, mais un gouvernement doit se dire: « Je ne peux pas accepter un nombre plus important, car il y a danger de la non intégration ». On se souvient qu’en 2016, à son retour de Suède, il avait déjà justifié le principe d’une régulation.

La seconde idée, consiste à dire que l’Occident a la responsabilité « d’investir » en « Afrique » pour que ses habitants puissent vivre sur un continent en « croissance ». Ce qui revient à traiter, à la source, l’une des causes de l’immigration économique. C’est un des fondamentaux de l’enseignement social de l’Eglise. Mais François ne l’avait encore quasiment jamais utilisé, accusant plutôt l’Europe d’égoïsme.

L’école et le numérique

Casse tête pour les parents, premiers éducateurs des enfants, le numérique pose un réel problème dans les écoles. La mesure emblématique du programme de Macron : supprimer les téléphones portables dans les écoles pourrait bien voir le jour si on prend en considération les dires du ministre de l’Education. Blanquer disait en effet mercredi : “avec les principaux, les professeurs et les parents, nous, devons trouver le moyen de protéger nos élèves de la dispersion occasionnée par les écrans et les téléphones”. Il prend en exemple le Conseil des ministres, où les téléphones portables restent à l’entrée. “Il me semble que cela est faisable pour tout groupe humain”, a t il ajouté.

Cela ne va t il pas à l’encontre des récentes réformes du collège ?

Si. Cela fait plusieurs années que de plus en plus de classes sont équipées d’ordinateurs, de vidéo projecteurs et l’on cherche à faire l’école avec des tablettes. D’ailleurs, les professeurs sont obligés d’intégrer les TIC (technique de l’information et de la communication) dans leur cours, et ils font partie des compétences à acquérir à l’école. Cela semble offrir en effet des avantages de communication, puisque les élèves peuvent partager des documents en ligne, récupérer leur cours, etc.. Cela est aussi censé permettre aux élèves de mieux se rendre compte de la source d’information incroyable qui leur est donnée. Il est de bon ton d’affirmer comme Philippe Watrelot dans La Croix : « il faut saisir l’opportunité que représente cet outil pédagogique ». La vérité, c’est que ces avantages sont bien minces par rapport aux dangers apportés par cet outil numérique.

Blanquer invoque deux raisons majeures, protéger et limiter la dispersion, que peut on comprendre par là ?

Le numérique dans les écoles a apporté aussi de nouveaux dangers : hausse du harcèlement, pornographie… C’est contre cela d’abord qu’il faut absolument protéger les élèves. Mais l’autre risque, la dissipation, n’est pas le moindre. Chez les plus petits, l’usage du numérique atrophie les capacités à se situer dans le temps et l’espace, le rapport au réel est totalement changé, dénaturé. Pour les plus grands, l’usage d’Internet même en cours leur enlève une de leurs dernières chances d’appréhender le monde autrement qu’à travers une succession d’onglets superposés. Cela les enferme dans le superficiel. Cela leur enlève la possibilité d’essayer et d’apprécier la lecture lente, réfléchie, qui seule peut permettre d’acquérir une vraie culture, et par là de devenir des hommes libres, capables de prendre du recul par rapport aux préjugés de leur époque.

Ils n’ont que trop accès aux nouvelles technologies à la maison, l’école doit leur apporter autre chose.

Pensez vous que cette mesure sera mise en application ?

Si on regarde la déclaration du ministre, il apparaît que cette sortie permet juste de remettre d’actualité cette promesse du président. Cependant, il convient de préciser que l’essentiel de son discours est plus centré sur la mise en place d’une cellule concernant la laïcité au sein de l’éducation nationale.

Brèves françaises

La justice française refuse un prénom breton

Le tribunal de grande instance de Quimper a rendu sa décision mercredi : le petit Fañch, né le 11 mai dernier et dont le prénom s’écrit avec un tilde sur le N, devra s’appeler Fanch. Sans tilde. Le tribunal estime en effet que le tilde est incompatible avec la loi française et qu’il n’est pas reconnu par la langue française. Les parents argumentent de leur côté que ce prénom d’origine bretonne fut déjà légalement porté, notamment par deux écrivains: Fañch Peru et Fañch Broudig. De plus, cette lettre était fréquemment employée dans les textes médiévaux français, et en particulier dans l’ordonnance de Villers Cotterêt promulguée par François Ier, en 1539, qui imposait le français comme langue des actes de justice. Les parents envisagent donc des recours, soutenus par la mairie de Quimper dans leur combat contre l’ignorance des administrations.

La PMA fait débat

Emmanuel Macron l’avait promis dans son programme, et pourtant personne ne semblait croire qu’il oserait vraiment relancer cet épineux débat de société. Mercredi matin, la ministre de l’égalité Marlène Schiappa a annoncé la légalisation prochaine de la PMA pour les femmes seules ou les couples de femmes, probablement en 2018 avec la révision de la loi bioéthique. « C’est une question de justice sociale » affirme t elle. Nombre de voix s’élèvent déjà contre ce projet qui marchandise l’enfant, uniquement considéré comme un droit pour toutes les femmes. Quelques uns ne manquent pas de rappeler aussi avec ironie ou amertume les convictions fermes proclamées par Edouard Philippe, en février 2013, lors des débats autour du mariage pour tous : « nous nous opposerons résolument à la PMA pour les couples homosexuels féminins, et à la GPA qui, au nom de l’égalité, ne manquera pas d’être réclamée par la suite ».

Des changements dans l’Opération sentinelle

Face à la surexploitation des militaires dans une mission peu intéressante, et pour limiter les dépenses, des changements sont prévus pour cette opération qui mobilise chaque jour 7 000 soldats sur le territoire français. Comme dit le général Bosser : « En 2016, plus de 15 000  hommes   certains payés à hauteur du smic   ont passé plus de 150 jours en dehors de leur garnison ».

Le premier point sera donc de proportionner davantage les forces militaires à la menace, les hommes seront donc mobilisés seulement quelques jours lors d’un événement, puis les effectifs seront immédiatement réduits. Cette mesure permettra de plus de rompre davantage la routine.

Une autre nouveauté sera dans les rapports. « L’objectif sera de répartir les effectifs dans une logique d’anticipation et de planification », dit on dans l’entourage de Florence Parly.

Cette mesure entraine nécessairement une plus grande communication entre le politique et le militaire, le préfet préviendra l’armée qu’il souhaite une meilleure protection en vue d’un événement, et l’armée enverra le nombre d’hommes qu’elle jugera bon.

Brèves internationales

Une armée aux portes de l’Europe

Bien que l’armée russe organise tous les ans à cette période des exercices d’ampleur dans une région différente de Russie, la proximité de cet exercice n’a pas manqué d’effrayer la Lituanie et la Pologne. Ces derniers affirment que près de 100 000 militaires russes sont déployés contre leur frontière. Alors que pour le ministre britannique de la Défense Michael Fallon, les manœuvres russes « sont désignés pour nous provoquer, pour tester nos défenses et c’est pour cela que nous devons être forts », l’OTAN, par la voix de son secrétaire Jens Stoltenberg, reconnaît qu’il n’y a pas de « menace imminente ».

La Russie, a déclaré de son côté que ces exercices Zapad 2017 ne déployaient que 12 700 soldats. Ce chiffre ne représenterait vraiment pas grand chose par rapport à la puissance de son armée. On peut noter que pendant ce temps, se déroulent, des exercices en Ukraine impliquant l’armée américaine et aussi des manœuvres en Suède mobilisant près de 19 000 soldats et simulant une attaque fictive venue d’un « opposant plus grand et sophistiqué ».

Trump en Floride

Après le déplacement de Macron à Saint Martin, c’est au tour du président des Etats Unis de se déplacer sur les traces du cyclone Irma. Alors que la presse française critiquait ce matin le fait que Trump n’était toujours pas venu rendre visite à la population sinistrée, il a visité aujourd’hui la Floride. Après une réunion sur les secours mis en oeuvre, le président a survolé en hélicoptère les terres inondées et les maisons aux toits envolés jusqu’à Naples. Accompagné de son épouse Melania et du vice président Mike Pence, il a parcouru quelques rues de la ville et rencontré les habitants, se pliant avec plaisir à des séances de selfies. Ils ont participé avec des volontaires à la distribution des vivres   sandwiches, fruits, eau minérale   aux sinistrés.

Il est à noter que la gestion de crise par l’administration Trump est reconnue par la population puisque la courbe de popularité du président repart à la hausse !

La phrase du jour

On le connaissait pour ces bons mots, mais on ne l’attendait cependant pas là. Il nous avait habitués à une certaine humilité en se voulant le « président normal », il nous avait appris aussi à voir ses faiblesses en publiant un livre, il avait semblé sage, en décidant de ne pas se présenter pour l’élection de 2017. Peut être a t il été grisé par les quatre interviews données en à peine plus de 24 h à à RTL, RFI, 20 Minutes et le HuffPost, ou serait ce la joie de voir son passage à l’Elysée sanctionnée par une bonne nouvelle : les JO de 2024. Peu importe la raison, c’est au président sortant que nous devons aujourd’hui la phrase du jour : « Je dois accepter de ne pas être président de la République à vie » a t il dit pour mettre en avant la place prépondérante qu’il a eue dans ce dossier.

La bonne nouvelle du jour

…tient en cinq mots : “je cours pour la vie”! Ce slogan qui agite d’ores et déjà les réseaux sociaux soutient une belle initiative, lancée cette semaine, à l’occasion de l’ouverture des inscriptions au semi marathon de Paris. Lors de cette fameuse course annuelle, le 4 mars prochain, des jeunes courront les 21 km aux couleurs de la fondation Jérôme Lejeune pour soutenir son combat contre l’avortement, et contre l’eugénisme. But de l’opération : récolter des fonds pour l’association et à sensibiliser l’opinion à sa cause. Pour grossir leurs rangs, il suffit de s’inscrire d’ici trois mois à la course en individuel, puis de transmettre son inscription à l’adresse mail suivante : contact@courirpourlavie.fr. A en croire le nombre de dossards publiés sous cette bannière sur Facebook et Twitter, la mobilisation est déjà bien lancée !

 
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