Communiqué : à Radio Courtoisie, Gilles-Éric Séralini, auteur d’une étude controversée sur les OGM, réclame la publication des données qui ont permis leur autorisation

Écrit par : - le 24 novembre 2012

Gilles-Éric Séralini, auteur d’une étude controversée sur les OGM,
réclame la publication des données qui ont permis leur autorisation
À Radio Courtoisie, le 23 novembre, le professeur de biologie moléculaire Gilles-Éric Séralini, auteur d’une étude sur les organismes génétiquement modifiés qui a fait grand bruit, répondait à ses détracteurs.

Réclamant la transparence des autorisations de mise sur le marché, le Pr Séralini a déclaré qu’il allait remettre ses propres données d’expérience à un huissier pour qu’il lève leur confidentialité « lorsque les industriels ou les agences auront rendu publiques les données sur lesquelles ils statuent » pour conclure à l’absence de nocivité des produits.

À Radio Courtoisie, la radio libre du pays réel et de la francophonie, le Pr Paul Deheuvels, de l’Académie des sciences, recevait le vendredi 23 novembre 2012, dans le Libre Journal des sciences et des techniques, le Pr Gilles-Eric Séralini, le Pr Dominique Belpomme et le chercheur Robin Mesnage pour une émission sur les dangers des organismes génétiquement modifiés.

Gilles-Eric Séralini est d’abord revenu sur le protocole de l’expérience qu’il a menée. Elle consistait à observer les effets sur les mammifères d’un maïs génétiquement modifié pour résister aux herbicides, et notamment au Roundup.

En tant que statisticien, le Pr Deheuvels a rappelé le caractère innovant du travail du Pr Séralini : « Il présente l’intérêt d’avoir étudié un très grand nombre de marqueurs pour une durée de deux ans, alors que pratiquement toutes les autres études avaient lieu sur une durée de quatre-vingt-dix jours ».

Le Pr Séralini s’est défendu d’avoir orienté les résultats de son étude, notamment par le choix de la souche des rats. « C’est celle qui est recommandée par le National Toxicology Program, a-t-il précisé. Il faut une source suffisamment sensible aux pathologies humaines pour qu’on puisse étudier les risques de toxicologie à long terme ».

Il a aussi revendiqué son indépendance et la transparence des financements qu’il a reçus. « Nous avons indiqué tous les noms des donateurs », a-t-il expliqué. Il a ajouté que le CRIIGEN, qu’il dirige, « n’est pas du tout anti-OGM ».

Gilles-Eric Séralini juge sévèrement ses détracteurs, qu’il s’agisse des industriels ou encore des scientifiques qui ont contrôlé les semences et les produits phytosanitaires. Il leur reproche notamment de ne pas publier les résultats détaillés de leurs études. Il a donc décidé de faire pression pour qu’ils rendent leurs données publiques. Il a annoncé qu’il allait remettre ses propres données à un huissier qui lèvera leur confidentialité « lorsque les industriels ou les agences auront rendu publiques les données sur lesquelles ils statuent » pour conclure à l’absence de nocivité des produits. « De cette manière, les scientifiques pourront comparer les données qui ont dit “ce produit est inoffensif” et celles qui ont dit “ce produit est sans doute dangereux” », a-t-il conclu.

Écouter le Libre Journal des sciences et des techniques du 23 novembre 2012 : cliquez ici.


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